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Une petite course ? [Mordred]

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Charlie Bray
Humain Bon
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Sam 6 Mai - 1:28
Nous avons quelque chose à fêter aujourd'hui, et pas uniquement le fait que c'est un de mes jours off. Nous travaillons sur un tout nouveau spectacle, nous devrions nous produire sur cette revue d'ici un gros mois et dans 5 semaines les spectateurs aurons, je l'espère, le plaisir de me voir danser au premier plan, seule au centre de la scène pendant de longues secondes, à plusieurs reprises.
Nous avons déjà levé nos verres avec les autres filles, il ne me reste plus qu'à aller voir Kai pour que nous trinquions ensemble à notre tour.


Nous n'avons rien prévu de bien extraordinaire, un bon repas, un bon verre, et une compagnie agréable. Rien que ça. Rien de bien fou en soi. Et pourtant, j'ai l'impression de participer à une folle soirée de gala tellement que me sens excitée par cette nouvelle que j'ai à lui annoncer.
Il va sûrement trouver que j'en fais trop avec ma robe cache-coeur jaune, et il n'a pas tort, mais j'ai envie de marquer le coup, de me faire plaisir, de profiter un peu du redoux.


Me voilà donc, sortant du métro, atterrissant dans le quartier nord, mes petites bottines à talon claquant sur les pavés. Il devrait fermer la boutique d'ici un quart d'heure, pile le temps de faire deux trois courses pour ne pas arriver les mains vides. Ca tombe bien, sur la route il y a cette petite épicerie dans laquelle j'allais souvent remplir le frigo alors que j'habitais encore sur le canapé de mon frère.


Les portes automatiques s'ouvrent à mon approche, je décoche un sourire ravi au patron qui semble recompter sa caisse. Il est bien sympa ce petit gars, bon commerçant, toujours avenant avec ses clients. Ah, le rayon des fruits et légumes, bien. Il manque peut-être un peu de confiance en lui à la rigueur... Les premières fraises sont arrivées, c'est sympa ça comme dessert.
J'attrape aussi une bouteille de whisky, je ne suis clairement pas au bon endroit si je veux acheter du champagne et puis bon, le whisky fera sans le moindre doute tout autant plaisir à mon frère.

Je traine encore un peu dans les rayons, finalement rien ne me saute aux yeux, on aura bien de quoi faire avec ses réserves perso.


Mon téléphone vibre alors que je m'apprête à passer en caisse. Un texto pour me prévenir que c'est jour d'inventaire, qu'il ne sera pas chez lui avant une bonne heure. Ah... C'est bien beau ça, mais qu'est-ce que je fais moi en attendant ? Je dépose mes articles sur le comptoir, mon sourire s'était légèrement estompé, réfléchissant au meilleur plan à suivre.
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Lun 8 Mai - 13:00


   
Une petite course ?

   
C’est une soirée ordinaire. Le temps est doux, parce que le printemps arrive et que le soleil dispense sa clarté de plus en plus tard. Surtout lors des journées dégagées comme celle-ci.  Il va falloir ouvrir la Table Ronde bientôt, mais ça peut encore attendre.
J’ai quelque chose d’important à faire avant.
L’escalier de l’immeuble grince sous mon poids. Parfois, je me demande combien de trajets il me reste avant qu’une marche ne cède, mais ça ne dure jamais plus que le temps nécessaire pour parvenir à l’extérieur. La lumière est belle aujourd’hui, malgré l’odeur de béton cuit qui flotte dans l’air. Ils refont la chaussée dans la rue d’à côté.
Il y a huit cents mètres entre le pub et l’épicerie. Je les connais tous par cœur. J’ai perdu l’habitude d’y faire attention. Les gens que j’y croise sont toujours les mêmes et, s’ils sont différents, c’est juste qu’ils sont nouveaux.
Ils portent tous les mêmes marques de trivialité. Je les salue quand même, parce que beaucoup me reconnaissent.

L’épicerie est en dehors des affaires. C’est la règle. Percy a déjà évoqué la possibilité qu’elle puisse servir pour un peu de recel quand les flics se montrent trop insistants mais pour l’instant je refuse.
Tant qu’il n’a pas les épaules, c’est-à-dire tant qu’il se contente de simplement le suggérer, Percy ne prend pas part aux affaires.
Ça ne m’empêche pas d’aller le voir souvent. J’aime le bruit familier de la sonnette quand les portes s’ouvrent. C’est un son désuet, plein de souvenirs d’enfance.

« Salut, Percy. Oh, bonjour mademoiselle… »

Il me salue de la main, d’un signe qui m’enjoint à patienter le temps qu’il s’occupe de la cliente à sa caisse. Un petit bout de femme en robe jaune, pâle et châtaine, au regard vif dans son visage de lutin. Jolie selon les critères communs, mais pas d’une façon qui puisse la rendre attirante avec une tenue aussi féminine. Trop de tatouages apparents pour ça.
Pas attirante, donc. Mais intrigante, ça oui.
Un sourire poli aux lèvres, je désigne la bouteille de whisky qu’elle a posée sur le comptoir.

