Cliquez sur la barre et utilisez les flèches du clavier ou scroll afin de faire défiler

News

24/05/2017 — Event Cb du 03/06 au 05/06 ICI ~
25/02/2017 — Rang Brigade fermé, sauf prédéfinis !
15/02/2017 — Nouveau thème !
15/02/2017 — Modifications annexes / règlement.
15/02/2017 — Réorganisation des lieux !
05/02/2017 — Lancement d'event St Valentin Ici

Top Site

Effectifs

8 Humains B.| 7 Humains N.| 8 Humains M.| 10 Hybrides D.| 17 Hybrides N.| 9 Hybrides S.

Prédéfinis Importants

Shout box Invités ↓

©linus pour Epicode
Déroule-moi



 

 :: 
Londres
 :: Quartier Sud :: Les résidences :: ► Zara Pacifica Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

In my city I'm a young god ▬ Douglas Lanteen [Scènes suggestives]

avatar
Zara Pacifica
Humain Neutre
Féminin
Messages : 93
Date d'inscription : 07/12/2015
Voir le profil de l'utilisateur
Ven 17 Mar - 1:20
In my city I'm a young god

Aujourd'hui était un grand jour. L'un des plus beaux de ma vie. Non, je ne suis pas enceinte et non je ne me fiance pas. Il ne faut pas abuser non plus. J'allais faire mon premier clip à Londres. Et oui mes amours, d'ordinaire mes clips, je les fais en Amérique. Cette fois-ci j'avais décidée de pousser mon manager à faire mon clip ici, là où je vivais depuis presque trois ans à présent. J'en avais décidé ainsi. Le voyage était plutôt long et puis, les fans étaient insupportables. Ce n'est pas que je ne les aime pas, mais donner autant d'importance à autant de monde d'un seul coup lorsque l'on est pressé, c'est assez.. Barbant. Faire mon clip en Amérique vous également dire retrouver la famille. Encore plus barbant que les fans. D'un côté mon père qui était toujours derrière moi à me donner des conseils pour que je réussisse mieux les choses, de l'autre ma mère qui pleurait à chaque fois que je venais, me forçant à me goinfrer de gâteaux et de plats succulents. Et bien, heureusement que je ne les voyais pas tous les jours. Je serai devenu une goinfre dépressive.

Finalement, c'est donc à Londres que je ferais mon clip! Mais, où le faire? Je n'ai nulle part où le faire. En Amérique c'est facile, je peux le faire un petit peu de partout, dans les rues, dans des parkings souterrains, etc. Mais cette fois-ci je ne voulais pas un clip dans ce genre-là. Je voulais quelque chose de plus sombre, avec un simple arrière plan de couleur noire et jouer sur de la fumée et des effets de couleurs. Il n'y avait pas besoin de lieux pour faire ça. C'était donc facile de deviner où j'allais finalement le faire. Bah oui, chez moi bien sûr. C'était une idée géniale. Je suis dans mon environnement, mon petit chez moi.

On avait pris la matinée à tout installer. Il fallait d'abord débarrasser le salon pour faire de la place. Il fallait également installer tout le matériel, mettre certains accessoires que j'avais demandée tel qu'une table avec des chaises assortit, un lit, des miroirs, un trône et une baignoire. Il fallait par la suite positionner de grandes planches en bois contre les baies vitrés pour ne pas avoir de soleil du tout. Oui, je voulais que mon clip soit dans le noir et le blanc. Un fond noir puis un fond blanc, on verra par la suite avec les montages ainsi que les effets de lumières. J'avais hâte de commencer. Le fait de le faire chez moi était plutôt sympathique. Sa rendait les choses plutôt familiales. AU lieu de tous se retrouver dans sa propre loge, on pouvait tous sortir boire un coup sur la terrasse ou bien dans la cuisine. C'était convivial.

Le salon était prêt. Franchement, c'était du bon travail. Il n'y avait plus aucun de mes meubles dans la pièce, ils étaient tous dans mon garage. Il y avait pratiquement une trentaine de personnes présentes avec moi. Mon manager et toute son équipe (son, effet, lumière, etc), trois cameramans, quatre maquilleuses, deux coiffeurs et une dizaine de danseurs. En plus de cela il y avait quelques petits animaux tels que deux dobermans, deux rottweilers, un dog allemand et un staff américain, ainsi qu'un magnifique python royale. Voilà, j'avais tout ce qu'il me fallait sous la main. La journée commençait vraiment bien!

Le temps passait lentement. L'équipe devait encore faire quelques modifications avant que l'on ne commence. Il fallait également prévenir mon Label. Ils sont très contents du résultat je pense. En attendant j'étais dans la cuisine. Cette dernière avait également été modifiée pour le travail des maquilleuses et des coiffeurs. Je ne reconnaissais même plus ma maison, mais c'était amusant. Je n'avais qu'une hâte, c'était de commencer. Mais il fallait d'abord se préparer. Je faisais confiance à la petite équipe. Les deux maquilleuses étaient deux amies d'Amérique. Elles étaient présentes dans mes débuts et elles seront toujours présentes. Je connaissais certains danseurs. Tous des collègues à mon frère.

D'ailleurs, j'espère qu'il n'est pas trop fâché celui-là. Après la dispute que nous avons eut ce matin dès six heures.. Il est vrai que je n'ai pas été très sympathique avec lui. Le pauvre, il a dû faire le voyage jusqu'à Londres pour repartir directement après. Je pensais pourtant avoir été claire en invitant seulement certains danseurs. Je ne pensais pas qu'il penserait que j'ai oubliée de lui envoyer un message. Quel idiot, il me fait passer pour la méchante après. Je ne vais pas tout le temps l'inviter pour être l'un de mes danseurs. Il essaye toujours de me mettre dans son ombre. Il n'a toujours pas compris que c'est à lui de marcher derrière moi. Tant pis. Il ne fera pas parti de ma troupe, pour une fois. Ça m'enlevait un poids de mes épaules.

Ça fait du bien de se faire chouchouter. J'avais une amie qui me faisait une merveilleuse manucure d'un côté et de l'autre un coiffeur qui s'occupait de ma tignasse pour me faire ma première coiffure. Oui, chaque tenue avait sa propre coiffure ainsi que son propre maquillage. Je n'avais tout de même pas à porter la même tenue pendant tout le long du clip tout de même. En sachant que je ne resterais pas figer devant la caméra. Il y avait six scènes et six tenues.

▬ La première était un simple body noir plutôt sexy, ouvert un petit peu de partout avec une jupe assez extravagante. La coiffure sera sublime. Mon coiffeur me mettra des extensions de couleur blanche pour me faire deux grosses tresses africaines (clique). Pour cette tenue, la scène sera dans un fond blanc puisque je porterais du noir. Je serai simplement assise sur un trône de reine, avec deux dobermans, l'un à ma droite, l'autre à ma gauche.

Pour la deuxième tenue, ce sera une sublime robe-body. Je vous explique, un petit body blanc tout ce qu'il y a de plus banale, avec par-dessus une robe légèrement courte transparente et à paillette. La coiffure sera des plus simples, un beau lissage (clique). Enfin, espérons qu'il tienne puisque cette scène se fera entourer de miroir ainsi que de petites guirlandes en perles accompagner d'une légère pluie dans un fond noir avec de petits jeux de lumière. C'est beau n'est-ce pas?

La suite? Une combinaison noire très sexy, laissant même apparaître une moitié du ventre et les jambes. La chevelure sera une fois de plus très simple. Cette fois-ci ce sera une perruque avec les racines noires avec un balayage blanc, une couette pour agrémenter le tout (clique). Cette scène, je l'attends énormément. Je serai assise à une table, devant à bon repas gastronomique, entourer de mes convives, des chiens. Ils seront tous assit à ma table comme s'ils étaient mes invités. À nos pieds, il y aura les danseurs à quatre pattes, en train de boire dans une gamelle d'eau ou bien de ce chamailler un os. Cette scène sera la meilleure. Montrant qu'au final les hommes sont pires que des chiens. Même l'animal à plus de cœur que l'homme.

Pour la prochaine scène, ce sera dans une baignoire remplit d'eau et de mousse, débordant même sur le sol. Heureusement que ce ne sera pas le sol de mon salon, mais bien un grand tapis blanc en fourrure. Je serai accompagnée d'un danseur, je ne sais pas encore lequel et bien sûr, je lui ferais la misère. Je serai vêtue d'une lingerie banale. Une belle culotte et un haut très court, laissant apparaître les épaules. Pour ce qui est de la coiffure, je garderais mes extensions que j'avais dès la première scène (oui, si vous n'avez pas compris, ceci est le déroulement du clip, mais il ne se fera pas ainsi. Par exemple, cette scène je la ferais directement après la première pour garder mes extensions. La scène où je me mouille sous une pluie se fera en dernière, après celle du bain, c'est assez logique) avec une très belle tresse à épis de blé (clique).

L'avant dernière scène se fera dans un lit moelleux avec des oreillers à gogo. Il n'y aura aucun effet pour cette partie puisque je serais accompagnée du python royale. Je le laisserais se glisser sur mon corps pendant que je serais allongée. La caméra sera de façon à être au-dessus de moi. On verra plus tard pour les effets du montage. Ma tenue sera des plus sexy. Une lingerie que je mettais souvent auparavant. Légèrement transparente avec des motifs en fleurs et un tressage au ventre ainsi que dans le dos. J'aurai alors de magnifiques ondulations pratiquement frisées (clique).

La touche finale. Cette robe a été cousue main pour moi. Il n'y en a qu'une seule dans le monde et c'est moi qui la possède. Il y a même mon prénom ainsi que mon nom sur l'étiquette. C'est une robe que je n'ai jamais portée, mais qui est rester dans mon dressing pendant plus de deux ans. La couturière a même fait quelque retouche pour qu'elle reste à la mode. C'est une robe élégante doré, laissant apparaître l'épaule ainsi que la jambe toute entière d'un seul côté. Pour cette robe, il fallait être au niveau au-dessus pour les cheveux. Dans ma famille nous n'avons pas les cheveux lisse de naissance, excepté moi. J'ai voulu retracer certaine de mes origines avec cette coiffure. Des cheveux complètement ébouriffer par un très beau frisage (clique). Ma mère porte cette coiffure à merveille depuis son tout jeune âge. J'ai voulu lui faire un petit clin d'œil. La scène se déroulera à nouveau sur le trône dans un fond noir, avec de la fumée ainsi que des danseurs. Ces derniers seront maquiller de la tête aux pieds. Recouvert d'une poudre noire tel que du charbon, avec des paillettes dorés, un simple caleçon pour le vêtement et une tête de chien sur le visage. La tête d'Anubis par ailleurs. ▬

Tout était déjà dans ma tête. L'excitation me montait. J'aurai très bien pu être angoissé, mais non. Le bonheur comblait ma journée et rien ne pouvait y stopper. Tiens.. La dernière fois que je n'étais pas sur la défensive, c'était il y a un moment déjà.. Un peu avant le jour de la st-valentin.. Le malaise, je l'avais ressentit. Un frisson me parcourut le corps en entendant le nom d'une personne résonné dans ma tête. Je l'avais revu, mais je n'y avais plus penser. J'avais tellement eu de boulots que je l'avais presque oubliée. La seule fois où j'avais repensée à lui c'était pendant le grand événement de la st-valentin. D'après ce que j'ai découvert, nous étions tous les deux dans le même hôtel. Mouais.. C'était louche. Je soupire, essayant d'entamer une conversation avec ma maquilleuse qui terminait son travail.

Une heure et demie c'était écoulé et j'avais déjà fait la première scène. J'avais eu du mal à me concentrer. Je n'aurai jamais dû penser à lui avant de me lancer dans mon projet. Il va rester dans ma tête encore longtemps celui-là? La prochaine scène se fera dans le bain. Je pouvais donc garder mes extensions. Le coiffeur me fait alors une simple queue de cheval avec une très belle tresse à épis de blé. Le maquillage se fait légèrement plus sombre. La tenue est enfilée, la baignoire est en place, je peux donc y aller. Il ne me manquait plus qu'une chose, choisir un danseur qui prendrait un bain avec moi lors de cette étape. J'avais trop de choix, c'était trop difficile. Je demande alors à mon manager de choisir pour moi, de toute évidence, je les connaissais pratiquement tous.

Je me retrouve dehors en attendant qu'il fasse son choix. J'étais accompagnée de mon amie, l'une des maquilleuses. On papotait de tout et de rien, fumant une petite cigarette. J'aurai bien aimée prendre une petite bière, mais le manager était présent alors autant ne pas le mettre en colère. Cinq minutes se sont écoulées. Il devait déjà avoir fini de choisir quand même. Je passe par la porte de la cuisine pour me retrouver ensuite rapidement dans le salon. Je souris rapidement à mon manager tout en tournant légèrement la tête vers le côté, remarquant alors un blondinet. Attend, je n'ai pas de danseurs blonds moi. Il était un peu dans la foule, avec les autres danseurs. Je m'approche de plus près sans trop me mettre en avant.

Doug?.. Mais qu'est-ce qu'il fou ici? Ce n'est pas possible je dois rêver. Je pense à lui simplement deux secondes et le voilà qui débarque chez moi? On m'a jeté le mauvais œil. Qu'est-ce que j'ai fait pour mériter ça? Nous nous sommes quitté dans une mauvaise situation la dernière fois. J'ai honte, j'ai juste envie de me cacher, mais pour l'instant, je reste figer sur place. Je ne fais que le regarder. Il faut que je fasse quelque chose et vite. En une fraction de seconde, je m'approche du groupe pour choper violemment la main du blond, le traînant avec moi jusqu'à la cuisine. Une fois à l'intérieur, je demande aux filles de sortir pour fermer rapidement la porte derrière elles. Nous étions finalement seules dans la cuisine. Mais qu'est-ce que je fous là? C'est quoi cette réaction? Quelle idée d'aller s'enfermer dans une pièce, seul avec son ex, qui vous a fait une déclaration après lui avoir demander de vous touchez? Quel bordel.

Je le prends rapidement par son haut avec mes deux mains, le plaquant contre un petit coin du mur. J'étais différente de la dernière fois. La honte et la gêne étaient présentes, mais la colère se faisait bien plus imposante. Il ne fallait jamais se mettre au milieu d'un immense projet comme celui-ci. Surtout pas lui..

« Qu'est-ce que tu fous ici p'tain?

J'arrive à le regarder droit dans les yeux. Ce n'est qu'une question de temps. La gêne reprendra sûrement bientôt le dessus lorsque j'entendrais le son merveilleux de sa voix. Cette voix qui m’ensorcelle et m'apaise, comme si elle m’envoûtait. Je devais rester forte face à lui, même s'il est vraiment craquant..

ft. Douglas Lanteen

✿*゚‘゚・✿.。.:* *.:。✿*゚’゚・✿.。.:* *.:。✿*゚¨゚✎・ ✿.。.:* *.:。✿✿*゚‘゚・✿.。.:* *.:。✿*゚’゚・✿





Love wearing black you should see my closet. And I ain’t signin’ to no label, bitch I’m independent. Mind full of money, got a heart full of demons. See I gotta get this money, my palm itchin’. Bitch I got the mac or the .40. Turn a bitch to some macaroni. whatsername.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Douglas Lanteen
Humain Neutre
Masculin
Messages : 302
Date d'inscription : 09/12/2016
Voir le profil de l'utilisateur
Sam 18 Mar - 12:10

In your city I’m a tied dog.
   
