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Forgive me, I was blind, I was foolish, I'm only human ♦ Erina (terminée)

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Erina Chikage
Humain Bon
Messages : 68
Date d'inscription : 02/05/2017
Age : 26
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Mer 3 Mai - 22:34
feat Hatsune Miku
Chikage Erina
Nom ☀ Chikage
Prénom ☀ Erina
Âge ☀ 26 ans
Nationalité ☀ Japonaise, évidemment
Sexe ☀ Pervers ! Ahem … Féminin
Sexualité ☀ Pardon mesdemoiselles mais le cœur des hommes est la seule chose qui m’intéresse
Groupe ☀ Humain Bon
Métier ☀ Aide dans une librairie spécialisée pour les personnes malvoyantes ou déficient visuel & dans une école spécialisée, de temps en temps. Je suis aussi investie dans une association pour les malvoyants et déficients visuels.
Statut social ☀ Modeste
Particularité ☀ -Je suis née aveugle et, bien que j’aimerais, comme vous voir le monde de mes propres yeux, cela ne me dérange pas. On s’habitue et on développe des capacités particulières.
-J’aime particulièrement le thé, il ne se passe pas un seul jour sans que je boive au moins une tasse.
-Je suis allergique à l’aspirine, à la framboise et aux morsures d’araignées. Oui, pas de chance n’est-ce pas ?
-J’ai peur de mon ex petit-ami. J’ai peur que mon frère me déteste entre autres.


PHYSIQUE
"Et si lointaine dans son cœur, pour moi c'est sur elle est d'ailleurs. Elle a de ses manières de ne rien dire, qui parle au bout des souvenirs." Elle est d'ailleurs par Pierre Bachelet

Que dirais-je si je devais me décrire ? Je dirais que je ne suis que du noir, il faut dire que je ne vois rien. Je peux vous dire ceci sur moi cependant : en m’analysant, je pense être une femme avec des mouvements gracieux, je l’entends dans le mouvement que font mes vêtements par exemple. Bien entendu, comme tout le monde, il se peut que je sois un peu balourde mais, vous me pardonnerez au vu de mes circonstances n’est-ce pas ? J’aime les vêtements féminins et amples. En tant qu’aveugle, je suis sensible au toucher et j’aime que mes vêtements soient doux. Je n’aime pas les cols roulés car ils me grattent le cou par exemple, je sais, je suis complexe. Je peux également vous dire qu’en touchant mon corps, je suis une femme plutôt fine mais avec quelques courbes. Mes cheveux quant à eux sont plutôt fin, d’après ce qu’on me dit c’est souvent comme ça chez les personnes qui ont des origines asiatiques. Afin d’avoir le sens de l’odorat libre, je ne mets que rarement du parfum, j’aime sentir les choses autour de moi comme une chocolaterie ou un café par exemple. Cependant, l’odeur d’une eau de Cologne peut aussi me dire quelque chose parce que je l’ai déjà senti quelque part et j’ai donc tendance à interpeller cette personne, quitte à être déçue. Les sens qui me restent sont, en quelque sorte la vue qui me manque et mon sens de l’orientation si vous voulez. On dit de moi que j'ai l'accent du pays du soleil levant lorsque je parle en anglais, je veux bien le croire. Je dirais également que ma voix est plutôt douce et mélodieuse mais peut-être que je me trompe ? Voilà comment je pourrais me décrire …

WalterGérant de la librairie
« Vous voulez que je vous décrive Erina ? Vous êtes malvoyant ou juste idiot ? Hein ? C’est pour vos études ? De sociologie ? What the crap ?! Bon, si elle vous a parlé, je suppose que je le peux aussi hein … Erina est vraiment trop mignonne, c’est le genre de nana qu’on dit mignonne voire jolie pour certains. Elle a le visage poupin des filles qui ne sont pas entrées dans l’âge adulte alors que c’est son cas. Elle fait plus jeune que son âge, elle a de la chance. Elle a la couleur de peau des personnes de son pays mais avec une particularité … Ses yeux et ses cheveux sont blancs. Ses yeux c’est parce qu’elle est aveugle de naissance et ses cheveux … apparemment, elle serait née ainsi d’après ce que je sais. Ses cheveux sont assez longs, je ne sais pas comment elle fait pour s’en sortir, les soigner et les coiffer mais elle s’en sort très bien, ils sont soyeux. Erina n’est pas spécialement grande, elle doit mesurer environ un mètre soixante-cinq je dirais mais bon, je ne lui ait jamais demandé. Elle aime porter des robes ou des jupes, souvent de couleur et quand ce n’est pas des jupes, c’est des pantalons assez amples. Dommage parce qu’elle a une taille de guêpe et je suis sûr qu’avec quelques petits ajustements, elle pourrait faire voler les regards des garçons sur elle, encore plus que maintenant je veux dire. Hm … Que puis-je vous dire d’autre ? Ah oui, son visage est très expressif ce qui me permet de détecter facilement ses humeurs, ses sentiments. Voilà ce que je peux vous dire maintenant filez, je dois travailler. »


PSYCHOLOGIE
« Plonge au cœur de moi, au fond de mes racines, de mes racines où personne ne me voit. Plonge au cœur de moi, le temps nous laisse en ruine, nous laisse en ruine, je veux renaître en toi. » Au cœur de moi par Amir

Vous savez, j’entends souvent dire « oh la pauvre » ou bien « ça ne doit pas être facile tous les jours » ou encore « et voici encore une assistée … » pour les moins sympathiques. Ce qu’ils ignorent c’est que malgré le fait que je sois aveugle, je suis loin d’être assistée ou que ma situation me dérange. Certes, ce n’est pas toujours facile pour diverses raisons mais je suis aveugle depuis ma naissance et j’ai donc appris à vivre avec ce handicap et je l’accepte, c’est important d’accepter sa situation. Je pense qu’être aveugle de naissance a été une chance pour moi. Pourquoi ? Parce que je vois le monde d’une manière différente et j’aime cette façon de voir le monde et la vie. De plus, malgré mon handicap, je suis plutôt indépendante, en effet, j’ai appris au fur et à mesure des années à vivre comme tout le monde –ou presque-. Je me lave, je me coiffe, je m’habille, je cuisine seule. Dans la rue, je n’utilise quasiment jamais la canne que l’on m’a donné quand j’étais plus jeune. Vous voyez donc que je suis loin d’être une assistée n’est-ce pas ? Oui, je me vexe quand on me dit ça mais à ma place, ce ne serait pas la même chose pour vous ?