« Puis-je vous conseiller de prendre plutôt une bouteille de Single Barrel ? Pour à peine 7,50₤ de plus, la qualité est sensiblement meilleure. »

Quand on aime le whisky, c’est-à-dire quand on a peu de goût. Les gens sensés boivent du rhum. Le rhum de réserve, c’est la marque des sages.
Mais c’est méconnaître les anglais que d’attendre d’eux qu’ils fassent preuve d’élégance.
Percy me rappelle à l’ordre en repoussant avec amusement ses lunettes sur son nez. Il a l’habitude.

« Mo, s’il te plaît, ne commence pas à faire de la vente forcée dans mon épicerie. »
« Comme vous voudrez, my Lord. C'est prêt ? »
« Dans la réserve. Je vais le chercher. »


Il termine d’encaisser la demoiselle, s’excuse, puis disparait derrière la porte rouge derrière la caisse qui porte l’écriteau « PRIVÉ ».
Cuisiner ne me pose pas problème, même si j’ai peu de temps à y consacrer. Mais je laisse à Percy le soin de faire mes courses. Pourquoi s’imposer des corvées quand son cadet fait déjà un peu de portage pour les gens du quartier ?
Resté seul avec elle, je souris à la jeune femme. Pas que j’en ai réellement envie, mais c’est mon rôle de barman sympathique du coin qui veut ça. J’ai l’habitude.

« C’est mon petit frère. Je ne me le permettrai pas autrement. »

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Charlie Bray
Humain Bon
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Mar 9 Mai - 20:41
A la caisse, nous échangeons quelques banalités. Il scan mes articles, il faut dire que c’est plutôt rapide vu les micro-courses que j’ai déposées sur son comptoir, la porte de l’entrée tinte, une voix sourde et grave s’élève, nous saluant, lui d’abord, moi ensuite.
Percy… Tiens, je passais environ tous les deux jours dans cette épicerie, pendant plus de 6 mois, nous nous voyions donc près de trois fois par semaine, et pourtant, ce prénom m’étonne. Jamais pendant la moitié de l’année écoulée, je ne me suis demandé comment ce jeune homme pouvait bien s’appeler. Enfin… Je tourne la tête pour regarder le nouveau venu, répondre un Bonjour poli, curieuse de voir à qui appartient cette tessiture toute particulière. Un colosse à la peau sombre et aux dreadlocks chatouillant un cou de taureau. Ouh, le moins qu’on puisse dire c’est qu’il est impressionnant celui-là, pas le genre de type que l’on a envie de croiser dans une ruelle sombre, ou alors celui que l’on préfère savoir de son côté dans ces cas-là.

Alors qu’il s’approche pour me conseiller un autre whisky, j’ai le loisir de compter le nombre de piercings qu’il a sur le visage, lèvres, narine, arcade, et j’en devine cachés derrière ses cheveux. Cet homme a l’air bien singulier.
Percy lui répond avant que je n’ai le temps d’ouvrir la bouche. Ils ont l’air d’avoir une affaire en cours tous les deux, se comprenant sans avoir réellement besoin d’expliciter le contenu de leur échange. Il me rend ma monnaie puis s’en va vers l’arrière-boutique après s’être excusé. Je lui adresse un sourire entendu avant qu’il ne parte et commence à sortir un sac en tissu de mon sac à main. Le dépliant pour y ranger mes deux articles, le titan m’explique qu’ils sont frères tous les deux. Je hausse un sourcil et lâche, railleuse « Maintenant que vous le dites, il y a bien quelque chose… Dans la carrure peut-être… » On a déjà dû leur faire 100 fois, je n’ai clairement pas fait dans l’originalité. Je pose la bouteille à plat au fond de mon sac, son format rectangulaire fera un fond bien plat pour accueillir la barquette de fraises.


– On s’en permet des choses en famille n’est-ce pas ? Le mien, de frère, vient de repousser d’une heure le moment où nous devions nous retrouver. Et le pire c’est que nous savons tous les deux que je vais tout de même l’attendre et être heureuse de le voir…


Je bougonne un peu, je n’aime pas faire ça en générale, râler devant de parfaits inconnus, mais bon, il faut dire que le manque d’organisation de Kai sur ce coup-là m’a passablement énervée. Ce n’est pas comme si le jour d’inventaire tombait sur une date différente chaque mois. Il a simplement oublié, soit que c’était aujourd’hui, soit de me prévenir plus tôt. Tête en l’air.
Refermant mon sac, je lève la tête pour croiser le regard du dénommé Mo. Ses deux têtes de plus que moi ainsi que ses yeux si sombres qu’ils en semblent noirs m’impressionnent un peu. Faisant mine de rien, je lui sers encore un de ces sourires polis que j’ai en nombre presque infini en réserve, ceux que je distribue presque à tout bout de champs aux passants croisés dans la rue et qui me laissent les doubler sur le trottoir, ou à cet automobiliste qui me laisse traverser, à l’homme qui encaisse mes articles à la supérette, ou encore à l’inconnu qui entame un semblant de conversation dans cette même supérette.