   

Si je devais faire un point sur tout ce qui m’est arrivé depuis le début de l’année, je dirais que passé le trauma de ma rupture avec Tom, tout ce qui a eu lieu ensuite était de l’ordre du stand by. Certes, sur le moment je dérouillais sévère mais disons qu’à partir du moment où j’ai rencontré Akame, ma vie était en mode pause. Il s’est passé des trucs aussi mais rien de vraiment bouleversant. C’était des évènements normaux de la vie de tous les jours qui m’ont permis de reprendre pied et de me remettre un minimum de ce que je venais de traverser. Et bah putain, heureusement qu’elle était là, cette période de statu quo. Parce qu’à l’heure où je vous parle, elle est belle et bien finie, bordel de merde :

« Et pourquoi je peux pas porter plainte contre ce bâtard de Scarlet, hein ?! »
« Parce que c’est un de nos clients, maintenant ! La boîte peut pas laisser un de ses employés poursuivre en justice un type qui vient de signer un de ses plus gros contrats ! »
« Oh, excusez-moi ! C’est vrai, moi je suis qu’un petit rédacteur sans le sou ! Si j’ai été séquestré et forcé à faire des trucs humiliants contre ma volonté, c’est dommage mais le pognon passe quand même avant ma dignité ! »
« Doug, je comprends que ça te mette en colère, mais… »
« Non tu comprends pas ! T’y étais pas ! Et avec le monde qu’il y avait à ce putain de truc de St Valentin, tu me feras pas croire que je suis le seul à vouloir l’attaquer ! »
« Non c’est vrai, y a eu d’autres plaignants. Et tu sais quoi ? Ils se sont tous rétractés parce que Mr Scarlet leur a payé des dommages et intérêts rubis sur l’ongle ! Parce qu’il s’en fout que trois personnes soient pas contentes, c’est rien à côté de ce que son idée va lui rapporter. Cet évènement lui a fait une pub incroyable ! Y a des gens qui trouvent que c’est génial comme concept, qui viennent à Londres pour l’essayer, y a même des célébrités qui s’y mettent ! Alors désolée Douglas, mais jamais la boîte ne te laissera faire. Soit tu portes plainte, soit tu gardes ton boulot. Tu ne pourras pas faire les deux. »


Il va sans dire qu’après ça, je vais détester encore plus la St Valentin alors que je ne savais même pas que c’était possible, rendu où j’en étais. Cette discussion avec Tiff’ a eu lieu le lendemain de cette fête à la con que j’ai passée pour rappel au Scarlet Palace, enfermé contre ma volonté avec Joli Cœur et obligé de faire des actions à la mords-moi-l’nœud pour pouvoir espérer sortir. J’étais déjà pas bien jouasse en arrivant au boulot pour dire à ma responsable que la prochaine fois, elle irait elle-même faire le hamster. Mais autant vous dire que quand elle a commencé à me faire du chantage à l’emploi pour que je n’aille pas faire de vagues avec le nouveau client, j’étais remonté comme un coucou. Au point que j’ai séché le boulot sans vergogne, en claquant la porte. Putain, j’vous jure… Jusqu’ici ça me dérangeait pas plus que ça d’être pris pour une poire, mais là j’avoue que ça commence doucement à me souler. Et encore, ça c’était qu’un des deux amuse-gueules que j’ai bouffés. Le second était complètement improbable, et complètement indigeste aussi dans son genre.

Deux jours après cette solide altercation qui m’a laissé d’une humeur de chien avec tout le monde au taf, Tiffany m’a demandé avec un tact et une courtoisie qui laissaient clairement sous entendre que c’était elle la patronne et que j’avais pas intérêt à moufter de transbahuter une caisse de matériel sonore sur un lieu de tournage. Backdoor est essentiellement un diffuseur, mais il arrive parfois que la boîte produise aussi quelques œuvres. Comme ce n’est pas son activité principale, elle a préféré passer un deal avec un vrai studio de tournage qui lui sous-loue de l’équipement quand le besoin s’en fait sentir. Et là apparemment, une connaissance de ma chef d’équipe l’a contactée pour qu’on lui amène sur le plateau de tournage cette caisse d’équipement qui est restée dans nos locaux par inadvertance. Comme souvent quand arrive ce genre de boulot de sous-fifres, c’est sur moi que ça tombe. Ça ne m’enchantait déjà pas à la base. Mais quand j’ai vu l’adresse à laquelle je devais faire le livreur, j’ai d’abord cru que j’allais pas tenir debout, puis que j’allais lui en coller une. Ça a failli repartir en dispute, mais j’ai fini par céder pour tout un tas de raisons de merde. Si bien que je me suis retrouvé avec cette putain de caisse dans mon coffre, en route vers la villa de Zara. Ouais.

Vous pensez que c’est fini ? Obah putain, vous êtes loin du compte… Quand je dis que j’accumule la série noire, je ne le fais pas qu’à moitié. Non, là j’ai fait le plein de loose pour les trois prochaines années au moins. Parce qu’alors que je patientais à un feu rouge en pianotant nerveusement sur mon volant à l’idée de retourner chez elle (bordel, ça fait tellement longtemps et pourtant je me souviens de chaque portion du trajet…), voilà que je vois passer Derek sur le trottoir d’à côté. Derek Pacifica. Mon ex-beau frère. Rien que ça. On s’est vus, on s’est reconnus, on est restés cons pendant deux secondes… et puis il a ouvert la portière pour poser son cul sur le siège passager, en me demandant comment ça allait depuis le temps. Et moi, j’avais beau ne pas être très chaud pour ce genre de plan, j’ai rien pu faire parce que le temps que je réagisse le feu était vert et une mamie hargneuse me klaxonnait sauvagement. Je vous laisse imaginer la qualité du malaise. C’est pas que j’aime pas Derek, je l’ai pas fréquenté assez pour pouvoir l’affirmer franchement. Disons simplement que j’ai du mal. Pour être franc, je le soupçonne fort d’être un petit con prétentieux et colérique, avec quelques tendances à la bâtardise. Là par exemple, il n’avait aucune putain de raison de venir m’adresser la parole alors qu’on ne s’est pas vus depuis plus de deux ans et que j’ai, dans la version officielle, trompé sa sœur avec une autre femme. Il a forcément une idée derrière la tête, me disais-je en changeant de file pour tourner à gauche. En l’occurrence, il s’agissait vraisemblablement de déballer la vie privée de sa sœur, après environ trois minutes de conversation casual :

« T’es sûr qu’elle était vierge quand vous étiez ensemble ? »
« Pourquoi tu me demandes ça, exactement ? »
« Parce que ça me paraît étrange, vu le train de vie qu’elle menait à New York… »
« …… Quel train de vie ? »
« Oh, ben… Elle n’était pas la dernière à sortir s’amuser. Et bien accompagnée, si tu vois ce que je veux dire. Sans parler de son hybride personnel. Elle t’a dit qu’elle avait eu un hybride ? »
« Non… »
« Tiens, c’est bizarre. Ils étaient très proches, toujours fourrés ensemble et ça se sentait qu’il y avait du bécot dans l’air. Je crois même qu’ils dormaient ensemble… Il s’appelait Raven, je crois. Elle l’a largué quand elle a appris qu’il l’avait trompée. Comme quoi, tu n’as rien inventé… »
« Elle m’a dit qu’elle était vierge quand on s’est mis en couple. »


Là, je commençais clairement à perdre patience.

« Oui, et tu lui as fait confiance, normal. Mais on est des artistes dans la famille. Elle est assez bonne comédienne, dans son genre. T’es sûr qu’elle a eu mal la première fois ? C’était pas plutôt comme rentrer dans du pain mouillé ? »

Après ça, j’avais ma dose. Je l’ai déposé assez sèchement et il est reparti comme une fleur, avec un sourire goguenard aux lèvres. L’enfoiré… Comment vous décrire mon humeur après ça, alors que j’arrivais en vue de l’immeuble de Zara ? Une partie de moi ne voulait pas croire à ces conneries. Je me souvenais bien de comment elle était quand on a commencé à sortir ensemble et ce n’était pas du tout le genre de fille qu’il décrivait. Je le savais… mais si je me trompais ? Cette idée a commencé à me ronger la tête comme un plant de chiendent alors que je garais ma bagnole. Après tout, je n’ai connu Zara que pendant moins d’un an. J’ignore tout ou presque de sa vie à New York. Et non, elle ne m’a jamais parlé de ce soi-disant hybride. Pourquoi elle ne m’a rien dit de son existence, s’il a été aussi important pour elle ? Peut-être parce que lui l’a vraiment trompée pour le coup, okay je peux concevoir. Mais si elle me l’a caché lui… qu’est-ce qu’elle m’a caché d’autre ? Je pousse un juron en refermant mon coffre après avoir récupéré la caisse. J’aurais du virer cette petite pute de Derek avant qu’il ne commence à débiter sa merde. La colère qui commence à me pourrir le cœur ne décroit pas alors que je me mets en route vers l’immeuble avec mon chargement sous le bras. C’est à peine si je perçois l’agitation qui règne dès l’extérieur, avec des tas de gens qui vont et viennent entre l’entrée et les camions du studio. De même, peu font réellement attention à moi ? J’avance dans le hall et je m’engouffre dans la cage d’escalier (je suis toujours vacciné des ascenseurs) sans que personne ne m’arrête où ne me pose de questions. Tant mieux, ils auraient étés mal reçus.

Au fond, c’est pas l’idée de ne pas avoir été le premier qui me dérange. Moi, j’étais loin d’être vierge quand on s’est rencontrés et je n’en ai jamais fait un secret, même si je ne l’ai pas crié sur tous les toits non plus. Non, ce qui me met à l’envers, c’est l’idée qu’elle ait pu me mentir. On était franc l’un envers l’autre, on se faisait confiance. C’était l’impression que j’avais et je n’en ai jamais douté. Je ne devrais pas en douter aujourd’hui… Mais si c’était vrai ? Si elle s’était vraiment payé ma tronche et m’avait fait croire qu’il n’y avait jamais eu personne avant pour… j’en sais rien, flatter mon égo, m’attacher encore plus à elle, une connerie dans ce style ? Cette pensée me remplit de rage tandis que j’en chie comme un âne à monter cette putain de caisse de dix tonnes jusqu’au dernier étage. Zara… Comment aurais-tu pu me faire ça ? Putain… et dire que j’avais envie de la revoir. Dire que j’ai quitté Tom pour elle, quel con fini j’ai été. Quand j’arrive enfin sur le bon palier, je le fais avec la ferme intention de poser ma livraison sur le paillasson et de me casser sans demander mon reste aussitôt après. Mais je préjuge un peu de mes forces se faisant. Lorsque je me fraie un chemin dans son appartement au milieu de la foule de techniciens en tout genre qui s’y affairent comme un escadron de fourmis, je suis en nage et à bout de souffle. Je dois m’y reprendre à deux fois pour expliquer clairement la raison de ma présence et poser enfin cette saloperie de caisse au bon endroit. Après ça, j’ai besoin d’une pause. Et je ne peux pas m’empêcher de regarder autour de moi pendant que je reprends des forces.

La pièce est tout bonnement méconnaissable. Tous les meubles ont été momentanément viré pour laisser la place au mobilier du clip, un trône, un lit, une baignoire, des trucs grandiloquents qui ressortent encore plus sur les fonds monochromes installés sur les murs. Toute une bande de clebs patientent dans un coin avec les caresses de deux dresseurs qui les brossent soigneusement, et un groupe de mâles alphas aux vêtements assortis et coiffures à la mode regardent la petite foule des gens ordinaires, attendant leur heure. Ça doit être ses danseurs. Elle, je ne la vois pas. Je sens soudain un serpent fielleux me mordre les entrailles. C’est quoi, sa relation avec ces gars-là ? Est-ce que c’est juste professionnel ou alors y a autre chose ? Putain, il faut pas que je pense à tout ça. Il faut que je me tire, tout de suite. Tant pis si j’avais le faible espoir de l’apercevoir discrètement. Au fond, c’est mieux comme ça. Cette femme me fait perdre le nord, j’aurais fatalement fini par faire une connerie si on s’était revus. Mais alors que je tourne les talons, je heurte par inadvertance un petit bonhomme en chemise à carreaux et l’air étonné. Sa tête me dit férocement quelque chose et apparemment c’est réciproque parce qu’on reste quelques instants à se regarder dans le blanc des yeux à essayer de se remettre. On n’y arrive quasiment en même temps, car je vois soudain le manager de Zara se fendre d’un grand sourire à mon encontre :

« Oh mais… Je me souviens de vous ! Mais oui ! David, c’est ça ? Non, Dorian ! »
« Presque. Mais je fais que passer… »
« Ah oui, la caisse pour les ingé son, on l’attendait. C’est une chance que vous soyez là, mon petit Danny ! Une sacrée chance ! Ça fait quoi ? Un ou deux ans, il me semble. Votre histoire nous avait mis dans un beau pétrin avec la presse, je vous le garantis ! »
« Navré, vraiment. Si ça vous dérange pas, je me tire… »
Ouais Dougie, fais ça avant de devenir grossier…
« Non non ! Attendez ! Vous ne pouvez pas partir comme ça, l’occasion est trop belle ! Maintenant que vous êtes là, il FAUT que vous participiez au tournage avec elle ! »

Oh put-… Est-ce que j’ai bien entendu ? Je regarde le type en espérant vaguement que ce soit une plaisanterie. Ça peut pas être autre chose. C’est impossible, dans ce plan de réalité, que je me retrouve dans une situation pareille, bordel de merde ! Et pourtant…

« Pardon ? »
« Oui oui ! C’est une idée fantastique ! La grande Queenzy et Douchebag dans le même clip ! Bon sang, cette chanson va régner sur le Hit Parade, je le sens d’ici ! »
J’avais presque oublié ce gracieux surnom…
« Ouais super, sauf que vous avez peut-être oublié de me demander mon avis, non ? Et je vous le dis tout net, vous pouvez vous… »
« Bien évidemment vous serez payé, comme tous ces braves gaillards derrière vous. Et je me charge personnellement de prévenir votre employeur. Je suis certain que Mlle Hopkins ne verra aucun inconvénient à ce que vous restiez avec nous pour la journée. Ça va être absolument splendide ! »


Là, je bug. Woputin. Qu’est-ce que Tiffany a à voir dans cette affaire ?

« … Comment vous connaissez le nom de famille de ma chef d’équipe ? »
« Mlle Hopkins ? Oh, c’est une bonne amie. Je l’appelle tout de suite, ne vous inquiétez pas Danny… »


Et le voilà reparti, son téléphone à l’oreille, avant même que j’ai pu lui dire d’une que c’est toujours pas Danny, et de deux que je refuse catégoriquement de tourner dans ce clip. Je n’aime pas les clips de Zara, ce qu’ils sont devenus. Depuis qu’elle m’a largué, elle s’est transformée dans ses chansons en une espèce de castratrice méprisante et cruelle, du genre à tenir les hommes en laisse et à les faire marcher à ses pieds. C’est le genre de trucs qui me met hyper mal à l’aise. Sans rire, si moi je faisais ça avec des femmes dans un clip vidéos, toutes les associations féministes de la planète me tomberaient sur le râble et ma carrière serait ruinée en moins de temps qu’il n’en faut pour dire « avortement ». Et je trouve vraiment irresponsable de la part d’une artiste avec son rayonnement de s’abaisser à véhiculer ce genre d’images à son public, même si ça part d’une bonne intention, et même si c’est un peu de ma faute à la base. Merde, ni les femmes ni les hommes ne sont des objets. Ni l’un n’i l’autre n’ont à être traités comme tels. Du coup, je suis vraiment pas chaud pour faire long feu ici plus longtemps, sans compter que la bande des danseurs a entendu l’échange et qu’ils me jaugent tous du haut de leurs muscles et de leur testostérone pour savoir quelle menace je représente dans la hiérarchie masculine. Je profite donc que le manager soit toujours au téléphone pour tenter de m’éclipser, en me promettant d’avoir une longue discussion entre quatre yeux avec Tiff’ en rentrant. C’est cet instant que choisit Zara pour sortir de la cuisine.