Le fait d’être aveugle ne signifie pas que l’on peut se jouer de moi facilement. Comme je le dis souvent : « je n’ai pas besoin de voir pour savoir ». Je n’ai peut-être pas la vue mais j’ai mes autres sens et je m’en sers. J’ai appris à les utiliser afin d’être ce que vous nommez « observatrice » ou « avoir des yeux de lynx ». Plutôt ironique quand on y pense non ? En fait, si vous fermez les yeux ou que vous avez un bandeau sur les yeux et que vous vous concentrez, je suis sûre que vous pouvez faire la même chose. Je peux vous dire par exemple que vous venez de changer de position sur votre chaise grâce au froissement de vos vêtements contre le tissu. Je peux également vous dire que vous êtes un peu nerveux ou alors en joie ou triste ou en colère suivant le ton de votre voix également. Et puis, si vous changez de parfum ou d’eau de Cologne, ça veut peut-être dire que vous avez un rencard par exemple. Mes sens sont très développés en quelque sorte. Oh bien sûr, je ne suis pas omnipotente et il est très possible que je loupe quelques petites choses.

Voilà ce que je peux dire en premier lieu. Oui, je ne me cache pas et je parle de mon handicap sans le moindre problème. Vous avez pu constater que je possède également un certain humour sur la question également. Pourquoi ai-je décidé d’en parler en premier ? Parce que c’est important de savoir qui je suis, comment je vis et comment je vis mon handicap n’est-ce pas ? Mais, passons à la suite voulez-vous ?

Que puis-je dire d’autre ? Oh, je sais, je suis une grande lectrice –en braille évidemment-. Les livres, c’est une passion que je partage avec ma famille. Au fur et à mesure du temps, grâce à la lecture et à mon handicap, j’ai développé une grande imagination. Certains pensent qu’elle est trop grande, d’autres pensent que mon imagination est intéressante, marrante. Je ne sais pas si c’est lié mais on m’a très souvent dit que j’étais une rêveuse. C’est vrai que, parfois, je suis dans mon propre petit monde, je me détache un peu de ce monde mais je le fais de manière inconsciente comme pas mal de rêveur. C’est en général quand j’entends un bruit ou que l’on me secoue que je me « réveille ». Je crois surtout que j’ai besoin de ces petits moments de rêve et d’émerveillement.
Etant donné que je lis beaucoup et qu’il y a souvent des histoires d’amour dans les livres, notamment dans les contes de fée, on peut dire que je suis une romantique. J’aime les délicates attentions, le fait de me sentir protégés, aimé, bref, ce genre de choses que pas mal de romantiques aiment en réalité. Je n’ai eu que très peu de relations amoureuses et c’est pourquoi je suis les relations de mes proches, celles de mon frère ou de Jin entre autres. Rassurez-vous, je ne m’identifiais pas hein, je voulais juste savoir s’ils étaient heureux, c’est ce qui m’importait le plus. Cependant, c’est vrai que pour les relations amoureuses, j’aime bien savoir les derniers potins de mes proches surtout. J’imagine ensuite cette relation comme un livre en plusieurs chapitres et cela me plaît énormément. Encore une fois, je ne vais pas m’immiscer au milieu de cette histoire d’amour comme une cinquième roue sur un carrosse mais si on vient pleurer sur mon épaule, je veux bien donner des conseils. Je ne sais pas s’ils seront bons ou pas mais si je peux aider alors, je le ferais avec plaisir.

J’aime donc aider les autres mais n’essayez même pas de m’avoir, je suis peut-être aveugle et rêveuse mais je ne suis pas complètement idiote. Je sais, en général, quand on veut se servir de moi. Je veux bien être gentille mais il y a des limites tout de même. J’aide ceux qui en ont besoin, qui sont en difficultés et qui ont vraiment besoin d’aide … Sauf si c’est une personne que je n’aime pas. Ben quoi ? Je vous l’ai dit, je suis gentille mais j’ai mes limites. Peut-être qu’aider les autres me permet de savoir que je ne suis pas la personne la plus infortunée de ce monde ? Qu’il y a beaucoup plus grave que le fait d’être aveugle aussi ? Peut-être qu’il y a un peu de cela, je ne peux pas le nier. Dans tous les cas, si je peux aider et si je le veux alors, je le ferais mais ma priorité restera mes proches avant toute autre chose.

Il y a une chose qui peut me faire sortir de mes gonds –ce qui est assez difficile en règle générale- : l’injustice. Mon père, qui travaille dans la justice m’a légué cette partie de lui et je ne peux que l’en remercier. Si j’avais eu le don d’être un orateur extraordinaire, nul doute que je me serais jeter bec et ongle en temps qu’avocate afin de défendre les innocents et victimes. Je déteste le fait que quelqu’un accuse une autre personne sans preuves : que ce soit pour une histoire de vol à une histoire de tromperie entre amoureux. Je suis peut-être un peu vieux jeu ou avec un esprit plus chevaleresque que je ne le pensais mais c’est ma façon de fonctionner. Si je prends la défense de quelqu’un et qu’il se révèle alors « coupable », je vais plutôt très mal le prendre et j’aurais tendance à dire tout ce que je peux penser de cette trahison. Effectivement, je suis légèrement rancunière. Beaucoup en fait quand on me fait une grosse crasse.

Aujourd’hui, je pense être plus forte qu’avant. Je n’étais qu’une pauvre petite naïve, rêveuse et romantique, j’ai grandi, j’ai acquis de la maturité sur certains points. Je ne pense pas être naïve aujourd’hui. Je ne pense pas être cette petite fille innocente, un peu utopiste et un peu stupide il faut bien le dire aussi. Ce que j’ai traversé m’a permis de comprendre que j’avais fait de grosses erreurs et que je devais en payer le prix et les pots cassés. Je me pense plus forte qu’avant mais peut-être également que je suis fragilisée. Fragilisée par la peur d’être retrouvée. Fragilisée par la peur de perdre les personnes qui me sont précieuses. Fragilisée par la peur de ne pas totalement les retrouvés. Au final, je ne sais plus vraiment si je suis plus forte ou si je suis plus fragile. Peut-être que ce n’est pas à moi de définir ce genre de choses ?

Je suis plutôt du genre calme, ce n’est pas mon genre de foncer tête baissée dans le tas. Je pense qu’en effet agir sous l’effet de l’impulsivité est très dangereux, prendre une décision ainsi peut s’avérer être un très mauvais choix. Réfléchir, prendre le temps c’est mieux mais il ne faut pas non plus hésiter pendant trois ans et être indécis. On peut être réfléchi et être très tranché dans ses choix, ce n’est pas incompatible selon moi. Je ne dis pas qu’il ne m’arrive jamais d’être impulsive ou téméraire, loin de là mais c’est assez rare quand c’est le cas. L’impulsivité peut aussi conduire à une injustice, c’est aussi pour cela que je n’aime pas ce genre de choses mais cela peut conduire également à hausser le ton, ce qui n’est pas tellement mon genre. Je suis plutôt du genre patiente. Très patiente parfois mais, comme pour tout, il y a une fin et quand elle se termine, mieux vaut ne pas être à mes côtés.