– Vous vous y connaissez en whisky ?


Pas que cela m’intéresse foncièrement, finalement que ce type soit un grand fan ou qu’il ait juste tenté de vendre la gamme au dessus ne changera pas ma vision du monde, mais je crois que je cherche à tuer le temps. Entre discuter 5 minutes avec lui le temps que son frère ressorte de la réserve, ou aller retrouver le mien et attendre dans le canapé à l’entrée de son shop qu’il ait fini de compter les aiguilles, bouteilles d’encres, boites de gants et je ne sais quels autres paquets de sopalins, je choisis l’inconnu, ou oserais-je dire l’aventure ? Ahah, je peux bien me faire des films, ça m’occupera pendant un temps.
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Jeu 11 Mai - 12:26


 
Une petite course ?

 
C’est amusant, ces feuilles qui serpentent sur sa peau. Très tape-à-l’œil, mais au moins c’est un tatouage digne de ce nom. Ce sont les pimbêches superficielles qui se contentent d’un dauphin, d’une étoile, d’une citation ridicule sur un endroit qui ne se voit que quand elles sont dénudées, comme la cheville, les côtes ou le dos.
Ce qui ne l’empêcherait pas d’être une pimbêche superficielle aussi, du reste. Ne soyons pas présomptueux.
Elle tente de faire un brin d’humour en réponse à mon explication. Je ris un peu, bon prince. C’était facile. Mais au moins, la formulation était acceptable. Et je préfère encore sur ça que sur la couleur de peau. Celle-là, je ne prends plus la peine d’y rire.
Comme si tous les noirs du monde étaient forcément frères de sang.

« C’est ça. Il me bat au bras de fer. »

Moi aussi je fais dans l’humour facile. Pas que je veuille l’encourager mais sait-on jamais. Je n’ai rien contre un peu de sociabilité au pied levé. Souvent, c’est amusant. Parfois, c’est instructif. Et la jeune femme a l’air partante.
Je l’écoute me parler de son propre frère pendant qu’elle range ses courses. Ce n’est pas encore tout à fait la saison des fraises. Mais qui se soucie de ce genre de choses, par les temps qui courent ?
Un demi-sourire bienveillant alors qu’elle réalise elle-même l’ironie de sa situation. Où commence l’orgueil dans sa phrase ? Je me le demande.
La plupart des gens sont indulgents pour pouvoir se complaire dedans. C’est une qualité dont on aime se parer, même quand elle confine à la faiblesse. Ceux qui disent « Je suis trop gentil » sont bien contents de pouvoir le dire. De la même façon que leurs proches sont contents qu’ils le soient.
Je me demande ce qu’il en est de cette jeune femme. Quand elle retrouvera son frère une heure plus tard que prévu, quelle sera la part de son bonheur entre le plaisir de sa compagnie et celui d’avoir pu évoquer sa clémence avec un inconnu ? Mystère.

« Un imprévu, peut-être ? Mais on est souvent moins respectueux de la politesse avec sa famille qu’avec des étrangers, alors que l’inverse serait parfois plus logique. »

Encore que. Les deux attitudes se valent, avec des arguments différents. Je ne vais pas lancer le débat maintenant, devant la caisse de Percy alors que ce dernier bataille dans la réserve. Je veux juste alimenter la conversation. Ce petit lutin jaune n’a pas grand-chose de particulier pour l’instant, mais sa voix a le mérite d’être agréable.

« Je suis bien obligé. Je suis barman. À la Table Ronde, à trois rues d’ici. Vous connaissez ? »

Un petit peu de réclame pour mon établissement au passage ne fait de mal à personne, mais c’est surtout un moyen de savoir si elle est du quartier. Si c’est le cas, elle connaîtra forcément. C’est le plus grand pub de Kernwall. Entendez par là le plus décent, ce qui n’est pas un luxe par ici.
D’ordinaire, je ne me soucie pas de ce genre de choses. Mais pour dire vrai, cette femme m’intrigue. Je ne l’ai jamais vue, j’en suis sûr. Il n’y a donc aucune raison pour qu’elle me dise quelque chose.
Pourtant c’est le cas. C’est singulier.

« Je ne suis pas sûr de vous avoir déjà croisée. Vous habitez le quartier ? »

Dans la réserve, un fracas métallique et un juron étouffé indique que des boîtes de conserve viennent de tomber d’une étagère. Brave garçon.

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