Mon cœur explose dans ma poitrine et ses débris affolés résonnent jusque dans ma tête. J’oublie ce que j’étais en train de faire. J’oublie ce que je voulais. J’oublie pourquoi je suis là. Elle est ici, à quelques mètres de moi, à se frayer un chemin dans ma direction, adressant un sourire à son manager qui ne le remarque pas, toujours en négociation avec ma chef d’équipe. Moi, j’ai la gorge sèche et les membres en coton. Je ne me rappelle qu’à cet instant à quel point j’avais envie de la revoir. Lorsque ses yeux croisent les miens, des papillons d’étincelles se mettent à danser dans mon ventre et je suis incapable d’esquisser le moindre geste, foudroyé par son regard bleu. Elle est encore plus belle que la dernière fois. Je ne sais pas combien de temps dure cet instant, mais elle finit par fondre sur moi comme un rapace et m’attraper le poignet avec brutalité pour m’entraîner dans la cuisine, sous les regards étonnés de l’équipe de tournage. Je me laisse balloter dans son sillage, trop sonné pour réagir lorsqu’elle dégage les quelques filles encore présentes dans la pièce pour claquer la porte, nous laissant en tête-à-tête. Sans prévenir, elle me choppe par le col pour me plaquer contre la porte et me demander dans un sifflement rageur la raison de ma présence. Il me faut un instant pour répondre. D’une part parce que le choc m’a légèrement coupé le souffle, et d’autre part parce que ce geste me transporte des mois en arrière. À l’époque où elle pouvait me coller contre un mur, une porte ou un meuble pour m’embrasser à pleine bouche et mettre mon corps en feu… mais une fois que j’ai repris mes esprits, je réponds en aussi nonchalamment les épaules :

« Rien de spécial, j’me suis juste fait entuber par ma chef ET ton manager. Il veut que je tourne dans ton clip. Une sale histoire… »

Je te le fais pas dire… J’espère qu’elle va me croire et pas penser que c’est une combine foireuse pour essayer de la revoir. Je suis au-dessus de ça, quand même. Quoique… j’en sais rien. Je la regarde et je ne suis plus sûr de rien. Ses assistants ont fait un travail de fou. Son maquillage et sa coiffure la rendent absolument étourdissante. Mais même si je ne peux me détacher de son visage, je suis déchiré entre des courants contraires. Une part de moi voudrait reprendre les choses là où nous les avons laissées dans cet ascenseur, l’embrasser à nouveau et lui faire passionnément l’amour sans aucune considération pour toute l’équipe à côté. Mais une autre ne cesse de me ronger les entrailles avec la possibilité qu’elle m’ait menti. Si c’est le cas, je devrais la repousser et m’en aller, je devrais ne plus rien avoir envie de faire avec cette femme. Oui, ce ne serait peut-être pas une mauvaise idée non plus… Je m’aperçois qu’elle est à moitié nue face à moi dans sa tenue de tournage. Ça ne la dérange pas de se balader comme ça devant toute son équipe ? Pour quelle raison ? Est-ce qui en a dans le lot qui ont déjà pu goûter à ce corps dévoilé ? Je serre les dents pour ne pas y penser, pour maîtriser ma colère. Bordel, Zara, je pensais qu’à l’époque au moins on se faisait confiance…

« Moi aussi, je suis ravi de te voir… »

La vipère dans mes entrailles continue de répandre son venin dans mon corps. Aah, alors c’est à ça que ça ressemble… la Jalousie…
CODE DE PHOENIX O'CONNELL POUR NEVER UTOPIA


✿*゚‘゚・✿.。.:* *.:。✿*゚’゚・✿.。.:* *.:。✿*゚¨゚✎・ ✿.。.:* *.:。✿✿*゚‘゚・✿.。.:* *.:。✿*゚’゚・✿

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Zara Pacifica
Humain Neutre
Féminin
Messages : 93
Date d'inscription : 07/12/2015
Voir le profil de l'utilisateur
Mer 22 Mar - 3:44
In my city I'm a young god

Qu'est-ce que j'ai fait pour mériter ça? Franchement. Se décarcasser pour un projet qui devrait me rapporter gros et où, tout le monde m'attend au tournant, je finis par me retrouver une nouvelle fois nez à nez avec ce gars. Putain. C'est parce que j'ai oubliée de me brosser les dents hier soir, c'est ça? C'est peut-être parce que j'ai fait tomber la glace d'un môme et que je me suis barrer comme une voleuse? Ce n'est vraiment pas amusant du tout, si c'est une blague, elle est de très mauvais goût.

Je ne m'en rends toujours pas compte. Doug est là, une nouvelle fois encore, en face de moi. Cette fois-ci, il est plus proche que la dernière fois en l'espace de deux secondes. La colère me montait, je sentais mon corps se réchauffer de l'intérieur. J'allais exploser c'est sûr, tel un volcan. Mon cœur veut sortir de ma poitrine, il veut s'échapper et partir très loin d'ici. C'est ce que je veux aussi. Si seulement je pouvais enlever mon cœur lorsque je croisais Doug, ça serait tellement plus facile. Mon regard est de plus en plus intense. Je me force à le regarder ainsi pour qu'il comprenne qu'il n'a rien à faire ici et que je ne suis pas enchanter de sa venue. La dernière fois qu'il avait foutu les pieds ici, c'était le soirée où je lui ai balancer ces affaires dans la gueule. J'avais même failli le frapper à plusieurs reprises. Heureusement qu'il avait de bons réflexes et qu'il était bien plus puissant que moi. Enfin.. Il n'avait pas vu venir mon sublime crochet du droit.

Le voir ici me rappelait de très mauvais souvenirs. C'était comme si, cette histoire c'était terminée hier. Je me revois encore dans la cuisine à lui préparer à manger alors qu'il jouait à me peindre le corps avec de la pâte à tartiner. Ces jeux où, le premier qui attrapait l'autre, pouvait lui faire ce qu'il voulait. C'était amusant. C'était de très bons moments. Mais maintenant, ce ne sont que des souvenirs blessants et nostalgiques. Je ne les regrette pas, je ne regrette rien. Je ne changerais jamais mon passé, car c'est grâce à lui, que je suis celle que je suis aujourd'hui.

Merde ses yeux me perturbent. Ce regard qu'il me lance.. Il est tellement irrésistible. J'ai juste envie de le bouffer.. Tss, ce gamin. Je reste calme. Il faut que je lui fasse face, mieux que la dernière fois en tout cas. Je savais que je n'éprouvais plus que de la haine envers lui. Enfin, je l'espérais. Car il n'y avait que ça qui pouvait m'aider. La dernière fois? J'avais simplement été chambouler par sa présence. Le fait de le revoir m'avait complètement perturbé, après un bout de temps, c'est tout à fait normal. En sachant que je n'ai eu que lui, c'est assez dur. Bah ouais, la petite Zara commence à rouiller. Je pense simplement que c'était ça.. Je l'espère également. Si je le pense très fort, j'en serais alors convaincue.

Il pense sincèrement que je vais le croire? Cet abruti. Déjà, c'est absurde qu'il fasse une apparition chez moi pour me dire une excuse pareille. Il n'a vraiment aucune imagination. Je laisse un soupire s'échapper d'entre mes lèvres, avant de relâcher violemment ma prise.  Je recule de trois pas avant de me mettre contre le comptoir de la cuisine. M'affalant presque dessus, me retenant simplement avec les avants bras. Je n'avais même pas envie de lui répondre, tout ce que je faisais, c'était le regardé. Plonger mon regard dans le sien, qu'il puisse sentir comme une balle lui transperçant le cœur. Il devait être surpris de mon changement de comportement. Cela ne fait que quelques jours que je l'ai croisé, mais beaucoup de choses se sont passés entre temps. J'ai pu me mettre complètement ivre quitte à oublier pratiquement la moitié de ma soirée et réfléchir. C'était assez pour me convaincre que je ne ressentais plus rien pour lui (mensonge). J'en étais persuadée (mythomane). Je me suis rappelée tout le mal qu'il m'avait fait. Sa allait à l'encontre de ce qu'il s'était passé dans l'ascenseur. J'ai alors pensée à un fantasme.. Puis, au simple événement. Le fait de le revoir après un long moment sans nouvelle, sans regard, sans aucune parole. C'était peut-être pour ça que j'avais réagis aussi bien en le croisant..

« Tu penses sincèrement t'en tirer comme ça? Te pointé chez la femme que tu as trahie. Que tu as ensuite jeté dans un ascenseur à la con, pour en plus, enfoncer la chose dégueulasse que tu as dans ta bouche, dont tu te sers pour lécher toutes les chattes du quartier? Oh non, excuses moi, les chattes ET les zgegs!

Qui n'est pas au courant? Doug est bisexuelle. Je ne le savais même pas moi-même! Je pensais que depuis tout le temps où nous étions ensemble, il était hétéro. Peut-être qu'il l'était à cette époque, je n'en sais rien. On en a jamais réellement parler au final. Mais c'est atroce de se dire que mon ex peut me rendre deux fois plus jalouse! Vous imaginez si je m'étais remis avec lui? Je n'aurai plus confiance avec les filles, vu ce qu'il m'a fait, mais je n'aurai même plus confiance également avec les hommes! Je me souviens que mon manager m'avait parler d'un de mes ex qui était bisexuelle. Je n'en avais qu'un seul qui était ici. L'autre, je ne savais pas où il se trouvait. J'étais restée bouche-bée face à cette annonce. Je n'ai vraiment rien contre les bisexuelles ni même les homos, j'ai quelques amis de cette orientation sexuelle. Mais de savoir que son ex, l'est.. C'est deux fois plus la prise de tête au final! Moi qui pensais lui en faire voir de toutes les couleurs, il pouvait me remettre à ma place en deux secondes.

Je veux lui sauter à la gorge et lui arracher l'œsophage. Mes mots sont violents, c'est le cas de le dire. Je n'y vais pas par quatre chemins. Je veux lui faire comprendre qu'il n'aurait jamais dû me traiter ainsi et que j'avais vraiment réfléchit aux conséquences. Si jamais on aurait couché ensemble, j'aurai sûrement regrettée. Je n'en savais rien encore hier, mais là, j'en suis persuadée. Peut-être que la haine parlait à ma place, laissant mon cœur de côté pour cette fois. En sachant qu'il était en couple lorsque nous nous sommes vus, d'après ce que j'avais compris. Il n'a donc pas changé. Une fois de plus, il a trompé quelqu'un. Il ne changera sûrement jamais. Mais.. C'est peut-être ce côté-là qui m'attire au final.. Non, pas moyen.

La porte s'ouvre alors doucement alors que je commençais à bouillonner en moi. Mon manager montre alors sa petite bouille pour nous sourire tout simplement. Je ne le remarque pas, je fixe toujours autant Doug. Le déstabilisé, c'est ce que je voulais. Lui montrer que j'étais pus forte. Qu'en est-ce que j'étais entrée en compétition avec lui? En tout cas, je ne le lâcherai pas. Il restera ma victime, un point c'est tout. Mon manager me prend alors le poignet tout en m'emmenant un petit peu plus loin dans la cuisine. Nous étions toujours dans la même pièce avec Doug, alors il pouvait tout entendre de la conversation.

« Alors, l'idée te plaît? Je viens de prévenir Mlle Hopkins, elle est très heureuse que Danny fasse parti de ton clip ma chérie.

« Douglas, pas Danny. Et c'est qui celle-la? Je me tourne vers Doug en fronçant légèrement les sourcils. « Encore une que ta tringler?

C'est quoi ce type? Il est vraiment dégueulasse. Il couche vraiment avec n'importe qui. Et puis c'est quoi ce nom, Hopkins? Caesar (manager) chope alors mon menton pour ramener ma tête vers lui.

« Ecoute, j'ai dû faire beaucoup de sacrifices pour toi, alors ne me déçois pas. La dernière fois j'ai dû te trouver un alligator pour te le ramener à Londres vu que tu n'en voulais pas un du zoo et maintenant je dois dîner avec Mlle Hopkins. Rien n'est gratuit ma belle.

« Ahhh! Tu vas la tringler après lui? Tu me dégoûtes vraiment. T'as passer l'âge en plus. C'est sûr que de dîner avec c'te bonne femme doit être pire que de trouver mon alligator, hyn. Vu comment tu l'dis

« Arrêtes de faire ton enfant. C'était un simple exemple. Je la connais très bien, je te demanderais d'être polit dans tes paroles. Je ne t'ai pas déjà appris à rouler cinq fois ta langue dans ta bouche avant de parler? Et puis, petit chat, tu n'as pas vraiment le choix. Le label est déjà au courant et ils sont ravis.

Il n'a pas osé me faire ça? Mais bien sûr, faisant qu'à ta tête! Il ne m'a même pas demandé mon avis! Il en avait déjà parlé avec Doug avant même de me prévenir. C'est une énorme blague. Pourquoi a-t-il fallu que ça commence ainsi?

« Très bien, alors montre lui ce qu'il doit porter. Il sera avec toi dans la scène avec la baignoire, je compte sur toi Danny! Dounny? Enfin bref. Mon petit artichaut, tu lui expliqueras bien la scène avant que ça ne commence.

« Ne m’appelle pas co...

« Caesar en veut plus!

Et le voilà qui me prend dans ses bras. C'était une habitude horrible de me faire ça à chaque fois que j'étais sur le point de péter un câble. Mais d'un côté, je ne sais pas pourquoi, il m’apaisait. Peut-être parce qu'il ressemblait à mon grand-père? Assez petit, avec seulement des cheveux blancs sur les côtés, des lunettes et un petit costard? C'était un gentil homme, un peu trop câlin à mon goût. Il nous fait alors un petit signe de la main avant de refermer la porte derrière lui. J'étais de nouveau seule avec Doug. Je soupire de nouveau. S'il te plait, ne le frappe pas. Tu en as besoin pour ton clip. Je serre les poings en me retournant vers Doug, lançant un simple regard qu'il pouvait ressentir même de loin.

« Crois-moi, t'aurai mieux fait de refuser cette mission. Quittes à te faire virer, c'est mieux que d'être dans mon collimateur.

Je ne le quittais pas des yeux. Quitte à le mettre mal à l'aise, je m'en fiche. Je voulais qu'il comprenne qu'il c'était foutu dans une sacrée merde. Si mes yeux étaient des fusils, sa tête aurait déjà explosé, laissant le sang éclabousser sur le mur. Je soupire une nouvelle fois, je n'avais vraiment pas le choix et lui non plus d'ailleurs. Je lui fais signe alors de me suivre pour sortir de la pièce. Il fallait que je lui trouve la bonne tenue, de plus que je le maquille. Ouai, c'est le travail d'une autre femme ça, mais je n'avais pas envie qu'on le touche sous mes yeux. Peut-être une question de respect puisque ce maquillage se met sur le corps.. Il y avait un petit endroit derrière un rideau noir, tout proche de mes escaliers où il y avait tout le matériel pour du maquillage.

ft. Douglas Lanteen

✿*゚‘゚・✿.。.:* *.:。✿*゚’゚・✿.。.:* *.:。✿*゚¨゚✎・ ✿.。.:* *.:。✿✿*゚‘゚・✿.。.:* *.:。✿*゚’゚・✿





Love wearing black you should see my closet. And I ain’t signin’ to no label, bitch I’m independent. Mind full of money, got a heart full of demons. See I gotta get this money, my palm itchin’. Bitch I got the mac or the .40. Turn a bitch to some macaroni. whatsername.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Douglas Lanteen
Humain Neutre
Masculin
Messages : 302
Date d'inscription : 09/12/2016
Voir le profil de l'utilisateur
Ven 24 Mar - 0:23

In your city I’m a tied dog.
 