Vous savez, je ne suis pas une très grande courageuse, je me planque facilement derrière les barrières que je me forge ou alors je me cache derrière quelque chose ou quelqu’un quand ça devient plutôt physique et concret. Vous pensez qu’avoir un handicap c’est avoir du courage et avancer ? Ce n’est pas toujours vrai. Oui, c’est vrai, je suis complexe, pleine de doute mais qui peut m’en vouloir hm ? Quand je dois fuir ou pour X ou Y raison, quand je panique et quand je n’ai pas le temps de réfléchir à ce que je dois dire, je donne des raisons bidons que personne ne prend au sérieux par exemple : « je dois partir plus tôt parce que … heu … j’ai une leçon de conduite ». Oui, je sais, je suis parfaitement consciente de l’absurdité de mes propos et je m’en veux évidemment ensuite mais c’est comme ça, je n’y suis pour rien.

Je suis aussi du genre taquine avec ceux que j’aime. J’aime bien ça. J’aime bien les entendre chercher leurs mots. Entendre le rougissement quand on parle amour ou ce genre de choses. Je sais aussi quand m’arrêter, il y a des sujets que l’on ne doit pas toucher et que j’évite de toucher à moins d’être forcé en quelque sorte. Il n’empêche que taquiner avec des alliés c’est toujours mieux, par exemple quand je taquinais Ikuto avec Jin, c’était les meilleurs moments. Ils restent gravés en moi et ce pour toujours.

Je suis aveugle et donc, je suis plutôt du genre maniaque. Je déteste quand on touche à mes affaires. Chaque chose est à une place précise et si on déplace quelque chose et qu’on ne me le dit pas, je suis complètement perdue pour une raison que l’on peut comprendre. C’est pourquoi je range moi-même ce qui m’appartient car je suis sûre de ce que je fais et que si je le fais mal, je ne m’en prends qu’à moi. Par exemple, dans mon placard, je range mes affaires par couleur, évidemment, je demande à quelqu’un de me dire la couleur. Je n’aime pas que les choses traînent sur le sol bien entendu et je déteste quand le col est collant. Oui, parce que j’ai gardé l’habitude de marcher pied nu dans l’appartement, au Japon, c’est ainsi, c’est une question de respect et de courtoisie de se déchausser en rentrant.

Concernant les hybrides, je n'en ai jamais eu de personnel mais Jiro en avait sous ses ordres. Personnellement, je trouve ces personnes -car les considère comme tel- comme des êtres qui méritent d'être découvert. Je pense que ce sont des personnes extraordinaires et si jamais un jour je devais avoir un hybride, je ne le considérerais pas comme un esclave mais comme un ami, un colocataire. Je pense que c'est dans mon caractère et peut-être que vous allez me trouver bête à pleurer, naïve peut-être aussi mais c'est ainsi ...

Je pense avoir dit beaucoup sur moi mais en vrac je peux vous dire que je suis aussi musicienne, je joue du koto depuis un sacré moment. Cela m'a permis, je pense, de développer mon indépendance. Je suis également une grande gourmande, j'adore ce qui est sucré. Je suis un peu têtue, je dois bien l'avouer. Quand je ne connais pas un endroit, je me perds facilement mais j'arrive toujours à retrouver mon chemin d'une manière ou d'une autre. Et puis ... heu ... bon, il doit y avoir tout un tas de choses que j'ai oublié donc, venez, je ne mords pas. 


HISTOIRE

Nouvelle épreuve, nouveau lien

Elle se trouve sur son lit d’hôpital, assise, le dos calé contre un oreiller. Elle a les yeux dans le vague. Elle frissonne et frictionne ses mains sur ses bras. Elle a peur. Elle vient de mettre au monde son deuxième enfant mais le médecin a demandé à une sage-femme d’emmener le bébé immédiatement. Elle n’a pu tenir son enfant que quelques instants, elle n’a pas réellement eu le temps de la regarder, de voir si elle ressemblait à son père ou bien à elle-même. Maintenant, elle a peur parce qu’elle n’a pas de nouvelle. Elle a l’impression qu’on lui a arrachée son bébé et qu’on lui cache quelque chose. Elle a déjà eu cette impression lorsqu’on lui a annoncé qu’Ikuto, son fils de 5 ans était albinos. En tant que mère, elle ne pouvait pas ne pas s’inquiéter. Elle imaginait même le pire. Soudain, deux coups sont frappés à la porte et elle répond immédiatement. Un médecin et une sage-femme entrent dans la pièce, cette dernière tient son enfant dans les bras. Elle se sent soulager de savoir que son bébé est toujours là, bien vivante, elle entend ses gazouillis mais elle n’aime pas le regard du médecin. Elle se concentre alors sur la sage-femme et tend les bras pour recevoir son enfant. La sage-femme dépose sa fille, Erina dans ses bras et s’en va, laissant ainsi le médecin, la mère et l’enfant seuls. Elle pose son regard sur sa fille et remarque immédiatement la couleur des quelques cheveux qu’elle possède sur le crâne : aussi blanc que la neige, aussi blanc que ceux de son frère. Légitimement, la maman se demande si sa fille va être albinos également mais lorsque la petite ouvre les yeux, elle se rend compte que c’est autre chose … « Chikage-sama, votre fille est en bonne santé malheureusement, elle est aveugle. Je suis désolé. » La femme ne réagit pas immédiatement. Elle serre son bébé contre elle doucement avant de dire : « Merci Sensei. » Le médecin comprend qu’il doit sortir et qu’il n’a pas à s’en faire pour cette petite, elle serait aimée et choyée par sa famille, ce qui n’est pas le cas de tous les bébés nés avec un handicap.

Quelques heures plus tard un homme rentre dans la chambre tenant par la main un enfant d’environ cinq ans. L’homme possède le charisme des hommes sûrs d’eux, de ceux qu’on écoute sans pour autant être imposant ou étouffant. Le bébé dort dans le berceau de l’hôpital tandis que la maman lit son livre de chevet du moment. Elle lève les yeux de ce dernier et sourit aux deux nouveaux arrivants. Elle attrape Ikuto, son fils et le dépose sur le lit, à ses côtés et lui présente sa petite sœur qui ne ce doute de rien. Le papa se penche sur le berceau de la nouvelle arrivante. Ses lèvres s’étirent d’un sourire tendre et doux : « Chéri, je dois te dire quelque chose … » La voix de sa femme à la fois calme, triste et résolu lui fait tourner la tête vers elle. Son visage est marqué par la fatigue de l’accouchement et l’inquiétude d’une mère. Tandis qu’elle caresse les cheveux d’Ikuto d’une main, elle dit à son mari : « Erina est aveugle. » Elle n’est pas du genre à tourner autour du pot, surtout quand cela concerne ses enfants. Son mari reste un instant figé, ne sachant pas réellement comment digérer la nouvelle ou tout simplement parce qu’il ne s’attendait pas à cela : un bébé ne mérite pas de naître avec un handicap. Il ferme les yeux et hoche la tête même si la nouvelle semble moins bien passé que pour sa femme … Il accepte sa fille sans retenue après tout, elle est de son sang. Ikuto n’est pas sourd, il entend bien la conversation qui se déroule entre son père et sa mère. Il décide de poser la question qui le taraude « Ca veut dire quoi aveugle ? » « Cela signifie que ta petite sœur ne peut pas voir. Elle verra le monde ainsi. » Sa maman pose une main sur ses yeux pour qu’il comprenne bien ce que cela implique : elle ne verrait rien. Les parents savent que la maison familiale va devoir être légèrement changer et les coins de table bien protégés afin que le bébé, quand elle commencera à ramper puis marcher ne se fasse pas trop mal. Ils savent aussi que la vie ne sera pas facile pour cette enfant qui vient tout juste de naître mais, tout comme pour Ikuto, ils sont sûrs, qu’elle pourra se débrouiller et qu’elle en sortira grandi par rapport aux autres …