 

Ce n’est peut-être qu'une impression. Mais je suis sûr de sentir ses mains frissonner sur mon torse, alors qu’elle m’agrippe toujours par le t-shirt contre cette porte. Il y a de fortes chances que je me fasse des idées parce que je n’arrive pas à bien saisir ce qui m’entoure, en réalité. Son regard aspire tout le reste, comme un vortex ou un trou noir. Je sais qu’il me transperce, qu’elle me dit à quel point elle m’en veut de me trouver ici mais je ne peux pas faire autrement que de la laisser me poignarder du bleu de ses yeux. Je dois être un peu taré dans mon genre, mais je me sens frémir quand elle me regarde comme ça, elle qui s'est trouvée loin de moi pendant si longtemps. Soulignés comme ils le sont par son maquillage et par sa colère, ils sont tellement lumineux que j’en oublie de respirer. Je la désire tellement… C’est peut-être pour ça que cet instant ne dure pas. Comme je le craignais, elle ne croit pas à mon histoire. Elle s’imagine sans doute que je la mène en bateau et j’avoue que ça y ressemble vachement. Pourquoi quand j’essaie d’être sincère, la vérité a toujours l’air d’être une putain de blague ? Je me le demande sincèrement alors qu’elle me relâche sans douceur avec un soupir pour aller s’appuyer contre le comptoir. À nouveau, mon souffle s’étrangle. Ça fait peut-être deux ans qu’on ne s’est pas fréquentés, mais je connais suffisamment Zara pour deviner ce que veut dire cette pose nonchalante, ce regard dur et cette expression méprisante. Je ne vais pas aimer les minutes qui vont suivre. Même si mon putain de cervelet me file des coups de coudes pour me faire remarquer à quel point elle est bandante dans cette tenue et cette position qui fait ressortir ses seins et ses hanches, je l’écoute à peine, vrillé de toutes parts par l’alarme qui me hurle que ça va chier. Je ne sais que trop bien à quel point elle est douée pour faire baver des ronds de chapeaux à ceux qu’elle a décidé d’enfoncer et inutile d’être un génie pour savoir sur qui c’est tombé ce coup-ci. Je m’y attendais, je ne dis pas. Mais l’attaque me frappe quand même avec la violence d’un uppercut.

La première vague est déjà assez dure à avaler dans son genre et je sens ma mâchoire se serrer face à sa mauvaise foi. Est-ce que je rêve ou elle est en train de m’accuser de l’avoir entraînée de force dans cet ascenseur ? Non mais attends, on parle bien de la même scène, là ? Certes, j’admets que je me suis un peu incrusté dans cette putain de boîte alors que j’aurais du passer mon chemin. Mais après ça, jusqu’à ce que je pète un câble à l’idée de la perdre à nouveau, je n’ai eu aucun geste déplacé. Même alors que j’étais mort de faim et que je bandais comme un fou à l’idée d’être à nouveau aussi près d’elle, j’ai été jusqu’à la repousser quand elle a proposé de m’aider à calmer mes ardeurs, sans doute pour se foutre de ma gueule en plus parce que jamais elle ne l’aurait réellement fait. Et après ça, quand effectivement je l’ai prise par surprise pour l’embrasser, pour rattraper tout le temps que j’avais gâché loin d’elle, elle était consentante. Ça, je m’en souviens. Elle a peut-être tenté de résister mais elle n’a même pas réussi à me repousser avant de rendre les armes elle aussi. J’ai encore sa voix dans ma tête et la marque de ses ongles sur mon cou m’a accompagné pendant presque une semaine, comme un fer rouge. Je m’en souviens tellement bien que je sens soudain la colère me brûler l’intérieur des côtes alors qu'elle raconte la scène comme si j’étais le seul responsable. Putain de merde, je ne l’ai pas violée non plus, loin de là. Elle a oublié comment ça s’est vraiment passé ? Ou alors peut-être qu’elle s’en fout et qu’elle déforme la réalité à sa guise parce qu’un autre mec lui est passé dessus entre temps pour la calmer. Mes poings se serrent alors que des images que je n’ai aucune envie de voir s’imposent dans ma tête. Si c’est ça, si c’est vraiment un truc comme ça qui s’est passé, ça va mal finir. Mais je me dis ce genre de choses alors que Zara n’en a pas terminé avec moi. Je m’attendais à tout, sauf à ce qu’elle m’assène ensuite.

La violence de ses mots m’atteint de plein fouet, me laisse abasourdi au point que j’en oublie un instant mon amertume. Comment sait-elle ? On n’en a jamais parlé quand on était ensemble. Il nous est arrivé de discuter des célébrités, hommes ou femmes, qu’on trouvait canons mais je ne lui ai jamais dit que je jouais dans les deux équipes. Ça ne s’est jamais imposé dans nos conversations et de toute façon, à l’époque je sortais avec elle et je n’avais pas besoin de regarder ailleurs, quelque soit le sexe. Alors comment sait-elle ? En fait, ce n’est pas ça qui me cloue sur place et je m’en rends compte en remettant les choses dans l’ordre. Si elle ne m’en fait le reproche que maintenant, c’est qu’elle l’ignorait encore quand on s’est revus au centre commercial. Or, le seul homme avec qui j’ai été dans l’intervalle, c’est Tom. Et une vague de peur me saisit à cette pensée. De peur et de fureur. Qu’est-ce qu’elle lui a fait ? Est-ce qu’elle l’a approché ? Est-ce qu’elle aurait osé s’en prendre à lui ? Bon Dieu, si jamais c’est le cas, je… Mais je me fais violence pour me maîtriser, pour arrêter le cours de mes pensées. Je serre les poings à m’en faire blanchir les jointures et lui rends enfin son regard abrupt. Je me pensais en colère, j’étais loin du compte. Et ça va vraiment mal finir si je commence à me faire des films là-dessus. Je les ai blessés tous les deux, je les ai trahis tous les deux, j’ai mérité de les perdre tous les deux. Je suis prêt à endurer tous les reproches dont elle peut m’accabler parce que je ne vaux pas mieux que toutes les injures qu’elle pourrait me sortir. Mais dans sa bouche, cette attaque contre ma sexualité ressemble à une attaque contre Tom et ça, je ne peux pas le laisser passer. Je refuse de la laisser s’en prendre à lui alors qu’elle ne sait rien de la réalité, de ce qu’il y a eu entre lui et moi. En fait, je refuse de la laisser raconter les choses à sa guise, aussi légèrement, et avec autant de mauvaise foi alors que si ça se trouve, elle aussi m’a bien mené en bateau depuis le temps à me faire croire que j’étais son premier. Ça me met en rage.

« Pourquoi tu me jettes la pierre ? Toi aussi, tu aimes sucer des queues. Et puis c’est marrant. Dans mes souvenirs, tu étais plutôt consentante dans cet ascenseur… »

Je m’avance vers elle sur ces mots, à pas lourds et lents. J’aimerais bien la détester, là tout de suite. Putain, comme les choses seraient simples si je pouvais juste la haïr d’un seul coup, l’envoyer se faire mettre et me casser sans un remord pour refaire ma vie loin de cette garce. Oh ouais, ça serait tellement plus facile pour tout le monde… Sauf que ce n’est pas le cas, je le sais bien. J’ai parfaitement conscience des bouillonnements de désir qui me poussent vers elle-même alors que je lui en veux pour ce qu’elle vient de dire, qui m’ordonnent de la renverser et de la prendre sans pitié sur ce plan de travail. Que je le veuille ou non, mon corps est toujours accro au sien. Et ce qui me fout le plus en rogne, plus que toutes ses accusations, plus que le fait qu’elle s’en prenne à Tom, c’est d’abord le fait qu’elle persiste à ignorer que c’est son cas à elle aussi. J’en suis sûr. Et ça me débecte de la voir agir comme si je ne lui faisais plus rien alors que je sais que ce n’est pas le cas. C’est avec la ferme intention de le lui rappeler que je me penche sur son visage, posant mes mains sur le comptoir de chaque côté de sa silhouette pour ne pas lui laisser d’échappatoire. Sans la toucher malgré la tension que je sens vibrer dans le minuscule espace entre nous, je la force à me regarder et je murmure distinctement, tout près de son visage :

« Doug. Fais-le. Je n’en peux plus d’attendre… »

J’entends sa voix résonner dans ma mémoire en prononçant ses mots et un coup de fouet brûlant me frappe les reins alors que mes yeux tombent sur ses lèvres. Je m'en souviens si bien... L’envie de moi qui palpitait dans ses baisers, la façon dont elle m’étreignait, dont elle gémissait contre ma bouche en me dévorant… Mes mains se crispent sur le plan de travail. L’espace d’un instant, je suis à deux doigts de confondre passé et présent et de me jeter à nouveau sur elle. Je veux lui rappeler ce qu’il y a entre nous, le marquer sur chaque recoin de sa peau, pour qu’elle ne puisse plus jamais l’ignorer comme elle ose le faire… Mais je me retiens. Je m’écarte et recule de quelques pas pour la regarder avec le même dédain dont elle use envers moi, malgré le froid lancinant qui me transit soudain les membres, là où son parfum m’a effleuré assez longtemps pour embrasser tous mes sens.

« C’est ce que tu m’as dit la dernière fois qu’on s’est vus. Je me trompe ? »

Tu peux me faire la guerre si ça t’amuse, Zara. Tu peux m’insulter ou me rabaisser, me faire passer pour un salaud ou un obsédé. Frappe-moi, blesse-moi, mets-moi à genoux, je n’attends que ça. Mais ne t’imagine pas que je suis sans ressources, que je ne connais pas tes faiblesses et que je n’en profiterai pas. Si je dois lutter pour t’avoir à nouveau, comme tu voudras. Mais je ne te ferai pas de cadeaux moi non plus. Et c’est sur ces entrefaites, alors que la tension dans la pièce ferait griller n’importe quel insecte qui aurait le malheur de voleter trop près, que la porte s’ouvre pour laisser passer le manager. Autant dire qu’il casse un peu l’ambiance. Et confirme que je ne dois pas compter sur Tiff’ pour me tirer de cette merde, bordel, fais chier… Avec un claquement de langue agacé, je me pousse sur le côté pour le laisser discuter avec sa protégée, enfonçant mes poings dans mes poches. Je ne prends même pas la peine de répondre quand Zara m’agresse à nouveau sur l’identité de cette femme qu’elle ne connait pas, me contentant de lever les yeux au ciel et de laisser l’instigateur de ce bordel gérer l’affaire. Nonobstant le fait qu’en ce moment, j’aurais moins de mal à me taper un anaconda que ma chef d’équipe, il serait temps qu’elle arrête cette fixette sur ma vie sexuelle. Sans déconner, elle me prend pour Picadilly Circus ou quoi ? À l’écouter, la moitié de Londres m’est passée dessus, faudrait peut-être voir à arrêter le délire… Surtout si elle ne s’est pas gênée pour me remplacer, elle non plus.

Ça, en théorie, je n’ai aucun moyen de le savoir. Genre vraiment aucun, et c’est par conséquent complètement crétin d’y penser ou de me faire des films là-dessus. J’arrêterai tout de suite si j’étais raisonnable. Mais on parle de Zara, en l’occurrence. Et Zara a toujours été la reine pour dérégler la boussole de ma raison. Je sais que je ne devrais pas, je sais que ça ne m’apportera rien de bon, je sais que ce sont sans doute des conneries. Mais quand j’entends le manager, Caesar de son petit nom, lui faire la morale comme à une gosse, lui donner des surnoms mignons ou la prendre dans ses bras sans qu’elle ne le repousse, le Serpent de la jalousie me fouaille à nouveau les tripes. Putain… pas lui, quant même. Elle ne serait pas allée jusque là, si ? Cette fois c’est moi qui délire, il n’y a rien de sexuel entre eux, c’est plus de l’affection qu’autre chose. Mais même ça, ça me rend dingue. J’ai été privé d’elle pendant tellement longtemps que maintenant que je la retrouve, je m’aperçois que je ne supporte pas l’idée que d’autres aient pu l’approcher. Je me force à détourner le visage avant qu’elle ne surprenne mon regard. Il ne faut pas que je lui donne trop à penser, je sais qu’elle n’aurait aucun scrupule à retourner contre moi toutes les munitions que je pourrais bien lui filer par mégarde. Je ne repose les yeux sur elle que lorsque le manager se tire, pour retourner superviser l’équipe. Elle me fusille de nouveau, et je le lui rends bien. Si tu savais ce que je donnerais pour foutre en l’air tout ce plateau de tournage, virer tout ce putain de monde et te garder rien que pour moi… Je ne savais même pas que je pouvais avoir ce genre d’envie. Ça en deviendrait presque malsain. Un sourire sardonique m’échappe quand j’entends sa menace. Oh oui, j’aurais mieux fait de refuser. Mais si j’avais su ce qui m’attendait, je crois que je serais venu malgré tout…

« Tu m'as toujours fait prendre des décisions bizarres. Mais on dirait que l’idée te plaît bien au final, alors… Je te suis. »

Et c’est ce que je fais. Lui emboîtant le pas lorsqu’elle quitte la cuisine, je la suis sans un mot parmi toute la foule de gens qui se pressent de partout dans son appart’. Visiblement, Caesar a déjà fait tourner l’info parce que toute l’équipe jette des coups d’œil curieux, excités ou perplexes sur notre passage. Histoire de voir à quoi ressemble le vrai Douchebag, ou comment se comporte Zara avec son ex, je suppose… Sans rire, ça me saoule déjà. Je serre de nouveau les dents quand on dépasse le groupe des danseurs. Eux aussi savent à qui ils ont affaire maintenant et les petits sourires en coin que j’aperçois me donnent sérieusement envie de casser des gueules. Calme-toi, Doug. Reste zen. Ne pense pas à ceux qu'elle aurait pu trouver à son goût, ceux qu'elle aurait pu draguer, ceux qu'elle aurait pu se taper... Mon visage est fermé comme un bloc de pierre quand nous arrivons dans le coin du plateau aménagé pour le maquillage et l’habillage, caché derrière un paravent. Je soupire en songeant à ce que je suis en train de faire. Je vais tourner dans un des clips de Zara. Et sachant que j’ai eu la malchance de naître avec une paire de couilles, ça ne va certainement pas être une partie de plaisir. Sérieux, j'ai même pas commencé que je suis déjà à bout de nerfs, ou peu s'en faut. Je regrette, vraiment. Presque autant que je suis déterminé à ne pas reculer. Ouais y a pas à dire, cette femme me rendra fou, me dis-je en la regardant sans un mot, en essayant de deviner les pensées qui l’agitent, en retirant mon t-shirt pour me préparer à passer entre ses mains…

« Qu'est-ce que je dois faire, exactement ? »
CODE DE PHOENIX O'CONNELL POUR NEVER UTOPIA


✿*゚‘゚・✿.。.:* *.:。✿*゚’゚・✿.。.:* *.:。✿*゚¨゚✎・ ✿.。.:* *.:。✿✿*゚‘゚・✿.。.:* *.:。✿*゚’゚・✿

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Zara Pacifica
Humain Neutre
Féminin
Messages : 93
Date d'inscription : 07/12/2015
Voir le profil de l'utilisateur
Lun 27 Mar - 1:53
In my city I'm a young god

Je me fiche pas mal de ce qu'il a à me dire. S'il n'est pas content, c'est la même chose. Je dis ce que j'ai envie de dire. Il n'a pas encore compris que j'ai tous les droits. Je peux dire ce que je veux, tout ce qui me passe par la tête, tout ce qui me chante. Je peux rejeter la faute sur toi, si ça me plait. Mais toi, tu dois fermer ta petite bouche et m'écouter, sans un mot, sans un seul minuscule petit mot. Point final. À moins qu'il n'est envie de s'attirer les foudres de Queenzy. Il faut qu'il apprenne à rester à sa place, ce pitbull. Allé hop, dans la niche le chiot.

Mon attitude ne change pas. Peu importe s'il supporte mon regard, mieux encore, s'il me le renvoie. Cela ne changera rien à ce que je viens de dire. Il est le seul fautif. J'avais de bonnes intentions, moi. Au début je voulais lui faire comprendre que ce qu'il avait fait était mal. Ensuite, j'ai voulu revenir vers lui, tout en restant sur mes gardes. Puis j'ai abandonnée. Voilà ce qu'il s'est réellement passer. De mon point de vue, lui, il s'est simplement foutu de ma gueule, comme à son habitude. Il me jette puis il revient comme un chien avec la queue entre les jambes? Non, ce n'est pas normal. Beaucoup de choses on fait que je ne me sens pas coupable. Je me suis rendu compte qu'on ne me jette pas, moi, c'est Zara qui jette les autres. Vous pensez que je suis trop hautaine? Et bien, en voyant la vermine que j'ai en face de moi, je suis bien obliger de l'être un petit peu. De plus, Doug était en couple à ce moment-là. Alors que dire? Le blond n'a pas changer. Ce qui m'a mis un énorme frein.

Il est de nouveau proche de moi. Il s'était avancé plutôt doucement, en prenant son temps. C'est vraiment dommage qu'il ne se soit pas avancer plus, j'aurai vraiment aimée lui décoller une claque. Même si ce n'est pas réellement dans mes habitudes, surtout ces temps-ci. La colère est ma seule amie. Je lui ai ouvert les portes il y a peu. Lorsque je me suis rendu compte que je n'avais plus rien à faire avec Doug. Bordel, heureusement que je n'ai pas mes règles en ce moment, parce qu'il serait déjà passé par le mur. Il a du cran le gamin. Après avoir remarqué que je n'étais pas d'humeur, il s'était quand même rapproché pour me balancer du venin en plein visage. Il croit vraiment que c'est avec ça, qu'il va me ferme mon clapet? Bichette.

Ces mots ne m'atteignent pas. En tout cas, pas assez. Une simple fraction de seconde pour qu'une sensation désagréable vint me paralyser. Merde, j'ai la chaire de poule. Mon corps ne me répond plus. Ce n'est en aucun cas de la peur, sûrement de la honte et de la gêne. Pourtant, je ne réagis pas. Je reste, tel un bloc d'acier devant son regard si.. Irrésistible. Oh putain, que j'aime quand il est en colère. Non, stop. Je ne lui offrirai plus jamais ce plaisir. Il ne sera jamais aussi fort que moi à ce petit jeu. S'il veut jouer, alors que le match commence. S'il cherche à me déstabiliser, c'est raté. Mon entraînement avait duré seulement deux jours. Le blond n'était plus qu'une menace pour moi. Je ne devais plus l'approcher et c'était ainsi. Bien sûr, il a fallu que le destin vienne foutre sa merde. Heureusement, Caesar débarque rapidement dans la pièce pour me dire simplement que je n'avais pas le choix. Putain, je devais me coltiner cette chose lors de mon clip. C'était amusant pour les autres, mais pas pour moi. Plus Doug sera loin de moi et mieux je me porterais. Plus il sera proche de moi.. Et plus je me soumettrai à mes envies pour lui. C'était une mauvaise chose. Combien de temps tiendrais-je?

« Crois-le ou non, je suis ravi de te voir. Uniquement pour te mettre enfin à terre, mon petit larbin.

Des menaces et encore des menaces. C'est tout ce que je savais faire avec lui. Comment m'y prendre? Je fais ça si mal. D'ordinaire j'arrive à faire la part des choses et à me sortir des galères très facilement. Mais il ne s'agit pas de n'importe qui, il s'agit de Doug. Alors, c'est encore plus compliqué. Je l'emmène finalement dans la petite loge emménagée à côté. Un petit endroit tout prêt de mes escaliers. Il y a là tout le matériel besoin pour la coiffure, le maquillage ainsi que les tenues. Toutes les miennes étaient dans la cuisine, bah oui, je ne me changeais pas avec les mecs. Cette loge était spécialement pour eux. Je demande à tout le monde de ne pas venir derrière l'immense paravent. Bien entendu, la maladresse.. Et vas-y que sa rigole, que sa siffle, que ça fait des cœurs avec les doigts. Pfiou, de vrais gamins ces gens. Mon simple majeur en l'air ne fait qu'aggraver les choses, puisque je ne réponds pas aux attaques.

Je me retrouve finalement seule avec Doug. Enfin, pas réellement seule puisque j'entends encore les moqueries des autres. Je fais rapidement des signes à Caesar pour qu'il envoie un petit fond sonore de ma musique. Seulement l'instrumental. Ahh, enfin. Je me sentais largement mieux. Je me retourne alors vers le blond. Oh god. Mon corps.. Il se fige à nouveau. Cette fois-ci je reste immobile pendant plus de dix secondes. C'est trop, il va s'apercevoir que quelque chose de va pas. La chaleur de mon corps se réchauffe de plus en plus et m'étouffe de l'intérieur. Qu'est-ce qu'il fou torse nu putain? Je ne lui ai encore rien demander. Quoi? Il arrive à lire dans mes pensées les plus enfouis? Avait-il deviner ce que je voulais au plus profond de moi? Non, attends réfléchis. C'est toi qui le lui a demander, souviens-toi. Merde, c'est déjà ma limite? Ce corps de rêve que je n'ai pas revu depuis plus d'un an, voir plus? Comment arrive t-il à me faire autant de l'effet, en enlevant simplement son tee-shirt? Lorsque mon regard se posait sur les autres danseurs torses nus, je m'en fichais pas mal, ça ne me faisait pas mouiller ma petite culotte. Et pourtant, ils sont canons!

C'est trop pour moi. Le jeu, je l'abandonne. Il m'a battu à plate couture. Je ne pensais pas qu'il sortirait sa botte secrète directement, merde. Je détourne le regard, c'était la seule chose que je pouvais faire. Bien sûr, il allait se douter de quelque chose. Je trouverais une excuse de toute évidence! Je pose alors ma main sur mon front, profitant de mes doigts plutôt glacials pour calmer la température, de façon à ce que je puisse cacher mon regard avec mon auriculaire par la même occasion. Je ne veux pas le regarder, il ne faut pas. C'est très mauvais pour moi, tout ça.

« Hm.. Reste simplement debout. Tu es très bien comme ça. Enfin.. Restes comme ça.

Tu es très bien comme ça? Bah oui, balance lui des roses! Dis lui aussi que c'est un Dieu vivant. Qu'il a des muscles extraordinaires! Que ça t'avait manquer de voir ce corps! Que ça te fait même pointé les tétés. Quelle idiote. J'espérai simplement qu'il comprenne ma phrase dans le bon sens et non pas dans le mien.. Je m'approche de la table où tout le maquillage pour les danseurs étaient réunis. Il y avait une poudre noire qui ressemblait pratiquement à du charbon. La texture était quasiment la même, mais l'odeur était délicieuse. À base de coco, de plus, c'était de la poudre imperméable. S'il se rendait dans la baignoire avec moi, alors le maquillage ne coulerait pas. Je prends de cette poudre pour en mettre sur mes doigts et me retourne vers Doug, ne le regardant même pas dans les yeux.

« Bon. Ne bouges pas. Je vais devoir te mettre ça sur le corps. Ne prends pas trop de plaisir.

Je pensais plus à moi en disant ça. Celle qui allait prendre du plaisir c'était moi bien sûr, en cachette, évidemment. Je détestais ce mec, mais.. Il avait quelque chose qui m'attirait chez lui. Je trouverais son secret, un jour ou l'autre. Ma main vient prendre la sienne, étalant la poudre de mes doigts avec mon autre main. Wouah, ses mains étaient plus grandes qu'avant, je n'avais pas remarquée ça la dernière fois. Il pouvait même remplir mon visage avec. Je passe alors à l'autre main. C'était un geste rapide à faire, il ne fallait pas étaler la poudre de partout pour qu'il soit complètement noir, non, ce n'était pas le but. Il fallait simplement que cela ressemble à un homme qui avait traîner dans la boue. Tel un chien, voilà le but recherché. Le bout de mes doigts était plutôt froid. Je pouvais donc, grâce à ça, sentir la chaleur corporelle de Doug. Il était chaud. C'était agréable. J'avais cette sensation qu'il me réchauffait pratiquement. Ce qui me fait esquisser un petit sourire, presque inexistant. Je remonte lentement mes mains vers ses avant-bras, allant même jusqu'aux coudes. Je n'étais pas très à l'aise et je le serais encore moins lorsqu'il faudra mettre cette foutue poudre sur son torse nu. Là, vous m'aurez certainement perdu.

Finalement, le temps était venu. Mettre de la poudre était rapidement. Alors, j'avais déjà fini les mains, les bras et les épaules. Je devais m'attaquer maintenant au torse. Et merde. Je fais comment moi si je m'évanouie? Il fallait pourtant que je le fasse. Une femme le toucher? Hors de question. Un homme le toucher? À présent, c'était hors de question. J'aurai très bien pu demander à l'un des danseurs de le faire à ma place, mais après ce que j'ai su, impossible. Il ne fallait même pas que j'y pense. Aller, il faut le faire. Je ne peux pas reculer. Je prends une grande bouffée d'air, avant d'avancer lentement ma main vers le torse du blond. Touchant ce dernier, avec mes ongles, puis mes doigts, pour finalement déposer délicatement ma main remplit de poudre sur son pec droit. Cette sensation est plus qu'étrange. Je ne pensais pas que cela me rendrait autant nostalgique. La gêne m'envahit de nouveau. Je le touche pourtant, mais je ne bouge pas. Je ne peux même plus retirer ma main, dorénavant tremblotante. Son regard, je ne veux pas le chercher, ni le trouver. Ce serait encore plus gênant. Vite, réfléchis Zara, trouve une idée.

« Attends juste une seconde.. Je réfléchis à.. Comment te coiffer.

Bah voyons, super l'idée de génie. Comment le coiffer. À croire c'était difficile de le faire. Je suis là, devant Doug et son sublime corps, à baisser la tête pour qu'il ne lise pas la gêne sur mon visage, gardant ma main sur son pec. Il faut le faire quand même.

ft. Douglas Lanteen

✿*゚‘゚・✿.。.:* *.:。✿*゚’゚・✿.。.:* *.:。✿*゚¨゚✎・ ✿.。.:* *.:。✿✿*゚‘゚・✿.。.:* *.:。✿*゚’゚・✿





Love wearing black you should see my closet. And I ain’t signin’ to no label, bitch I’m independent. Mind full of money, got a heart full of demons. See I gotta get this money, my palm itchin’. Bitch I got the mac or the .40. Turn a bitch to some macaroni. whatsername.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Douglas Lanteen
Humain Neutre
Masculin
Messages : 302
Date d'inscription : 09/12/2016
Voir le profil de l'utilisateur
Lun 27 Mar - 16:55

In your city I’m a tied dog.
 
 

« Pfouh. J’suis terrifié… »

Aaah, bordel… Elle m’énerve à faire sa guerrière et à me promettre mille ans de souffrance comme ça. C’est bon, arrête de te la jouer, on sait tous les deux que tu te pâmais dans mes bras et que tu me suppliais de te prendre la dernière fois. Et ça ne t’apportera rien de le nier très longtemps d’ailleurs. Au contraire ça va vite me gonfler, ce qui n’est pas une bonne nouvelle. Être en colère contre une femme qu’on désire, ça n’amène que rarement des bonnes choses… Quand je la suis hors de la cuisine jusqu’au dressing improvisé des danseurs, je suis d’une humeur de chien, c’est le cas de le dire. Je ne sais même pas par quel miracle j’arrive à me retenir de piquer une gueulante ou de tous les frapper quand son staff se comporte sur notre passage comme une bande d’étudiants en sport un jeudi soir. Ça n’a rien de drôle, putain de merde… Je jure dans ma barbe en gaélique alors qu’on s’esquive derrière le paravent et que Zara fait signe de lancer de la musique pour ne plus entendre leurs commentaires débiles. En fait, je sais ce qui me fait chier dans cette histoire : c’est qu’elle n’a pas réagi, ou alors beaucoup moins que je l’aurais voulu, quand je l’ai approchée tout à l’heure. Je l’ai peut-être vue frissonner, son souffle a peut-être tressailli un quart de seconde, mais c’est tout. Son regard de cobalt n’a pas cessé de soutenir le mien, toujours avec cette même brûlure de mépris et de colère dans la prunelle, et elle n’a pas fait un geste, rien qui aurait pu laisser deviner que mon acte l’avait troublée. Et ça, ça me fout les boules au dernier degré. Et si je me plantais ? Si je ne lui faisais vraiment plus rien ? Si elle avait vraiment tiré un trait sur moi pour de bon pour se consoler avec sa meute de mâles alphas qui patiente toujours dans le salon ? Cette pensée me donne des envies de violence. Si c’est vrai, j’aurais vraiment été le dernier des cons, sur toute la ligne, depuis que je l’ai revue. J’espère pour elle que ce n’est pas le cas parce que si elle s’est vraiment foutue de ma gueule à ce point, je n’aurais plus aucun remord à faire une connerie. Une énorme connerie que je regretterai à coup sûr mais que je ferais quand même, juste pour lui faire du mal. Juste pour l’atteindre, d’une façon ou d’une autre…

Je m’administre une bonne grosse claque mentale en retirant mon t-shirt. Il faut que j’arrête de penser à ce genre de trucs, ça devient carrément glauque. Sans rire, j’en viens à me demander jusqu’où je serais prêt à aller en marchant derrière ma queue comme ça. Reprends-toi bon Dieu, tu ne vas quand même pas devenir un criminel parce que ton ex t’a remplacé, si ? T'es pas rendu, sinon... Tu sais qu’elle aime s'amuser avec tes nerfs, tu sais comment elle s’y prend quand elle est en position de force. Il ne faut surtout pas rentrer dans son jeu. Si je ne suis vraiment plus qu’un jouet à ses yeux, si je ne signifie vraiment plus rien pour elle, je ferai le minimum de ce qu’on attend de moi sur ce putain de tournage et je l’enverrai chier pour de bon sitôt que je pourrai me tirer. Ensuite, j’irai me paumer en boîte pour sauter à la file les trois premières greluches qui me passeront sous la main, jusqu’à ce que j’aie joui suffisamment pour l’oublier. Et je lui enverrai des photos à chaque fois. On verra à ce moment-là si elle n’en a réellement plus rien à foutre de moi. Putain, j’aimerais déjà y être… C’est ce que je me dis la seconde avant qu’elle ne se retourne et qu’elle ne s’immobilise soudain pour une raison que j’ignore. Pris de court, je hausse les sourcils un instant. Quoi, encore ? Tous les autres sont à moitié à poil, faut bien que je tombe le t-shirt moi aussi, non ? Cette question perplexe me traverse l’esprit, et puis je réalise que c’est justement ce qui la cloue sur place. C’est mon torse dénudé qu’elle observe soudain de son regard devenu fébrile, rempli d’une émotion qui ne s’y trouvait pas il y a moins d’une minute. Moi aussi, je me fige lorsque je m’en rends compte. Toutes les pensées horribles que j’avais un peu plus tôt disparaissent dans un nuage de cendres. Même lorsqu’elle détourne le regard et se couvre le visage de sa main, comme si mon attitude la désespérait, je ne peux pas me remettre en colère. Quelle colère, d’ailleurs ? Elle aussi, elle s’est barrée. C’est fou ça, de passer aussi vite d’un sentiment à un autre, juste avec quelques secondes de silence où elle admirait ma plastique. Mais, certainement parce que je suis un peu con, pour moi c’est suffisant. Je me surprends à sourire quand j’entends ses mots.