Le bébé gigote dans son berceau jusqu’à ouvrir ses grands yeux tout aussi blancs que les cheveux qui sont sur son crâne. Elle se met alors à pleurer et sa mère la prend tout contre elle pour lui parler doucement, rassurante et l’enfant ce calme petit à petit. Elle ignore que six pairs d’yeux sont rivés sur elle. En gigotant, elle attrape le doigt de son grand-frère sans savoir que ce serait le début d’un magnifique lien entre lui et elle. Erina doit se sentir ballotté des bras de sa mère dans les bras de son père et, bizarrement, la voix puissante et masculine de son père semble l’apaisé encore jusqu’à ce qu’elle se rendorme.

Les premières années, la dépendance.
Virage vers l’indépendance

Noir. Il fait complètement noir. Erina vit dans ce monde-là. Un monde où elle ne peut pas voir les couleurs, où elle ne voit pas les formes, où elle ne voit pas le danger. Un monde noir qui, quand on est aussi jeune qu’Erina fait peur. La petite fille a très vite réalisé, quand elle a eu l’âge, qu’elle était différente de sa famille. Oh bien sûr, encore aujourd’hui, elle ne comprend pas tout mais elle sait qu’ils ne vivent pas dans un monde noir, elle s’en rend bien compte lorsqu’ils parlent de quelque chose et qu’elle ne sait pas ce que c’est parce qu’elle n’a jamais vu ce genre de choses. La petite fille de cinq ans a peur de beaucoup de choses, n’ose pas s’aventurer sans son frère ou ses parents. La nuit, quand elle se réveille, elle n’ose pas forcément sortir de son lit pour aller aux toilettes par exemple. Elle est dépendante de sa famille. Un soir alors qu’elle devait aller se coucher, elle craque et demande : « Nii-chan, pourquoi est-ce que je suis comme ça ? » Mais Ikuto n’a pas la réponse à sa question, elle le sait. Elle n’en veut à personne mais elle se pose la question : pourquoi elle et pas une autre personne ? Pourquoi est-ce qu’elle est aveugle ? Pourquoi est-ce qu’elle est dépendante comme ça ? Pourquoi est-ce qu’elle n’est pas courageuse ? Mais toutes ces questions, quand on a 5 ans, c’est difficile de les exprimer parce qu’on n’a pas les mots à cet âge-là. Pourtant, la présence de son frère lui fait du bien, l’apaise doucement jusqu’à ce qu’elle s’endorme.

Quelques jours après cela, ses parents lui présentent un professeur qui va venir chez eux pour lui faire l’école. C’est une personne spécialisée pour les personnes qui, comme elle, ne voient pas. « Je ne suis pas la seule ? » C’est la question que pose alors Erina envers le professeur, elle a l’air surprise. Ses parents aussi le sont, elle n’avait jamais posé cette question auparavant. Le professeur dit alors : « Non, tu n’es pas la seule. Dans le monde entier il y a beaucoup de personnes qui sont dans ton cas. Ils vivent d’ailleurs très bien et ils sont plutôt indépendants. » « Vraiment ? » « Oui, tu peux me faire confiance. » « Je vais faire des choses comme Nii-chan à son école ? » « Oui, je vais t’apprendre autant de choses que possible. Tu es prête ? » « Oui sensei ! » Peut-être est-ce en partie grâce à cela mais la petite fille a repris du poil de la bête et grâce à son professeur, elle a commencé à apprendre ce que tous les enfants apprennent à l’école et grâce à un ami de son professeur qui, lui aussi est aveugle, elle apprend des choses pour être plus indépendantes, moins peureuses des choses et du « regard » des autres, des murmures qu’elle peut entendre quand elle est dans la rue. Qui plus est, plus elle grandit et plus elle réalise que l’amour de sa famille est la seule chose qui compte vraiment. Ils acceptent qui elle est. Ils acceptent son handicap et l’aident au maximum de leurs capacités. C’est à elle de continuer à avancer, de faire son propre bonhomme de chemin, de se construire malgré le handicap ou grâce au handicap. Elle sait maintenant qu’il faut qu’elle fasse un choix : s’abattre sur son sort ou bien l’accepter et vivre avec. Elle décide de faire le second choix et de surprendre jour après jour ceux qui voient. Erina apprend à voir autrement. Elle voit aux travers des yeux d’Ikuto de qui elle est très proche et de ses parents. Elle pose des questions sur tout et sur rien, utilise son sens du toucher pour connaître le contour de chaque objet qu’elle peut mais aussi des personnes qu’elle aime et qui l’autorise à faire ça. Elle utilise ses sens pour se repérer, savoir si quelqu’un s’approche d’elle et pour tout un tas de choses. En clair, elle vit et elle est heureuse. Elle a peut-être une vie que l’on peut dire banal mais elle aime cette vie parce qu’elle est bien remplie, remplie de choses positives.

"Enchanted to meet you"

Oh bien sûr tout cela s’est fait sur le long terme, on ne peut pas apprendre rapidement tout ça. Il faut du temps, de la patience et de la passion aussi. En parlant de passion Erina, dès qu’elle a réussi à lire complètement et parfaitement le braille s’est passionnée pour la littérature, passion commune dans la famille puisque sa mère est professeure de littérature dans une grande université. Elle aime aussi son père s’entraîner à faire des plaidoyers puisque ce dernier travail dans la justice, la voix de son père et le charisme qui se dégage de sa voix l’avait toujours fasciné mais encore plus lorsqu’il manipule les mots, elle a toujours eu l’impression d’avoir un virtuose devant elle.

La musique fait partie intégrante de sa vie. Elle n’a pas besoin de voir, elle se laisse juste transporter et, parfois, après tant d’informations, ça fait un bien fou. Elle n’a pas besoin de comprendre non plus la langue pour savoir si elle aime ou non une chanson, elle se laisse avoir, attraper et c’est tout. C’est cependant lors d’une émission télévisée qu’un jour, Erina a attendu un instrument qu’elle ne connaît pas. « Qu’est-ce que c’est ? On dirait un instrument à corde ? » « C’est un koto, c’est un instrument traditionnel Erina. » « J’aime le son qu’il dégage et la personne qui en joue semble être généreuse … » « Comment tu peux dire ça ? » « Je n’en sais rien, juste une impression, c’est difficile à expliquer. » Et c’est vrai, c’est difficile d’exprimer ce qui lui paraît être naturel parce qu’elle l’entend. Quelques jours plus tard, elle assiste à un concert de kotoïste et tombe définitivement amoureuse de l’instrument et du son qu’il produit mais elle ne demande rien parce que ce n’est pas son genre de demander. C’est sa famille qui lui propose d’apprendre à jouer du koto quand elle a 9 ans et la petite saute sur l’occasion. Evidemment, être aveugle est loin d’être un avantage au début. En effet, les partitions ne sont généralement pas en braille et le professeur désigne souvent les cordes avec les doigts avant de se souvenir qu’Erina ne peut pas les voir. Cependant, Erina après avoir appris le bruit de chaque corde à donner un surnom à chacune d’entre elles afin que ce soit plus facile pour sa professeure et ça marche bien ainsi. Le koto est un instrument difficile mais tellement passionnant, raffiné et élégant qu’elle ne se résout pas à jeter l’éponge, tout au contraire. Elle est l’une des élèves les plus assidue du cours et comme elle n’est pas du genre à s’arrêter au premier problème, Erina apprend, retient et joue. Certes, elle n’est pas la plus douée mais au moins, elle s’entraîne et s’améliore petit à petit. Elle a l’impression que sa vie lui appartient complètement désormais même si elle reste un peu tributaire de sa famille. Elle se rend compte que le koto lui donne la liberté et lui donne encore plus d’indépendance car il lui permet d’étendre son champ de possibilités et d’aptitudes également.

A l’âge de 10 ans, elle fait la connaissance d’un certain Zayn Jin Lowell grâce à son grand-frère. Ils sont tous les deux très amis et Erina, de façon très naturelle « adopte » Zayn qu’elle nomme Jin parce qu’elle préfère son second prénom et parce que c’est plus facile à prononcer, c’est surtout pour ça en fait. Elle se souvient à la perfection de la première fois où elle a rencontré Jin, son frère l’a emmené dans la maison familiale. Elle avait entendu deux voix derrière la porte et quand cette dernière c’est ouverte, elle avait reconnu celle de son frère mais pas celle du nouveau venu. En tant que grande curieuse, elle a débarqué devant les deux garçons, un grand sourire aux lèvres : « Bon retour à la maison Nii-chan ! Bienvenue inconnu ! Je suis Erina, j’ai 10 ans et j’ai comme qui dirait du mal à te voir» Et elle avait rigolé devant sa blague pas drôle. C’est ainsi qu’elle a rencontré Jin. Au début, c’est elle qui parle beaucoup et souvent pour rien car Jin s’éclipse de façon discrète ou bien l’ignore mais au fur et à mesure, elle a finalement pu parler avec lui. Dans sa tête, elle a comparée Jin à un chat : méfiant, indépendant, qui n’en fait qu’à sa tête mais adorable quand on le connait ensuite. Erina adore Jin, réellement. Il devient un confident, un allié de choix pour faire des blagues à son grand-frère, un protecteur, un ami. Bref, il est tout aussi important pour elle que son frère et ses parents.

Mon choix de carrière : c’est limpide !

Erina a maintenant 15 ans et un bouleversement se fait dans sa vie. Jin s’en va à l’étranger, en Angleterre, à Londres. C’est un vrai choc pour elle mais elle l’encourage et lui sourit quand il part alors qu’elle a envie de pleurer. Elle a l’impression de le perdre et ça lui fait peur parce qu’elle n’a jamais perdu personne. Elle sait que c’est probablement mieux ainsi pour lui car il a l’air vraiment heureux de cette opportunité et puis, de toute façon, il y aura toujours un moyen pour se contacter. Mais quand même … Et puis, quelques temps plus tard, c’est Ikuto qui s’envole pour Londres et là, c’est un déchirement total. Elle se sent bien seule. Elle a l’impression d’être mise de côté quelque part, elle n’a plus ses repères et ça lui fait beaucoup de mal. Sans eux, les journées sont bien différentes, ennuyantes, longues. Bref, elle a l’impression qu’il lui manque quelque chose. Cela dure plusieurs mois avant qu’elle ne se remette complètement de l’absence de son frère et de Jin.

« Erina-chan, pourquoi tu ne vas pas à la fac ? » « Sensei, je l’ai déjà dit, la fac n’est pas un endroit spécialisé, je ne pourrais pas suivre. » « Il peut y avoir des personnes qui t’aident tu sais ? » « Oui, mais je sais déjà d’avance que la fac n’est pas pour moi. » « Tu en as parlé avec ta famille ? » « Non, pas encore, je sais qu’ils vont me dire la même chose que vous Sensei. Ma décision est prise, je veux rentrer dans le monde du travail. » « Tu as pourtant le niveau pour aller en fac, c’est du gâchis Erina-chan. » Erina a simplement sourit.  Evidemment, quand elle a annoncé son intention avec son professeur à ses côtés, ses parents n’ont pas été très d’accord. « J’ai déjà décidé de ce que je veux faire … Je veux aider les enfants qui, comme moi, ne peuvent pas voir, les aider à apprendre. C’est grâce à Sensei que je veux faire ça. » « … Huh ? Tu ne m’en avais jamais parlé Erina-chan. » « Surprise Sensei mais je suis sérieuse quand je dis cela. » « Tu vas donc devoir aller dans une école ! » « Huh ? Parce que j'ai dit que je ne voulais pas aller dans une école ? » « Tu as dit que tu ne voulais pas aller à la fac ! »« C'est vrai mais l'école et la fac sont deux choses différentes n'est-ce pas ? » Le sensei tente de supprimer l'éclat de rire qui lui brûle les lèvres tandis que les parents échangent un regard fiers de leur fille.  

Quelques jours plus tard, Erina passe des examens pour rentrer dans une école qui va lui permettre de réaliser son rêve sans qu'elle ne soit pour autant mise à l'écart. En effet, la plupart des élèves ont également un handicap : aveugle, malvoyant ou bien malentendant. Là, elle se fait des amis(es) et grâce aux technologies, les aveugles peuvent communiquer avec les malentendant. Elle sait qu'ils ont également une langue particulière : le shuwa (aussi prénommé la langue des signes) mais elle ne peut pas vraiment l'apprendre étant donner que ça se base sur la vision. Elle sait qu'elle en a pour 5 ans, c'est à la fois long et court mais elle se dit que c'est une bonne chose. De plus, elle sait qu'elle peut faire des stages assez souvent ce qui la rassure. Elle va pouvoir se faire la main. Dès le premier stage d'ailleurs elle se sent utile. Elle sent qu’elle peut faire quelque chose de bien de sa vie et ça lui plaît. Chaque soir, elle repart chez ses parents avec un grand sourire, elle parle avec enthousiasme de ce qu’elle fait. Ses parents commencent à être rassurés et se disent qu’au final, peut-être qu’elle a trouvé sa voie, sa vocation et Erina n’est pas loin de le penser également. Apprendre à donner des cours, donner des cours en stage, les aider à être indépendant et parler avec ceux qui, pour une raison ou une autre ont perdu l’usage de leurs yeux depuis plus ou moins longtemps est extrêmement stimulant pour elle. Elle redonne un peu de ce qu’on lui a donné et elle se dit que si elle peut faire comprendre à certains qu’être aveugle n’est pas qu’une mauvaise chose alors, elle a gagné. Ils peuvent prendre la relève et continuer de vivre à peu près normalement, surprendre ceux qui voient et faire taire les mauvaises langues ou les commérages. Si elle peut faire ça et bien plus encore alors, sa vie n’en est que plus belle. Mais pour cela, il va falloir qu'elle est son diplôme.

« J’ai cru rencontré l’âme sœur, le prince dont on rêve … »

Erina déménage dans un petit appartement malgré l’avis défavorable de ses parents, surtout son père en fait. Là encore, Erina n’a pas cédé, elle sait cuisiner un minimum, elle connait le chemin par cœur et au pire, elle a sa canne en cas de problèmes. Erina vit seule dans son petit appartement pour la première fois de sa vie, elle doit s’adapter de nouveau mais elle le fait avec plaisir même si elle ressent souvent la solitude. Elle va d’ailleurs tous les week-ends manger chez ses parents ou bien c’est elle qui les invite afin qu’ils se rendent compte qu’elle n’est plus la même petite fille qu’avant, celle qui ne pouvait pas se débrouiller seule, celle qui avait peur, celle qui ne se sentait pas légitime ni bien dans sa peau. Au final, quand elle racle ses souvenirs, elle se dit qu’elle a fait pas mal de chemin et elle est fière d’elle. Oh oui, elle en a fait du chemin depuis lors …

Lors de sa vingt-et-unième année de vie sur la planète, la jeune femme a rencontré un certain Jiro Yukihide. Cette première rencontre, c’est grâce à la pluie puisque la jeune femme a trouvé refuge dans un café alors qu’il pleuvait des cordes et qu’elle n’avait pas pris de parapluie. Jiro avait cédé sa place à Erina afin qu’elle puisse s’asseoir et ils avaient discuté un peu avant qu’il ne s’en aille. C’est ensuite qu’elle s’est aperçue qu’elle ne connaissait pas son nom et qu’elle n’avait pas eu l’occasion de le remercier correctement. Cependant, par plusieurs heureuses coïncidences ou par le destin, comme vous le voulez –ou alors Jiro, qui sait ?-, ils se revoient plusieurs fois et, petit à petit, nouent une relation très amicale. Jiro fait rire Erina qui se plaît à l’entendre parler. Il est plus vieux qu’elle, fait partie d’une grande famille dans le sens aisé du terme et qu’il est destiné à reprendre l’entreprise. Erina l’encourage comme elle peut car elle ne connait pas ce genre de pression mais il semble que cela fasse du bien à Jiro. Les deux jeunes gens se voient autant que possible et elle comprend qu’elle est tombée sous le charme de ce garçon mais elle ne veut rien gâcher. Elle ne dit rien et elle pense que c’est réciproque sans être réellement sûre d’elle car après tout, elle n’a jamais eu de petits-amis puisque, disons-le comme c’est, ça ne se bousculait pas au portillon, elle n’a pas eu vraiment de prétendant. Elle ne veut pas se précipiter, elle veut être sûre de ses sentiments et puis, avoir quelqu’un qui flirt avec elle, c’est plutôt flatteur et ça lui fait du bien. Elle se sent mignonne ainsi, c’est ce que veulent les femmes après tout n’est-ce pas ?

En tant qu’amis, Erina et Jiro passent beaucoup de temps ensemble et ce dernier ne lui propose pas d’aller au cinéma par exemple. Il est délicat avec lui et propose plutôt d’aller voir écouter du koto ou des concerts par exemple. Avec lui, Erina a vraiment l’impression d’être comprise, accepté telle qu’elle est, qu’il accepte son handicap. C’est vraiment un tout autre sentiment qu’elle ressent quand elle est avec lui, différent de celui qu’elle a avec Ikuto est différent de celui qu’elle a avec Jin. Jin dont elle avait suivi l’histoire d’amour, rêvé d’en avoir une comme la sienne avec Avery et où elle avait beaucoup pleuré de rage, de tristesse parce qu’on avait volé le bonheur de Jin, un bonheur qu’il mérite amplement. Maintenant qu’elle est amoureuse, elle s’en veut d’être heureuse alors que l’un de ses plus précieux amis est à l’agonie. Elle n’ose donc rien dire à son frère, à sa famille et encore moins à Jin qu’elle n’arrive même pas à aider –bien piètre amie qu’elle fait-.

Finalement, Erina et Jiro se sont mis ensemble mais elle n’en parle pas à sa famille parce que c’est trop tôt. Parce qu’elle ne sait pas trop comment le dire. Parce qu’elle sait qu’ils vont certainement vouloir le rencontrer après avoir fait des recherches sur lui, elle les connaît trop bien pour savoir qu’ils en sont parfaitement capables. Oh bien sûr, comme toutes les filles, elle rêve de le présenter à sa famille et de se marier avec lui et même d’avoir des enfants, convaincue qu’elle est d’avoir trouvé l’homme parfait pour elle.

"Maybe I'm foolish, maybe I'm blind, thinking I saw through it" Human par Rag'n'bone man

Erina a tout ce qu’elle désire depuis toujours : amour, amitié, famille, indépendance. Son diplôme aussi, elle vient de l'avoir avec une excellente mention et de très bonnes appréciations de la part de chaque école où elle a fait son stage. Etre riche ne l’intéresse pas, tout ce qu’elle veut c’est être auprès des personnes qu’elle aime et c’est tout. Avec Jiro, elle se sent aimé, protéger et il lui arrive de rester plusieurs jours chez lui, dans sa maison traditionnelle mais un jour, après deux ans d’amour, elle surprend Jiro en pleine conversation avec un homme à la voix grave et aussi froide que la glace. Ils parent d’une livraison spéciale, quelque chose qu’elle ne comprend pas. Elle se dit que c’est une livraison importante pour l’entreprise de la famille de Jiro mais elle se méprend complètement et le comprend dès que l’homme à la voix glaciale prononce le nom de famille Kai. Erina sait que cette famille fait partie de la mafia japonaise, elle en a entendu parler quand ses parents pensaient qu’elle dormait, quand elle vivait encore chez eux. Elle sait qu’ils sont dangereux mais Jiro ne semble pas avoir peur d’eux, au contraire, il semble bien les connaître. Erina est peut-être un peu naïve mais elle est loin d’être idiote, elle additionne le tout et comprend que Jiro et sa famille font partie de la mafia japonaise et donc, qu’ils ont un pied dans l’illégalité. Elle est tellement surprise qu’elle se fige complètement et qu’elle n’entend pas arriver quelqu’un qui la fait hurler quand il pose une main sur son épaule. Evidemment, Jiro ouvre la porte et aperçoit qu’elle est à genoux sur le sol, tremblante et il menace du regard celui qui lui avait fait peur avant de s’accroupir à sa hauteur pour l’aider à se relever et l’accompagner jusqu’à leur chambre.

Pendant qu’elle est seule dans la chambre, Erina réfléchit à toute vitesse et en vient à la conclusion suivante : elle doit partir. Elle aime Jiro mais elle ne peut pas rester. Ce monde de la mafia lui fait peur et c’est contraire à ses principes pacifiques et contraire à tout ce qu’on lui a inculqué, tout ce qu’elle a vécu. Ce n’est que quelques jours plus tard qu’elle se décide à en parler à Jiro : « Jiro ? » « Oui darling ? » « Il faut qu’on parle toi et moi, seul à seul s’il te plaît. » Elle semble triste mais Jiro sait que s’il tente de lui mentir et laisser quelqu’un dans la pièce, elle le saura d’une façon ou d’une autre alors, il fait sortir tout le monde et elle attend quelques instants avant de dire : « Jiro, ce que je vais te dire me fait mal au cœur mais j’ai beaucoup réfléchit et c’est la meilleure solution. Jiro, toi et moi … ça doit se terminer. Je suis désolée. » Elle ferme les yeux mais reste attentive au moindre de ses mouvements. Il reste stupéfait un instant avant de demander : « Pourquoi Erina ? » « Parce que nous ne sommes pas du même monde. » « J’ai compris que tu avais entendu notre conversation l’autre jour, c’est pour cela que tu veux arrêter notre relation ? » « Oui. S’il te plaît Jiro, laisse-moi partir. » Quelques larmes roulent le long de ses joues et elle s’enfuit sans attendre ni entendre ce qu’il dit. Elle ne veut pas sinon, elle pourrait être capable de retomber dans ses bras …

Jiro est, cependant, loin d’être un gars dont on se « débarrasse » facilement, qui laisse passer les choses. Il sait qu’Erina est toujours amoureuse de lui et il tente de la reconquérir, jour après jour mais toujours elle le repousse ou ignore ses appels. Le fait qu’il tente de la faire revenir à lui rend Erina mal à l’aise parce qu’elle se dit qu’elle a peut-être mal fait, peut-être qu’elle doit lui laisser une seconde chance ? Elle se pose beaucoup de questions dont elle n’a pas forcément les réponses étant donné que Jiro est son premier amour et son premier petit-ami. A chaque fois qu’il parvient à la voir, Erina doute encore plus d’elle. Il connaît trop bien la jeune femme, sait les mots qui toucheront la jeune aveugle à coup sûr et avec son don d’orateur, pour lui c’est facile –enfin, plus ou moins parce qu’elle résiste plus que ce qu’il n’aurait pensé-. Finalement, au bout de quelques mois –deux pour être précise-, la jeune Erina abandonne toute idée de s’éloigner de lui. Elle pleure dans les bras de celui qu’elle aime. Jiro lui pardonne et elle se sent soulager mais avant de tomber complètement entre ses griffes elle lui demande quelque chose : « Jiro, ce monde est dangereux, je ne veux pas que la vie de ceux que j’aime, mes parents, mon frère, Jin, mes amis(es) soient en danger. Si jamais ils arrivaient quoi que ce soit à l’un d’entre eux … je ne pourrais pas le supporter. » « Ne t’inquiète pas Darling, il n’arrivera rien à ta famille, je te le promet. » « Vraiment ? » « Oui mais il me faut un peu de temps d’accord ? » « D’accord Jiro. »

Quelques jours plus tard, Jiro demande à Erina de venir le voir et lui annonce qu’il a trouvé un moyen de faire en sorte que sa famille soit en sécurité. Evidemment, elle est heureuse mais pâlit à chaque mot qu’il prononce. Elle doit disparaître de la surface de la Terre et quel autre moyen que celui de mourir ? Bien entendu, elle va vivre mais pour tout le monde, elle va mourir. Au début, elle émet des réserves parce que cela signifie qu’elle ne va pas pourvoir voir sa famille, parler avec eux, manger avec eux, bref, des choses qu’elle fait très régulièrement. Cependant, comme à son habitude, Jiro parvient à la persuader, il est vraiment trop bon orateur, c’est flippant. Il n’a pas expliqué le plan en détail mais c’est en entendant les informations qu’elle apprend qu’elle est décédée dans un terrible accident de la route. Elle a alors versé des larmes sans véritablement savoir pourquoi … Ou peut-être que si au final ? Toujours est-il que Jiro lui a dit : « A partir de maintenant, tu dois vivre sous le nom de Juri Hitekaya, ce ne sera pas facile, je sais mais il faut que tu y arrives afin que ta famille soit réellement en sécurité ». Bizarrement, elle a un long frisson d’angoisse qui court le long de son échine mais elle n’y fait pas attention pensant que c’est dû au « choc » d’entendre son propre nom aux infos.

Comme Jiro l’a dit, c’est difficile d’être une autre personne. Au début, à chaque fois que quelqu’un dit Hitekaya, elle ne réagit pas parce que ce n’est pas naturel pour elle. Petit à petit pourtant elle fait entrer ce prénom et ce nom dans sa tête et se prend au jeu –même si ce n’est pas un jeu-. Elle est heureuse avec Jiro au début mais elle s’aperçoit que la maison de son amant est devenue une vraie prison dorée pour elle. Elle ne peut pas sortir car si jamais elle croise quelqu’un qu’elle connaît de sa vie d’avant alors tout s’écroulerait … Elle étouffe petit à petit, elle se fane et ne supporte pas le monde de la mafia japonaise, ses valeurs sont beaucoup trop ancrées en elle pour qu’elle les éjecte comme ça. En plus, ses parents, son frère et Jin lui manquent énormément et il ne se passe pas un instant sans qu’elle ne pense à eux. Elle regrette de plus en plus son geste. Lorsqu’elle ne peut vraiment plus concevoir ce monde, elle fait appel à un certain Lysander Clive qu’elle avait rencontré plusieurs fois et qui lui avait fait plutôt bonne impression par rapport à d’autres. Ils se rencontrent en secret et elle lui expose tout de A à Z, elle lui annonce qu’elle veut partir de là, quitter Jiro, reprendre sa vie d’avant mais qu’elle ne pourra pas le faire au Japon mais qu’elle a des personnes qu’elle connaît en Angleterre : Ikuto, son frère et Jin Lowell. Il accepte de l’aider et avec son aide, elle parvient à s’enfuir, prendre un avion pour atterrir en Angleterre. Malheureusement pour elle, Jiro n’est pas prêt à la laisser et il veut la récupérer, encore une fois … de gré ou de force.

Etre en Angleterre est terrifiant car elle ne connaît pas les rues, les gens, elle n’a pas de repère au début et elle se perd facilement. Heureusement, Lysander ainsi que le propriétaire du petit studio qu’elle loue l’aident beaucoup. Grâce à eux, elle réussit à s’habituer petit à petit à la vie en Angleterre même si elle garde largement les habitudes japonaises ainsi que son accent même si elle se débrouille très bien en anglais. Elle trouve du travail grâce au réseau de son propriétaire dans une librairie spécialisée ce qui l’emmène aussi à s’investir dans une association puis à donner quelques cours par-ci par-là pour des enfants aveugles un peu plus tard. Elle tente de réunir son courage afin de pouvoir apparaître devant Jin sans que son frère l’apprenne pour le moment. Elle a bien entendu peur des réactions de Jin et d’Ikuto, elle sait qu’elle ne sera pas pardonnée facilement –et peut-être jamais- mais elle doit le faire.

Un soir, Erina se sent enfin prête à faire face à Jin. Elle l’attend donc dans un café où elle sait qu'il a ses habitudes. Elle ne sait pas comment il va réagir ni même quand il va venir mais elle l’attend. Pendant plusieurs heures elle attend jusqu’à ce qu’elle entende des pas arrivés près d’elle puis se figer. Ignorant si c’est lui ou pas, Erina dit d’une voix hésitante : « Jin ? » Quelque chose tombe sur le sol sans qu'elle puisse vraiment dire quoi mais aucune voix ne lui répond : « Jin, c’est moi Erina, je suis là. » Oui, ça, il peut le voir, c’est très intelligent comme réplique Erina … Mais elle ne sait pas quoi dire d’autres. Elle ne sait même pas ce qu’elle doit dire, peut dire, les explications ? C’est trop tôt probablement. Finalement Jin parle et elle se rend bien compte qu’il n’est pas tellement heureux de la voir. Enfin, disons plutôt qu’il est un peu froid, distant, méfiant et elle comprend, il lui en veut réellement et elle ne peut que le comprendre. A sa place, elle ferait pareil probablement. Cependant, Erina parvient à rester en contact avec lui et se reconstruit petit à petit …

"I followed my heart into the fire. Got burned, got broken down by desire" Set it all free par Scarlett Johansson


PSEUDO

Pseudo ☀ A votre bon cœur :) (ben ouai, j’ai pas vraiment de pseudo)
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© ASHLING POUR EPICODE


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Zayn J. Lowell
Humain Mauvais
Race : Gentleman ♥
Masculin
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Age : 33
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Mer 3 Mai - 23:19
Bienvenue à toi Erina ♥ J'ai hâte de lire ta fiche ^^  Bon courage pour la suite en tout cas! Et au plaisir d'rp avec toi **Merci pour les compliments sur le fofo en tout cas ^^

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He's a winner 'cause it's in his blood. Ain't nobody whose out there like him. Soft talking. He does it good. Ladies call him The Candy Gentleman. They want his love. He's the only one that's really cool. He's really cool. How could I forget that I had given her an extra key. All this time she was standing there. She never took her eyes off me. That's the reason why he's winner. You need to be smart, seductive and rich to have power.

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Ikuto Chikage
Humain Mauvais
Messages : 729
Date d'inscription : 23/06/2015
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Mer 3 Mai - 23:30
Bienvenue :Kitty9:
J'ai hâte de lire ta fiche ** Bon courage pour ta fiche en tout cas ~
Je vois que l'amour du thé c'est de famille ~ x)

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Merci Zayn ♥
:Kitty9:

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Messages : 54
Date d'inscription : 10/01/2017
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Mer 3 Mai - 23:36
Aaah, ça fait plaisir de voir pris ce prédéfini. Bienvenue parmi nous !

Il y a un bel écho, mais moi aussi j'ai hâte de lire cette fiche et de voir ce que tu vas faire de ce personnage. Bonne continuation :)

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Kim Holmes
Hybride Neutre
Race : Grizzli
Féminin
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Date d'inscription : 16/08/2016
Emploi : Garde du corp de Zayn
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Jeu 4 Mai - 16:11
Coucou ! Bienvenue ♥
J'ai hâte de lire ta fiche *-* et de pouvoir rp avec toi aussi ♥

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Merci beaucoup à Zayn pour la sign ♥️ et Yukine pour le vava ♥️







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Erina Chikage
Humain Bon
Messages : 68
Date d'inscription : 02/05/2017
Age : 26
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Sam 20 Mai - 20:48
Coucou !
Désolée du retard dans la réponses, je voulais terminé ma fiche avant de répondre xD
Merci beaucoup à toutes et à tous, vous êtes adorables !

Ma fiche est -enfin- terminé, j'espère qu'elle ira à tout le monde :cache: :t3:

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Merci Zayn :)
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Ikuto Chikage
Humain Mauvais
Messages : 729
Date d'inscription : 23/06/2015
Voir le profil de l'utilisateur
Mar 30 Mai - 22:55

Tu es validé(e)! Bravo!



☆  Alors, que dire? Déjà j'aime ta façon d'écrire ** J'aime le fait que tu te sois appropriée Erina! Tu as développé des points de sa fiche, de son histoire et je trouve ça super! Je n'ai rien à redire de la fiche! J'ai hâte de rp avec toi! Je te valide donc ♥



Tu peux dès à présent:

☆ Recenser ton avatar ICI !
☆ Si tu es un humain, vas demander une habitation ICI
☆ Tu peux aller si tu veux faire ta fiche de lien ICI !
☆ Si tu es un double compte, vas recenser ton compte ICI
☆ Si tu fais partie de la Brigade, vérifies ton ou tes attributions ICI ainsi que le bureau qui t'est donné ICI.
☆ Si tu as un métier, tu peux aller le recencer ICI
☆ Et si tout est en règle, tu peux aller poster une demande  de maître/hybride ICI ! (attention, les hybride sauvages ne peuvent pas faire de demandes de maîtres!)

L'on te souhaite une bienvenue officielle et amuse toi bien parmi nous sur Dear Hybride ! ♥

(c) Fiche par Calys de L.Graph'



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Merci Zayn ♥
:Kitty9:

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