« Merci. Toi aussi. »

Et c’est vrai. Putain… je suis incorrigible. Je devrais avoir honte de me laisser mener par le bout du nez par cette femme, d’oublier en un clin d’œil toutes les vacheries ignobles qu’elle m’a sorties dans la cuisine juste parce qu’elle m’a maté un peu. Je le sais… mais je n’y peux rien. Si mon corps lui a manqué, si elle le désire toujours au point de rester bouche bée pendant dix secondes en me voyant retirer mon t-shirt, c’est qu’il me reste une chance et alors j’accepte volontiers de passer l’éponge. Tant pis si je n’ai plus que mon physique pour l’atteindre. Il faut dire que j’en ai suffisamment bien usé quand on était ensemble pour admettre qu’elle en garde un aussi bon souvenir. Et ça me convient. Tout plutôt que de la laisser complètement froide. Quand elle s’approche de moi avec son pot de poudre noire et parfumée, je suis redevenu étonnamment docile. J’acquiesce sagement quand elle m’explique ce qu’elle va faire et je ne réponds même pas à sa mise en garde. Je me contente de sourire, amusé par le tour que prennent les choses. Amusé, et soulagé. Au fond, peu importe qu’elle soit passée par d’autres après moi (enfin… peu importe pour l’instant). Si je lui fais encore de l’effet, je ne laisserai pas passer l’occasion de lui rappeler ce qu’il y avait entre nous, de raviver la marque que j’ai laissée en elle. Mais pas tout de suite. Pour l’instant, je me contente de la regarder alors qu’elle s’approche de moi, en veillant à ne jamais croiser mon regard. Je ne le prends pas mal. En fait, je la trouve attendrissante. Elle me rappelle les quatre premiers mois de notre relation, avant qu’on ne fasse l’amour pour la première fois, quand elle était encore hésitante et intimidée à certains moments. Putain… et dire que j’avais juste envie de la gifler il y a cinq minutes.

Elle prend un peu de poudre sur une de ses mains et la mienne dans l’autre pour commencer à me tartiner grossièrement. Un léger frisson me parcourt quand ses doigts caressent ma paume, mais je ne me dérobe pas. Sans dire un mot, je la laisse remonter le long de mes bras, m’efforçant de ne pas gêner ses mouvements. Le parfum de la noix de coco nous enveloppe. En arrière plan, je perçois l’instrumental d’une de ses chansons, mais je n’en ai pas réellement conscience. C’est… un moment beaucoup plus intime que ce que je pensais. Il y a tellement longtemps qu’elle ne m’a pas touché ainsi, qu’elle ne m’a pas touché tout court. Sentir ses mains sur mes biceps, sur mes épaules, ses doigts qui effleurent mon cou me font bientôt retenir ma respiration. C’est doux et ardu à la fois. J’aimerais la prendre dans mes bras, mais une pensée stupide me dit que je risquerai de tâcher sa tenue avec mes pattes toutes sales, maintenant. Alors je me retiens, je la regarde. Je deviens fébrile à mon tour lorsque je la vois ralentir, hésiter quand arrive le tour de mon torse. Sans pouvoir m’en empêcher, je repense à notre première fois, ce soir où elle m’a invitée à rester dormir, ici dans cette maison. Je ne devrais pas, mais je ne peux retenir mes souvenirs et mon envie de remonter le temps. Je l’avais trouvée tellement splendide, tellement émouvante  à cet instant que je me fiche de savoir si Derek a raison, si elle était vraiment vierge ou non. Ce soir-là, même si c’est moi qui ai mené la danse pour que tout se déroule en douceur, pour lui apprendre tendrement à éprouver du plaisir, c’est elle qui m’a capturé. Après cette nuit-là, c’était comme si je n’avais jamais fait l’amour qu’avec elle. Je repense à tout cela lorsqu’elle pose enfin la main sur mon torse, semant une traînée d’étoiles dans mon épine dorsale… et qu'elle la laisse en place. Pendant quelques secondes, nous sommes aussi immobiles, aussi vibrants l’un que l’autre. Même si ce n’est pas le bon côté, mon cœur bat tellement fort que je suis sûr qu’elle peut en sentir l’écho. Elle ne me regarde toujours pas mais je la sens tendue vers moi toute entière. Cette sensation me grise, m’enflamme alors qu’elle articule avec peine une justification bidon, à laquelle je réponds sans même y penser :

« Pas de soucis… Je ne bouge pas. Presque pas… »

Juste quelques gestes, pour que ma main noircie par sa poudre au coco vienne se poser sur la sienne, mes doigts capturer les siens. Je sens leur fraîcheur, leurs tressaillements, je les aspire tandis que mes yeux ne quittent pas son visage. Regarde-moi, Zara. Avec une lenteur consommée, je fais glisser sa paume le long de mon torse, guidant son mouvement pour étaler le maquillage sombre comme elle l’a fait sur mes bras. Mon souffle se fait plus lourd, la pulsation de mon cœur contre mes côtes aussi, alors que sa caresse marque littéralement mon corps de son empreinte. C’est ce que j’ai ressenti pendant longtemps, quand nous étions ensemble. La sensation que le moindre de ses contacts se gravait dans ma chair, me faisait sien… Le voir littéralement aujourd’hui, voir que sa main efface ma peau pour la repeindre à son image, c’est une des expériences les plus érotiques qu’il m’ait été donné de vivre. Sans lâcher sa main, je me penche vers son visage qui se détourne du mien. Je voudrais l’embrasser, mais je me retiens. Je risque de vraiment perdre le contrôle si j’en arrive là aussi vite. Et puis au fond, je sais ce que je veux vraiment, ce que je désire réellement obtenir d’elle en cet instant. Je ferme les yeux par réflexe lorsque, sous ma conduite, sa paume et ses doigts effleurent l’un de mes tétons. Mais je me force à les rouvrir malgré l’ivresse que ce frôlement me procure parce que je ne veux pas risquer de manquer son regard si elle finit par accepter de le poser sur moi. La caresse cérulée de ses yeux a toujours été la plus précieuse qu’elle pouvait me donner, je suis prêt à tout pour la provoquer. Inexorablement, je fais descendre sa main sur mes abdominaux. Regarde-moi, Zara… Je sais que tu le veux aussi… En prévision, un sourire vient ourler discrètement mes lèvres. Un sourire provoquant, qu’elle connait bien.

« Pardon. J’ai pris du plaisir sans faire exprès… »
CODE DE PHOENIX O'CONNELL POUR NEVER UTOPIA


✿*゚‘゚・✿.。.:* *.:。✿*゚’゚・✿.。.:* *.:。✿*゚¨゚✎・ ✿.。.:* *.:。✿✿*゚‘゚・✿.。.:* *.:。✿*゚’゚・✿

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Zara Pacifica
Humain Neutre
Féminin
Messages : 93
Date d'inscription : 07/12/2015
Voir le profil de l'utilisateur
Ven 31 Mar - 21:58
In my city I'm a young god

Ma relation avec Doug est plus que délicate. Je ne la comprends même pas moi-même. Comment savoir ce qu'il se passe entre nous alors que c'est tellement ambiguë? Un coup on se cherche et on se maudit, le coup d'après, on s'aime et on veut faire la paix. C'est à en perdre la tête. L'amour marche vraiment ainsi? Je me basais souvent sur les relations des autres peoples ou bien de mon entourage. Certaines femmes trompées pardonnent et se remettent quelques jours plus tard avec. D'autres font en sorte de se venger, de ne plus rien espérer de cette personne alors qu'au final, ils se voient en cachette. J'aimerais tellement que tout cela soit plus simple. Mon amour pour Doug ne l'est pas du tout. Si je sais que je ne lui pardonnerais jamais, alors je ne devrais même pas penser à lui. S'il m'a fait autant de mal, je devrais le maudire. S'il m'a trompé, je devrais normalement être dégoûter rien qu'en entendant son nom. Oui, c'est ce qu'il s'était passé pendant un long moment.

Son retour sous mes yeux avait tout changer en moi. Mon amour pour lui avait refait surface, écrasant à plate couture la haine que j'éprouvais pour lui pendant si longtemps. Comment est-ce possible? En me basant sur les autres, ça ne marche pas comme ça. La plupart des gens me disaient souvent de ne plus parler de lui dans aucunes de mes chansons. Si tu parles d'une personne que tu n'as pas revue depuis quelques années, que ce soit en mal ou en bien, c'est qu'au final, tu ne l'as pas oublié et qu'elle te manque atrocement. Je ne voyais pas le mal de parler de lui, balancer un simple punchline n'allait quand même pas garder cet amour? Et bien si, en le faisant, Doug était resté à mes côtés, comme s'il n'était jamais parti.

Il était mon premier amour, ma première fois. Je lui ai tout donnée sur un plateau d'argent, il m'a absolument tout prit. Je ne regrette rien de tout ça. Excepté la confiance. Celle-ci, je n'aurai jamais dû lui donner. Elle était bien trop précieuse. Comme on dit, elle se gagne en goutte, mais ce perd en litre et c'est totalement vrai. Pour ma part, je lui ai donnée ma confiance trop vite et ce n'était pas à faire, j'aurai mieux fait d'être plus prudente. Il n'y avait que lui pour moi. Je ne voyais personne et même, je n'en avais pas l'envie. Tout ce que je voulais, c'était le retrouvé après une bonne journée de travail. Nous étions parfois même séparés pendant plus d'un mois à cause de mes tournées, mais il restait toujours présent. On restait en contact et on pouvait voir à quel point la confiance c'était installer dans notre couple. Bon, au final il m'a tromper alors que j'étais chez moi en train de regarder une série, trop cool.

Je n'ai vu que lui, je n'ai vu que son corps, à lui. C'est peut-être pour ça que mon corps se fige l'espace d'un instant lorsque je touche son torse du bout des doigts. Je peux le sentir. Sa chaleur humaine m'enveloppe et je n'ai aucune issue. De vagues souvenirs me reviennent. Cela arrive à chaque fois qu'il se passe quelque chose avec Doug. Je suis sûre à 100% que si je touche une fourchette qui se trouve dans ma cuisine, je pourrai me rappeler de quelque chose en rapport avec lui. Oui, c'est ça d'avoir passé beaucoup de temps avec une personne. On crée des liens ainsi que des souvenirs, c'est logique.

Ma main ne bouge plus, même mon petit doigt ne veut pas répondre à mes ordres. Je cherche une excuse, une sortie, tout pour que je puisse déguerpir d'ici avant que cela ne finisse mal. Je sais comment tous sa va ce terminer et il ne vaut mieux pas. Les escaliers pour monter à ma chambre n'étaient pas très loin et il connaissait le chemin en plus. Ne pas penser à ça, non. On est dans le moment présent, il ne faut pas que je pense à ce qu'il pourrait arriver. Il vaut mieux lui faire face et se tirer de là vite fait. J'essaye tant bien que mal de redresser la tête pour plonger mon regard dans le sien, mais rien n'y fait, c'est impossible pour l'instant. Pourtant, dans l'ascenseur, ça ne m'avait pas autant déstabiliser. Il est vrai que c'était plutôt lui qui me touchait, moi, j'étais plus à mettre mes mains dans ses cheveux ou dans la nuque. À aucun moment je n'ai poser ne serait-ce le petit doigt sur son torse. Un torse n'est pas comme un bras ou une jambe, ce n'est pas pareil.

Un flash me vint rapidement à l'esprit. Une scène intime.. Une position que j'appréciais énormément lorsqu'on le faisait. Elle est simple, mais tellement bonne, je pouvais la sentir complètement en moi. Avec d'autres positions aussi bien sûr, mais celle-ci était l'une de mes préférer. Lui allonger, alors que je m'assois simplement sur lui, c'est simple comme bonjour non? Dans cette position là, je me souviens mettre toujours mes mains sur son torse, comme pour me retenir de ne pas tomber lorsqu'il allait beaucoup trop vite. Ce flash m'était venu comme ça, d'un coup d'un seul. Comment reprendre mes esprits après la sensation que je venais d'avoir? C'était impossible, j'étais beaucoup trop déstabiliser.

Et bien sûr, monsieur en rajoute. Alors que je me laissais partir avec mes pensées, la main de Doug me fait rapidement revenir à la réalité. Il la pose sur la mienne comme pour la guider. Il me fait à nouveau découvrir son torse dans chaque recoin, effleurant même son téton. Putain, qu'est-ce que j'aimais les lui pincer lorsqu'il me faisait chier ce merdeux. Qu'est-ce qu'il fou? Il essaye de me mettre encore plus mal à l'aise? Aurait-il remarquer mon mal-être? Sûrement. Je peux même sentir son regard qui essaye de percer la barrière entre nous. Je ne sais plus quoi faire, comment réagir face à ça? C'est très humiliant d'admettre que ce corps me fait toujours autant d'effet alors qu'il y a quelques minutes je le menaçais. C'était comme si j'avouais ma propre défaite alors que c'était moi qui avais balancer le jeu. Je ne pouvais pas perdre ainsi. Je ne pouvais pas perdre du tout même!

Il se rapproche lentement de mon visage, comme s'il voulait m'embrasser. Je résisterais, je vous assure. Même si j'avais une envie fracassante de lui sauter dessus et de lui arracher le peu de vêtements qu'il lui restait. Il forçait trop. Cet abruti était beaucoup trop près de moi. Je pouvais même sentir son regard encore plus profond me percer. Une position de soumission, voilà. J'étais docile et je n'aimais pas ça. Zara, reprends toi vite! Ma main se contracte alors qu'elle glisse le long de son torse, s'arrêtant délicatement sur ses abdos. Oh merde, vous m'avez perdu. Un frisson me parcourut le long de la colonne vertébral, venant ainsi me donner la chaire de poule. Il n'a quand même pas osé faire ça?

Le son de sa voix me ramène rapidement à la réalité. Il se fout de moi. C'était uniquement de la provocation. Ce n'est pas à toi mon chère Douchebag de faire ça, mais à moi. Si tu veux réellement jouer, je sors les armes directement. Mon poing se serre près de ma cuisse, essayant par la même occasion de serrer ma main qui, elle, est toujours collée aux abdominaux du blond. Fais lui face Zara et casse lui la gueule par la même occasion. Un élan de courage jaillit en moi, me procurant la force de redresser mon visage pour finalement le dévoiler à Doug. Plongeant mon regard légèrement froid dans le sien et.. Non en fait non. Mon regard est très loin de faire penser à un courant d'air, mais plutôt à un petit chaton abandonné. Ce regard que je n'aime pas transmettre à n'importe qui et surtout pas à lui! Me reprendre en mains? Bah voyons. Je me laisse envelopper dans ses tentacules alors que son regard transperce le mien, cherchant à me faire mourir de gêne.

« Tu cherches à ce que je te déteste?..

En lui disant ça, je me rends compte que je m'étais tirée une balle dans le pied toute seule. Après tout ce qu'il s'était passé avec lui et toutes les menaces que je lui avais balancées dans la gueule plutôt, je lui avouais finalement que je ne le détestais pas. Mais alors, j'éprouve quoi pour lui? Je le sais au plus profond de moi et je ne pourrais jamais le lui dire en face, ou même lui prouver. Même si c'est déjà un peu le cas. J'aurai mieux fait de tourner ma langue dans ma bouche avant de parler comme mon manager me suggère souvent de faire. Je remarque que ma main est toujours bloquée sur ses abdominaux. L'enlever rapidement serait la meilleure des solutions, mais je ne pouvais pas, il avait encore la sienne dessus, m'empêchant même de fuir.  

Mon regard était plongé dans le sien, je n'arrivais plus à le détourner, comme s'il me forçait à le regarder ainsi. Des envies me prenaient. L'envie de le prendre dans mes bras, tâchant ma tenue blanche ou même de lui demander qu'il me prenne par terre, contre le mur, rien à faire, je m'en bats le clitoris moi. Sous une pulsion excitante, je lève les talons, me retrouvant très près de son visage puisqu'il s'était pencher plutôt. D'un seul coup d'un seul, je me retrouve face à lui, fermant automatiquement les paupières afin d'effleurer ses lèvres. J'allais l'embrasser, j'en avais trop envie. Il m'avait provoqué et je me devais de lui répondre clairement. Cet instant fut de courte durée.

Un toc se fait alors ressentir dans la pièce aménagée, me ramenant à la raison. En un rien de temps, je m'étais reculer, relâcher de son emprise. Mes deux mains frottaient très rapidement un peu de partout sur le torse de Doug, laissant même de la poudre se disperser un peu partout dans l'espace. C'était un maquillage fait à la va vite finalement. Je me retourne rapidement vers mon interlocuteur avec les mains pleines de poudre. L'action c'était passé tellement vite que je n'avais même pas vu son visage.

« C'est bientôt fini! Plus que le dos!

« Tu en mets du temps Zazou. La prochaine fois demande à une professionnelle. Je te laisse dix minutes.

Ouf, heureusement pour nous, ce n'était que Caesar et il n'avait pas l'air d'avoir vu la scène. Double ouf j'ai envie de te dire. Je sais que même s'il avait vu cette partie intime, il n'aurait rien dit, mais il se serait foutu de moi, il m'aurait taquiner et aurait même fait un petit cœur avec ses doigts. Ce qu'il fait d'ailleurs en ce moment même avant de partir. Non. Je reste abasourdi. Il arrive à rester si calme après avoir vu ce que j'allais faire avec le blond? Il m'avait fait douter l'enflure. Je pensais avoir réussis à faire vite, au final il nous avait quand même vus.

Un soupire s'échappa d'entre mes lèvres. Je pensais que tout était terminé, mais j'avais oubliée Doug. Comment allait-il réagir à ce qu'il venait de se passer? C'est sûr que j'ai perdu le jeu là.. Je lui ai mangée dans la main comme un pigeon. Une sensation de gêne m'envahit entièrement. Tel une vague d'adrénaline qui me percute de plein fouet, m'emmenant au loin. Même un point de côté ce fait ressentir au niveau droit du bas ventre. Tout ce que je désire, c'est me cacher dans un trou et ne plus jamais en ressortir. Faire face, c'est ce que je devais faire avec Doug, malgré tout. Si j'aurai su que Caesar allait nous interrompre, jamais je ne me serais lancer, j'aurai dû le repousser dès le début.

Bien, je n'avais que dix minutes pour terminer tout ça; le dos, la coiffure et même la tenue qu'il devait enfiler. Je me retourne lentement tout en levant les yeux vers le blondinet. Baisser les yeux? Non, je ne le ferais plus devant cet homme. Il m'avait provoqué et je compte bien jouer de lui. Même si mon regard pouvait lui transmettre toute la honte et la gêne que j'éprouvais. Je lève ma main vers lui, pointant mon doigt dans sa direction.

« Un mot et j'te bute.

Un avertissement. S'il avait le culot de me mettre aussi mal à l'aise que je ne l'étais déjà, il se prendrait une claque avant même qu'il n'est le temps de terminer sa phrase. Il avait intérêt à faire très attention à lui le bonhomme. Je pouvais finalement me cacher, dans son dos. La poudre n'avait pas été encore étalée à cet endroit et je me devais de le faire. Mes mains se reposent délicatement sur le blond après avoir remit de texture noire sur ces dernières. Mes gestes étaient beaucoup plus vifs, voir agressifs. La honte était toujours présente en moi. La chaleur m'étouffait malgré ma tenue plus que courte. Je ne savais plus où me mettre, ni quoi faire.. C'était peut-être trop pour moi.

J'en avais terminée avec son corps. Il fallait maintenant que je lui l'applique, sur le visage. Cette fois-ci je ne le ferais pas. Il le fera tout seul, c'est un grand garçon et pas besoin d'avoir fait des études pour se poudrer la tronche. Même un gamin de dix ans peut le faire seul. Un nouveau soupire s'échappa de mes lèvres après avoir jeté la boîte de la poudre fermée dans les mains de Doug.

« Mets toi ça sur la gueule.

Ma voix était plutôt froide, mais elle pouvait également montrer une légère soumission. Comme si je me sentais faible et que je me forçais à faire la belle devant lui. Je n'ai pas pour habitude de faire semblant, mais si c'est pour mon bien-être, je le ferais. Je lui montre rapidement la coiffeuse, là où il pourrait s'asseoir tout en s'aidant du miroir devant lui pour mettre la poudre. Pendant ce temps, je me nettoie les mains avec des serviettes démaquillantes tout en me mettant de dos, comme pour me cacher de Doug. Malgré les six pas qui nous séparaient, je pouvais encore sentir son doux parfum enflammer mes narines..

ft. Douglas Lanteen

✿*゚‘゚・✿.。.:* *.:。✿*゚’゚・✿.。.:* *.:。✿*゚¨゚✎・ ✿.。.:* *.:。✿✿*゚‘゚・✿.。.:* *.:。✿*゚’゚・✿





Love wearing black you should see my closet. And I ain’t signin’ to no label, bitch I’m independent. Mind full of money, got a heart full of demons. See I gotta get this money, my palm itchin’. Bitch I got the mac or the .40. Turn a bitch to some macaroni. whatsername.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Douglas Lanteen
Humain Neutre
Masculin
Messages : 302
Date d'inscription : 09/12/2016
Voir le profil de l'utilisateur
Ven 14 Avr - 21:26

In your city I’m a tied dog.



Je dois l’admettre, elle s’est montrée plus que résistante. Ou obstinée, c’est selon le point de vue. Mais moi aussi je la connais bien. Je me doutais qu’elle ne resterait pas sans réaction à ma provocation. Je l’ai sentie se crisper à mes mots et me faire sentir ses ongles sur la peau de mon ventre (si elle recommence je gémis, sérieux…) juste avant qu’elle ne relève, enfin, son visage vers le mien. Et dès lors, j’oublie tout ce qui a précédé.

Ses yeux me frappent, me brûlent avec la force d’une bombe qui exploserait directement dans mon cervelet, me laissant le corps tout entier en fusion. Ce n’est plus le regard hautain et méprisant de tout à l’heure. Ce n’est plus la grande Zara qui me descend six pieds sous terre à chaque fois qu’elle me parle. C’en est une autre, vulnérable et pantelante, qui me contemple comme si je m’apprêtais à la manger toute crue. Dans un certains sens, c’est le cas et je ne me retiens qu’à grand-peine. En fait, je me retiens parce que la crainte que je peux lire dans ses prunelles me fascine. Elle a donc si peur que ça de l’effet que je lui fais ? Ce n’est pas très prudent de me le montrer, alors. L’idée d’avoir encore assez de pouvoir sur elle pour lui faire perdre contenance relâche dans mes muscles un courant de photons qui me ferait presque trembler tant j’ai envie de la prendre contre un mur. La menace dont elle me gratifie n’arrange en rien les choses. Elle m’arrache un sourire. Ça n’est pas déjà le cas ? J’ai pensé à lui répondre ça. Faut dire que la perche est bien tendue, quand même. Mais je ne le fais pas parce que je le savais déjà. Je le sais, je le sens dans toutes les fibres de mon corps qui vibrent sous ses doigts. Bien sûr qu’elle ne me déteste pas, pas complètement du moins. Il y a trop de désir entre nous en cet instant pour laisser la place à quoi que ce soit d’autre. Et au fond, ça m’est presque égal.

« Je ne sais pas ce que je cherche. Je prendrai tout ce que tu voudras bien me donner… »

Je me fous qu’elle me déteste ou qu'elle me haïsse. Du moment qu’elle veuille encore me regarder, qu’elle veuille encore me toucher, je serais prêt à tout subir de sa part. Je suis sûr qu’elle en a conscience au fond parce que je ne me suis jamais soucié de lui cacher qu’elle me rendait fou. Même maintenant, alors qu’elle me considère comme un ennemi, je ne peux ni ne veux dissimuler le désir que j’éprouve pour elle, le besoin que j’ai de ses mains sur ma peau, de ses baisers contre ma bouche. De toute façon, elle peut le constater elle-même : dès qu’elle se hausse sur la pointe des pieds pour porter son visage au plus près du mien, mon souffle s’étrangle dans ma gorge. Elle va m’embrasser, là ? Oh putain oui… Je lui rends aussitôt les rênes du pouvoir, frémissant de désir sous ses doigts. Embrasse-moi, possède-moi, dévore-moi, je te jure que je me laisserai faire… Enfin, si un enculé de fils de pute ne choisit pas ce moment pour nous interrompre. Abasourdi, je tressaille des pieds à la tête alors que je la sens s’écarter de moi comme une collégienne qui entend arriver son paternel. En deux temps trois mouvements, elle termine de me barbouiller de sa pâte au coco et promet à la cantonade qu’elle n’en a plus pour longtemps. Moi, je suis à deux doigts de faire un ulcère. Mais bordel de putain de merde, c’est une conspiration ou quoi ?! J’veux bien croire que j’ai pas de bol en ce moment mais là ça commence doucement à me faire chier, ces timing pourris ! Je sais pas ce qui me retient de lui refaire la tronche au manager casse-couilles mais j’espère pour lui qu’il va se tirer vite fait parce que ça tient pas à grand-chose ! Surtout quand il commence à faire ses cœurs à la con avant de retourner dans le salon. Là, je dois vraiment prendre sur moi pour ne pas le rattraper et lui faire goûter de mes phalanges. Putain mais l’âge mental de cette équipe, sérieux… Comment elle arrive à bosser avec des branquignols pareils ?

Un profond soupir m’échappe à moi aussi quand nous sommes de nouveau seuls tous les deux. Une fois encore, l’ambiance est ruinée pour cette fois et je suis bon pour rester en chien tout l’aprem’, fais chier merde… Ça va être intenable. Ou alors il faudrait que j’aille me palucher un p'tit coup pour relâcher un peu la pression et j’aime autant le dire tout de suite : plutôt crever. Ce serait vraiment racler les bas fonds de l’humiliation. Et puis qui sait ? Tout espoir n’est peut-être pas perdu. Dix minutes, c’est suffisant pour que je la prenne en levrette sur la coiffeuse, face au miroir. La vache, rien que d’y penser je suis en érection, ça devient pénible à la fin. Allez ferme un peu ta gueule Doug, de toute façon elle vient de dire elle-même que j’avais plutôt intérêt à ne pas moufter. Je reste donc silencieux pendant qu’elle va étaler sa poudre dans mon dos, recouvrant mon tatouage en quelques gestes prestes et remplis de frustration. Je sais, chérie… moi aussi j’ai les nerfs, même si ce n’est sans doute pas pour les mêmes raisons que toi. En fait, je commence à être blasé par tout ce cirque, ce qui n’est d’ailleurs pas bon signe. Au fond, je ferais peut-être mieux de me casser tant qu’il en est encore temps. Quelque chose me dit que j'ai pas fini de regretter d’avoir remis les pieds dans cette baraque. Je devrais, mais au moment où je me dis ça, je me souviens soudain de ses paupières à demi-closes sur ses yeux de cobalt, alors qu’elle s’apprêtait à m’embrasser. Et merde… je soupire à nouveau. Je suis vraiment le roi des cons. Du coin de l’œil, j’aperçois son mouvement et je rattrape par réflexe le pot de poudre qu’elle me lance en m’ordonnant de finir le boulot. La dureté de sa voix n’a plus grand-chose à voir avec le souffle craintif que j’entendais tout à l’heure. Je rêve où elle est repassée en mode dominatrice ? Non, je ne rêve pas… Le regard en coin que je lui lance en réponse se fait plus incisif.

« Bien, M’dame… »

Mes derniers doutes sont balayés. Zara, ma chère… Comment t’expliquer à quel point ton attitude me donne aussitôt envie de repartir au front ? Pas besoin de me fatiguer, mes yeux s’en chargent à ma place et elle le verrait parfaitement si elle ne me tournait pas le dos pour s’essuyer les mains. J’en profite pour caresser du regard la courbe de sa nuque, de son dos, de son cul qu’elle m’offre sans réserve et sans même en avoir conscience. Ce n’était pas assez, c’est ça ? Il t’en faut plus encore pour admettre que rien n’est fini entre nous ? À ta guise. Après tout, c’est toi qui dicte les règles. Si tu estimes que je n’ai pas été assez loin pour te prouver que j’ai encore ma place auprès de toi, je me plierai à tes désirs. Dès que l’occasion se présentera à nouveau. En attendant, je vais m’asseoir comme elle me l’indique devant la coiffeuse et profite du miroir pour me badigeonner la trogne de sa mixture. M’est avis que je vais sentir la pâtisserie exotique pendant un moment après ça.

« Tu m’as toujours pas dit ce que je devrais faire dans ce clip… »

Ni comment tu allais me coiffer mais ça, je vais le savoir dans peu de temps. J’en frisonne d’avance…
CODE DE PHOENIX O'CONNELL POUR NEVER UTOPIA


✿*゚‘゚・✿.。.:* *.:。✿*゚’゚・✿.。.:* *.:。✿*゚¨゚✎・ ✿.。.:* *.:。✿✿*゚‘゚・✿.。.:* *.:。✿*゚’゚・✿

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Zara Pacifica
Humain Neutre
Féminin
Messages : 93
Date d'inscription : 07/12/2015
Voir le profil de l'utilisateur
Ven 12 Mai - 14:52
In my city I'm a young god

Et ma baffe dans ta gueule tu la veux aussi? Tu la prendras volontiers? À ce compte-là ce n'est pas une baffe qu'il aura, c'est un éclatement de ses boules que je percerais avec une aiguille, de plus, je lui ferais avaler sa propre semence. Il doit bien savoir ce que c'est, monsieur je tâte le terrain dans n'importe quel trou, quitte à se faire trouer par la même occasion. Etant bisexuelle, il doit bien savoir ce que c'est que de recevoir de la semence de quelqu'un dans la bouche ou même sû la tronche! Et dire qu'il me l'a fait un tas de fois. En un instant, une image horrible arrive comme un flash dans ma tête. Je suis en train d'imaginer Doug se prendre une faciale. Oh, god. Je ferme rapidement mes paupières pour essayer d'enlever cette image de ma tête. Si ça se trouve, il aime ça? Devrais-je lui faire une éjaculation féminine pour qu'il me préfère? Oh non quand même! Je pars tellement loin dans mes conneries putain..

Mes esprits me reviennent, l'image avait disparu de ma tête. Espérons qu'elle ne revienne pas lorsque je me tournerais vers lui pour le regarder. Je lui laisse le temps de se badigeonner le visage avec la poudre que je lui avais passée. Il ne me restait plus que sept minutes pour le coiffer. Cava, si je me souviens bien, il avait des cheveux faciles à coiffer. Et puis ce n'est pas comme s'il fallait une heure pour faire une coiffure en bataille. Oui, le but était de faire des épis un peu de partout, comme si l'homme c'était battu comme un animal sauvage, laissant quelques mèches retombées sur ses yeux.

Il a raison, je ne lui ai encore rien dit. Heureusement, il n'allait faire qu'une partie du clip, rien de plus. C'était quand même la partie la plus intime puisqu'elle se passe dans une baignoire et avec lui en plus. Dans les autres, c'est ou je suis seule, ou je suis entourer de danseurs qui se prennent pour des chiens ou bien avec des animaux. C'est le seul moment du clip où je suis proche de quelqu'un et bien sûr, il fallait que ce soit lui. Je hais mon manager. Un soupire s'échappe d'entre mes lèvres avant que je ne me retourne et que je ne m'avance vers lui. Je suis derrière lui, alors qu'il est assit devant le miroir, toujours en train de se badigeonner la gueule. Je le regarde simplement, ce n'était pas un contact direct, puisque nos regards ne se croisaient que dans le miroir. Je le laisse alors finir, avant de prendre de la sir dans les mains, l'étalant même sur mes doigts. Je les enfonce alors délicatement dans la chevelure de Doug, caressant par la même occasion son crâne avec mes longs ongles. Je prends des mèches par-ci par là afin de les ébouriffer à la fin. Je m'applique, je n'avais pas envie qu'une professionnelle le fasse à ma place. Hors de question.

Finalement, mon travail était très cool! J'étais satisfaite du résultat. Ses cheveux étaient complètement ébouriffer de partout, laissant des mèches retombées sur son visage, cachant légèrement ses yeux. Il était badigeonné de noir et il était blond, c'était tellement magnifique à voir, j'étais vraiment contente. De plus, c'était le seul blond qui serait dans mon clip, tous les autres étaient bruns. Je n'avais pas un seul blond, le seul que j'aurais pu avoir, c'était mon frère avec sa crête affreuse décolorée, alors non merci. Il ne ressemblait plus du tout à lui, c'était une merveilleuse transformation. J'aimais beaucoup. Tout ce que je voyais, c'était un gars ténébreux et mystérieux. Pfiou, le maquillage et la coiffure font des miracles! Je lui retouche quand même quelques mèches avant de prendre la parole, sans pour autant le regarder dans les yeux. Il m'intimidait encore plus maintenant!

« Et bien.. La scène se passe dans une baignoire remplit à ras bord. On sera tous les deux à l'intérieur et voilà.. Tu n'as pas grand chose à faire finalement. Tu vas devoir jouer le rôle d'un homme qui essaye tant bien que mal de s'approcher de sa puissante reine, moi. De plus, je vais te rejeter, mais tu essayeras quand même de revenir. Tu ne devrais pas avoir du mal avec ça.

Un petit sourire narquois se dessine sur mon visage. C'est sûr qu'il n'allait pas avoir de mal avec ça puisqu'il le fait très bien naturellement! Pas besoin d'engager un comédien, c'est parfait. Mes retouches étaient finalement terminées. Je soupire un moment avant de lui faire signe de se redresser. Il était temps de tourner la scène. J'espérais simplement que la scène ne soit pas trop dure pour moi, comme pour lui. Vous imaginez, deux adultes complètement coincés dans une baignoire? S'il n'y aurait pas eu les caméras, c'est sûr que les choses auraient été plus facile.

« Bon, j'espère que tu es prêt. Ne t'inquiète pas, c'est vraiment simple. Je te dirais tout ce que tu dois faire avant.

Ouais, je n'allais quand même pas lui rentrer dedans maintenant quand même. Il fallait que je fasse les choses bien pour mon clip. Il fallait également mettre en confiance Doug, même si dans mes flows il est le plus méprisable sur terre, il allait quand même tourner dans mon clip. Lui rentrer dedans maintenant ou bien l'enfoncer, ne serait pas du tout professionnel de ma part. Surtout que ce clip est très important pour moi. Les choses doivent être bien faîtes. Je lui fais alors signe de me suivre. On se retrouve alors tous les deux devant tous les autres. Certains danseurs allaient voir Doug simplement pour lui dire que ça lui allait bien. Euuuh.. C'est moi qui ai fait tout ça? Les applaudissements c'est pour moi normalement! M'enfin, je m'en fiche. Je retourne vers mon manager pour qu'il me montre rapidement comment va se passer la scène, où vont être les caméras, etc.

Bien. Il vient de me dire que je devrais être allongée dans la baignoire, Doug assit en train de me laver la jambe. Bon.. Ensuite, prendre une pause plus simple où je me redresse et l'embrasse. Un baiser plutôt basique puisque je ne toucherais pas réellement ses lèvres, je lui mordillerais simplement la lèvre inférieure comme pour montrer mon autorité. Et là, c'est le drame! Il vient clairement de me dire que je devrais retirer mon haut à un moment de la scène, je serais de dos, Doug derrière moi entrain de me tenir les seins comme pour les cacher. Euuuh.. Tu peux répéter? C'est pas très clair dans ma tête. Tu veux que je te bute? C'était clairement les mots que j'ai sortit de ma bouche, bien sûr, mon manager ne rigolait pas. Il était très sérieux. Donner une touche de sensualité au clip ne ferait pas de mal. J'espère qu'il se fiche de moi! Est-ce qu'il a au moins regarder mes tenues? Elles sont pas déjà assez sexy comme ça?? J'en peux plus, je veux abandonner maintenant.

Ma tête était remplit de questions. Comment faire cette scène? Comment le dire à Doug? Comment laisser Doug me tenir les nibards comme ça? Il devait même pas les tenir, mais les caresser en plus! Ahah! Putain, c'était la blague de l'année. Je m'avance rapidement vers Doug et lui prends le poignet violemment avant de le tirer vers moi pour l'emmener jusqu'à la baignoire. Je lui fais signe que c'était l'heure de tourner la scène et qu'il fallait qu'il s'installe. Je regarde alors rapidement autour de moi, certains danseurs se faisaient maquiller pour la suite du tournage, les caméras étaient prêtes et on allait commencer une fois que l'on serait tous les deux dans la baignoire.

« Vas-y. T'inquiète pas si sa déborde, c'est normal.

Je ne pouvais pas le lui dire, pas maintenant. J'attendrais à un petit moment dans la baignoire où on pourra être tranquille. Oui, parce qu'il a quand même des coupures pour nous remaquiller et nous donner des conseils, etc. Je lui dirais à ce moment là. Bien, j'attends que Doug entre dans la baignoire et s'installe avant d'y pénétrer à mon tour. L'eau était légèrement froide depuis le temps, mais sans plus. Le contact de l'eau me fait un effet imminent. Putain, je n'ai qu'une brassière blanche voir transparente au contact de l'eau et mes tétons pointent déjà. Ma parole, je n'ai vraiment pas de chance! Mais ça ne s'arrête pas là. Alors que je devais simplement positionnée ma jambe sur le rebord pour que Doug me la lave, mon pied glisse et atterrit directement entre les jambes du blond. Merde. C'est clairement un gros merde.

Mes yeux se posent sur Doug. Je me mordis la lèvre du bas avec mes dents. Vous voyez ce genre de tête comme si un gosse avait fait une connerie et savait qu'il allait se faire engueuler. Et bah voilà! Putain.. L'eau est peut-être tiède, mais je sens mon corps bouillir de l'intérieur. Avec la coiffure que j'ai, on peut même apercevoir clairement mes oreilles et mes joues qui deviennent rouge pivoine. Avec tout ce qu'il se passe avec lui, avec ce que je devais faire avec lui dans mon clip, il fallait que mon pied de fils de pute se colle contre son entre jambe, merde! Je n'arrive même plus à bouger. Je peux sentir clairement sa verge en dessous de mon pied. La seule chance que j'ai eu à ce moment là, c'est qu'il n'y avait personne d'autre pour savoir ce qu'il se passe. C'était sous l'eau, alors pas d’inquiétude.

Tout ce que je fais à ce moment là, c'est lui dire simplement que je suis désolée, sans pour autant le dire à haute voix. Il pouvait le lire sur mes lèvres.. J'avais envie de sortir d'ici. Je m'étais excusée pour le geste, mais surtout parce que je n'arrive pas à enlever mon pied de là!

ft. Douglas Lanteen

✿*゚‘゚・✿.。.:* *.:。✿*゚’゚・✿.。.:* *.:。✿*゚¨゚✎・ ✿.。.:* *.:。✿✿*゚‘゚・✿.。.:* *.:。✿*゚’゚・✿





Love wearing black you should see my closet. And I ain’t signin’ to no label, bitch I’m independent. Mind full of money, got a heart full of demons. See I gotta get this money, my palm itchin’. Bitch I got the mac or the .40. Turn a bitch to some macaroni. whatsername.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Douglas Lanteen
Humain Neutre
Masculin
Messages : 302
Date d'inscription : 09/12/2016
Voir le profil de l'utilisateur
Sam 13 Mai - 16:19

In your city I’m a tied dog.



Je l’avoue. J’ai frissonné quand elle a commencé à me coiffer. Ses ongles qui effleurent brièvement mon cuir chevelu, ses doigts qui sculptent les mèches de mes cheveux pour les ébouriffer joliment... Ce n’est clairement pas une coiffure aussi élaborée que la sienne, loin s’en faut, mais elle fait ça avec un soin qui rend ses gestes délicats, presque agréables. Ça me rappelle les séances de massage qu’on avait parfois, juste pour se détendre. Et c’est clairement pas le moment de ressasser ce passé révolu. Je ne suis là que pour une chose et Zara me le rappelle avec ses égards coutumiers. Un rictus ironique m’étire les lèvres lorsqu’elle m’explique ce que j’ai à faire. Sans déconner…

« Ouais, un jeu d’enfant. Toi par contre, t’arrivera à me repousser ? Ce serait gênant pour toi que tu me supplies de te prendre sur le tournage… »

Ne faites jamais ça chez vous, les enfants. Là, je joue clairement avec le feu. Si on ne devait pas retourner sur le plateau dans les plus brefs délais, je suis quasiment certain qu’elle m’aurait fait violemment ravaler cette provocation. Mais ma témérité n’est pas ce qui me tracasse le plus à l’heure actuelle. Plus ça va, plus j’ai l’impression que cette coïncidence n’en est peut-être pas une. Tiff’ qui m’envoie livrer du matos ici, le manager qui la connait et s'arrange avec elle, cette scène qui semble avoir été écrite pour Zara et moi… On peut dire que je psychote ou que je deviens parano mais on m’enlèvera pas de l’idée que ça sent le souffre. C’est trop parfait, comme traquenard. Il va falloir que je tire ça au clair. Mais pour l’heure, j’ai rendez-vous avec le rôle de ma vie, youpi… Je la suis pour retourner dans le salon, le bide noué à l’idée de faire le zouave avec elle dans une baignoire sous les yeux de tout le monde. Qu’est-ce que je ne donnerais pas pour rentrer chez moi… M’enfin, je ne suis pas le dernier des connards non plus. Même si ça me débecte, je ne vais pas foutre en l’air le clip de Zara. Quoi que je pense de sa musique, c’est une travailleuse acharnée qui se donne à fond dans son boulot d’artiste. J’ai toujours respecté cette facette d’elle et je n’ai pas l’intention de lui mettre des bâtons dans les roues. Mais c’est juste pour cette fois, hein ? C’est ce que je me dis en remerciant les danseurs qui viennent me dire que j’ai de l’allure, un peu gêné. Merci les gars c’est sympa, mais j’suis pas de la mif’, je me casse direct après ma fin de tournage. D’ailleurs quand est-ce qu’on commence ?

Du regard, je repère Zara avec son équipe technique qui se tient au courant des derniers détails. Et qui se prend légèrement la tête avec son manager, aussi. Tiens donc… Je suis trop loin pour entendre ce qui se dit mais ça n’a pas l’air de lui plaire, d’autant plus que le vieux reste intraitable. Ouais. Ça pue clairement, cette affaire. Avec un claquement de langue discret mais agacé, je la laisse m’entraîner près de la baignoire quand elle revient me chercher. J’en ai un peu ma claque qu’elle me trimballe comme ça, mais je vois bien qu’elle est de méchante humeur et j’ai pas envie d’en rajouter une couche. Sérieusement, qu’est-ce qu’il a bien pu lui raconter pour qu’elle soit dans cet état, le Caesar ? Mystère. Un sale pressentiment me souffle que je le saurai bien assez tôt. Je m’assois dans l’eau, tiède comme le petit bain d’une piscine municipale, grimaçant quand mon jean mouillé colle à la peau de mes cuisses. La poudre de coco dont je suis recouvert m’isole faiblement du froid mais j’ai l’impression d’être recouvert de beurre, ce qui n’est pas la plus agréable sensation qui soit. Vivement qu’on en finisse. Je regarde Zara s’installer à ma suite, veillant à lui laisser de la place et à ne pas regarder trop frontalement cette brassière qui devient transparente et me dévoile les aréoles sombres de ses tétons. Pas le bon plan, vraiment… Heureusement, je peux toujours compter sur elle pour me distraire.

Alors qu’elle se mettait en position, son pied dérape du rebord en émail et plonge directement jusqu’à mon entrejambe. Ouais, je déconne pas. Médusé, je tourne mon regard vers elle, en quête de réponse. Est-ce qu’elle veut se venger pour tout à l’heure ? Est-ce qu’elle va me castrer, là, devant les caméras et toute son équipe technique ? Non. Ce n’est pas son intention. En fait, on dirait même qu’elle ne l’a pas fait exprès si j’en juge par son expression gênée, la rougeur de ses joues et par les excuses muettes qu’elle m’adresse tandis que personne ne semble avoir remarqué quoi que ce soit. Oh… est-ce que je vois ce que je vois ? Elle est désolée ? Genre, vraiment désolée parce que son pied a glissé par inadvertance à un endroit inconvenant ? Nom de… J’en reste deux secondes parfaitement sans voix tant la surprise est grande. Zara n’est pas du genre à être désolée. Zara est plutôt du genre à en remettre une couche avec ostentation pour bien montrer que c’est elle qui commande et qu’elle n’a de compte à rendre à personne. Alors si on m’avait dit que je l'entendrai (presque) s'excuser un jour et dans des conditions pareilles en plus, j’aurais franchement rigolé. Mais non, ce n’est pas une blague. Je crois bien que c’est la première fois que je vois un truc pareil. Et ça ne me laisse pas indifférent, je l’avoue. Derrière les mèches qui folâtrent devant mes yeux, je souris juste pour elle. Sans que personne ne puisse la voir, ma main se pose sur son pied et le caresse lentement en remontant vers sa cheville. Je l’enveloppe de mes doigts, l’appuie légèrement sur mon entrejambe parce que je suis un mauvais garçon, puis saisit son talon pour le soulever, le sortir de l’eau et reposer sa jambe sur le rebord de la baignoire, là où elle est censée être. Je ne l’ai pas quittée des yeux et du sourire se faisant.

« Pas de mal… »

Elle va me tuer, j’en suis sûr. Mais je mourrai sans regrets, me dis-je en attrapant l’éponge de douche que me tend un accessoiriste. En fait, je commence même à voir comment je pourrais tirer mon épingle du jeu. Après tout, je n’aurai pas deux fois de suite l’occasion d’être dans une telle situation avec elle. Autant en profiter. Et lui offrir un clip qu’elle n’oubliera pas de sitôt… Alors que l’équipe n’attend plus que nous, j’indique que je suis prêt pour ma part :

« Quand vous voulez. »
« Prêt ? Eeeeet, action ! »
« Scène 3 baignoire, première ! »


Le clap retentit. Les projecteurs et l’attention de tous sont braqués sur nous. Imbibant de mousse l’éponge qu’on m’a donnée, je la pose sur le tibia de Zara et commence à remonter lentement vers son genou, lui jetant un regard sulfureux tandis que je lui nettoie la jambe comme je suis censé le faire. Ça aussi, ça me rappelle plein de souvenirs. Ce n’est pas la première fois qu’on prend un bain ensemble, oh non. La salle de bain de cette maison peut en témoigner. Ouais… en fait plus ça va, plus je suis décidé à prendre mon parti de cette situation foireuse. Qui sait quand je pourrai de nouveau la toucher ainsi ? Si je pourrais seulement l’approcher ? Quitte à être là, autant ne pas avoir de regrets. Après quelques instants, mon éponge dépasse son genou pour plonger le long de sa cuisse, repassant sous l’eau alors que je me penche lentement vers elle, en quête de sa bouche. Je dois revenir vers elle, non ? Parfait, je ne demande que ça. J’attends de voir comment elle me repoussera. En attendant, j’ai discrètement lâché l’éponge pour pouvoir caresser l’intérieur de sa jambe sous la surface de l’eau, en progressant inexorablement le long de sa peau…
CODE DE PHOENIX O'CONNELL POUR NEVER UTOPIA


✿*゚‘゚・✿.。.:* *.:。✿*゚’゚・✿.。.:* *.:。✿*゚¨゚✎・ ✿.。.:* *.:。✿✿*゚‘゚・✿.。.:* *.:。✿*゚’゚・✿

Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Dear Hybride :: 
Londres
 :: Quartier Sud :: Les résidences :: ► Zara Pacifica
-
Sauter vers: