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 L'histoire d'une adoption pas comme les autres [PV Eden :>]

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MessageSujet: L'histoire d'une adoption pas comme les autres [PV Eden :>]   Dim 23 Aoû - 0:49

"L’HISTOIRE D’UNE ADOPTION PAS COMME LES AUTRES"
Roses are red, violets are blue; some people are stupid and you are cute.
Contrairement à beaucoup de personnes sur cette terre, j’aime bien le lundi. Une raison toute simple à cela: les gens ne vont généralement pas en boîte de nuit en début de semaine, ce qui, concrètement, signifie une seule chose pour moi : repos. Bon, après, il y a toujours ces énergumènes qui veulent absolument fêter leurs grandes occasion un lundi soir, juste histoire de faire chier les videurs qui aimeraient se reposer, mais heureusement, ces cas sont plutôt rares. Donc, je reviens à ce que je disais : en général, j’aime le lundi. Et bien sûr, comme aujourd’hui nous étions lundi, j’étais de bonne humeur. Plus ou moins. Le côté positif, c’est que j’avais pu faire un tour à la salle de sport, histoire de me défouler un peu ; travailler du matin au soir me mettait sur les nerfs et si je n’allais pas frapper dans un punching ball (ou dans des gens, mais chut…), j’étais exécrable, même avec Eden. De quoi nous faire déprimer tous les deux.
Le mauvais côté de ce lundi soir venait plutôt du fait que ma situation financière avait atteint un seuil critique. Et que la date butoir pour payer le loyer était fixée à la semaine prochaine. J’avais à peine de quoi payer à manger au petit alors régler le proprio…  ça allait être serré. Peut-être que si je vendais le canapé… Quoi que ce truc tout défoncé n’intéresserait même pas la déchetterie du coin. Chris et moi avons dû nous jeter un peu trop fort dessus. Rien de hot là-dedans : après le boulot, on ressemble simplement à deux phoques épuisés incapables de faire autre chose que de s’affaler sur le canapé pour discuter et somnoler. Pas pour regarder la télé : j’en ai pas de toute façon. Mais qui s’en préoccupe ?
Donc, pour résumer rapidement : j’étais légèrement dans la merde. Bah, pas grave. J’ai l’habitude pas vrai ? M’enfin, ça me fout toujours un coup au moral de me rendre compte que j’ai toujours autant de mal à m’en sortir comme il faut et qu’un jour, mes conneries risquent d’atteindre mon frère.

Un soupir s’échappa d’entre mes lèvres et je décidai de me concentrer sur ce que j’allais faire à manger en revenant. Est-ce qu’il y avait encore des pâtes ? Sûrement… Je trouverais probablement deux ou trois trucs pour accompagner ça. Heureusement qu’Eden n’est pas trop difficile question nourriture. Pauvre petit… Il est pas aidé, avec le frère qu’il a.
Penser à tout ça en même temps était quand même sacrément crevant et je baillai largement - sans pour autant oublier la main devant la bouche parce que je suis un gentil garçon bien élevé – tout en me dirigeant vers ma voiture, aussi appelée carcasse ambulante. J’avais été obligé de me garer loin de la salle de sport à cause d’une manifestation. Déjà qu’en temps normal c’est dur de se garer en ville… Du coup, je me retrouvais obligé de marcher une quinzaine de minutes pour retrouver mon bout de ferraille préféré. C’était un peu chiant quand même parce que, bon, après deux heures de sports intenses, je n’avais pas tellement envie de marcher en fait.
Enfonçant mes mains dans les poches de mon blouson noir, je me mis en route, sans vraiment me presser. Je savais que Chris était à l’appartement avec Eden donc malgré la nuit qui tombait lentement, le petit bonhomme n’avait strictement rien à craindre. Quoique… vu le quartier où l’on habitait, j’aurais peut-être dû m’inquiéter un peu plus. Si ça n’avait pas été Chris, j’aurais eu de quoi me faire du souci, mais cette fille sait parfaitement se défendre. Elle me frappait quand on était plus jeunes… et même quand je faisais encore de la boxe, j’avais peur de ses coups de poings. Parfois, je me dis que je fais un peu faible et soumis quand même. Ô tristesse.

Même si l’obscurité se faisait de plus en plus présente, il y avait encore assez de lumière pour que les lampadaires ne se soient pas encore allumés. J’aimais bien cette période de la journée, j’avais toujours l’impression d’être détendu. Peut-être était-ce dû à la luminosité ? Dans tous les cas, c’était agréable.
Je continuais à déambuler dans les rues de Londres à la recherche de ma voiture, mais comme je commençais à avoir froid – je m’étais lavé les cheveux à la salle, et ils gouttaient sur mon t-shirt -, j’avais accéléré un peu le pas, en restant attentif à ce qu’il se passait autour de moi. Il n’y avait plus beaucoup de monde dans la rue, et tout était calme. Parfois, une voiture passait et déchirait le silence mais c’était tout. Les rares personnes à pied restaient silencieuses, et j’en étais très content. Je ne supporte pas le bruit. Peut-être parce que ma famille me hurlait trop dessus ? J’en sais rien en fait. Je crois qu’il ne vaut mieux pas trop y penser.

Du coup, comme tout étais silencieux, je n’eus aucun mal à capter d’étranges bruits, qui me semblaient venir de la ruelle que je venais de dépasser.
Je m’arrêtai pour tendre l’oreille. Non, je n’avais pas rêvé. Il y avait… des rires, masculins, et des bruits de conversations. Tout avais l’air normal et pourtant… il me semblait que quelque chose clochait. Ces rires n’étaient pas de ceux qu’on avait quand on blague avec ses potes, mais plutôt le genre de rire gras qu’ont les mecs pas nets quand ils ont coincé une jolie fille. Je le sais, parce que j’en ai vu assez faire ça durant ma courte vie.
Trainer dans les rues de Bâton Rouge avec la racaille m’aura appris bien des choses.
Je ne suis pas trop du genre superhéros, mais savoir qu’il y avait probablement une fille -ou un mec après tout. Tout est possible- qui allait passer un mauvais quart d’heure ne me laissait pas indfférent. Je me serais senti mal de laisser quelqu’un dans cette situation, alors je revins sur mes pas et entrai dans la petite ruelle.
Plus j’avançais, moins ce que j’entendais me plaisait. Je ne m’étais pas trompé : une bande de crétin des rues venait de choper leur proie. Bon, fallait que je me magne.

Je finis par apercevoir un petit groupe devant un bâtiment qui me semblait familier. J’étais déjà venu par ici… ?
C’est en me rapprochant que j’eus un flash. Normal que ça me dise quelque chose : c’était une animalerie. Une putain d’animalerie dans laquelle j’étais allé. Je hais ces trucs. Celle-là en particulier, parce que je savais comment le gérant traitait les gens dedans. Et pas « les gens », j’entends « les hybrides ». Je ne me souviens plus très bien de ce qu’il s’était passé, mais je m’étais réveillé à l’hôpital, terrassé par un mauvais coup au crâne, et plein de blessures partout. On m’avait dit que je m’était battu avec le gérant, qui était presque aussi jeune que moi, et qui avait en fait repris le « commerce » de son père. Et le comble : j’avais même réussi à faire s’enfuir quelques hybrides. J’espérais juste qu’ils s’en étaient sortis.

Secouant la tête, je me reconcentrait sur les mecs pas nets. Ils étaient cinq, penchés sur une personne qui me semblait toute petite. Je fronçai les sourcils. Pas un enfant quand même…
Je continuai à m’approcher sans faire trop de bruit. Dans ce genre de situation, foncer dans le tas ne sert à rien. En général, ces mecs ont autant de cervelle qu’un poulet shooté. Pas beaucoup, en somme. Du coup, la subtilité fonctionne parfois. Parfois, j’ai dit : il y a des moments où il faut se montrer aussi bourrins qu’eux.
Je m’arrêtai lorsque je fus assez près pour distinguer ce qu’ils disaient, me cachant derrière le mur qui faisait l’angle de l’animalerie. Personne n’avait pu me voir.
« Dis donc, l’hybride, quand je te dis de venir, tu viens ! On t’a pas appris la politesse ? »
L’un des idiots éclata d’un rire gras qui me donna envie de lui en coller une.
« T’es mignonne, alors les gars du marché noir vont être contents. Ça te fait pas plaisir ? Même pas besoin de passer par l’animalerie ! »
Nouveau rire. Les mecs ne semblaient pas clean. C’était le moment d’intervenir.

Sortant de derrière le mur, j’attrapai au vol le bras d’un des crétins qui semblait vouloir attraper la petite jeune fille que j’avais finalement aperçue et, bien qu’il soit un peu plus grand que moi, je n’eus aucun mal à le lui tordre violemment dans le dos. Il dut être surpris, ou avoir vraiment mal parce qu’il poussa un drôle de cri qui m’aurait fait rire si je n’avais pas été en colère. Ils s’en prenaient vraiment à plus faibles qu’eux… Et en plus, ils humiliaient cette fille. Ça me gonflait.
« Personne ne vous a appris la politesse ? C’est pas comme ça qu’on s’adresse à une fille. »
Et je forçai encore sur le bras du mec, ce qui eut pour effet de lui arracher un nouveau cri. Ses petits copains, qui n’avaient pas eu l’air de comprendre ce qu’il se passait jusqu’à maintenant, se rapprochèrent soudain de moi, l’air menaçant. Peut-être avais-je été trop confiant… ? Ils étaient vraiment, vraiment baraqués. Alors bon, j’avais fait de la boxe et moi aussi j’avais des muscles mais je n’avais jamais dépassé la catégorie poids super-légers donc bon…
L’un des mecs envoya soudain son poing vers mon visage mais je réussis à l’éviter sans lâcher mon nouvel ami, imprimant à son bras une torsion encore plus douloureuse.
« …Si vous tentez un autre truc, votre pote va sérieusement morfler. »
Si je voulais, je pouvais lui casser le bras.
« Qu’est-ce que tu fous, petit salopard ?! »
« Casse-toi, te mêle pas de nos affaires! C’est pas une fille, c’est une foutue hybride, que tu vas gentiment nous laisser emmener si tu veux pas qu'on exploser ta petite gueule d'ange! »
Ma gueule d'ange? Je laissai échapper un rire méprisant. Pourquoi tant d’imbéciles sur la terre… ?

Lâchant soudain le mec, je lui donnai un coup de genoux entre les jambes puis le poussai sur celui qui venait de parler. Ce dernier en fut surpris, et j’en profitai pour m’approcher et lui mettre mon poing dans la figure, sans que ses copains n’aient le temps de réagir. Puis, l’ayant un peu amoché, je donnai un coup de pied dans sa jambes, ce qui le fit tomber à genoux. M’approchant, je me penchai doucement sur lui et ouvris la bouche pour lui répondre d’une voix calme mais glaciale.
« Une foutue d’hybride ? Et toi, t’es un foutu de con, tu le sais, ça ? Cette fille, elle est avec moi, alors personne ne l'emmène nulle part. »
Puis je me relevai et sortis mon téléphone en voyant que les autres venaient vers moi – et je supposais que ce n’était pas pour me faire un bisou sur le front.
« Tutut. A la niche, les gars, ou j’appelle les flics. Pas sûr qu’ils apprécient de voir des mecs bourrés, qui en plus veulent faire du trafic d'hybride. »
Eh oui, ces gars puaient l’alcool à trois kilomètres, mais visiblement, cette petite menace que représentaient les policiers fit de l’effet puisqu’ils partirent en promettant de me retrouver pour me casser la gueule. J’ai peur maman.

Je soupirai, rangeai mon téléphone et m’approchai de la jeune fille qui avait été harcelée. Tu m’étonnes qu’ils l’aient remarquée : elle était franchement mignonne. Du coup, sa petite bouille et sa taille en faisaient une victime toute désignée pour ce genre de mecs.
Arrivé à sa hauteur, je me penchai un peu vers elle sans la toucher pour autant.
« …Désolé pour ce spectacle. Est-ce que tout va bien ? Tu n’es pas blessée ? »
J’espérais que non. Qui savait de quoi auraient été capables ces idiots ?
« Sérieusement, qu’est-ce que tu fais devant une animalerie si tard ? Tu t'en es échappée? En tout cas, c’est super dangereux, d’autant que ce quartier craint pas mal… »
J’étais sincèrement inquiet. Et au fond, j’espérais que cette fille n’aurait pas peur de moi. Après tout, je n’était qu’un nouveau mec, un étranger susceptible de lui faire du mal, non ?

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MessageSujet: Re: L'histoire d'une adoption pas comme les autres [PV Eden :>]   Mar 25 Aoû - 12:41

Je marchais tranquillement dans les rues, le soir tombait et moi, en robe légère, je commençais à avoir froid. Il fallait que je me hâte. Je devais vite trouver une fichue animalerie ! Je me demandais si on allait me payer pour être revenue. Parce que les chasseurs, on les paye. Et là, je me chasse moi-même ! Bon, c’était une logique assez étrange mais cela restait plausible, même si cela n’allait jamais arriver. En plus le quartier ne me rassurait pas. Mais personne n’allait s’en prendre à moi, n’est-ce pas ? Et au moment où je le pense, j’ai le sentiment d’être suivie. Je n’aime pas ça. Je presse le pas. Allez, une animalerie, vite ! Et là, au bout de la rue, il y en avait une ! Mais c’était sans compter deux gars qui squattaient devant, attendant leur pote juste derrière moi… Une coïncidence… Je rentre dedans et on n’en parle pas. Je pensais y arriver mais… non. Ils m’en empêchèrent. Je me retrouvais alors contre le mur, affublée de sobriquet haineux et pervers. Je le sentais mal ce coup-ci… avant, c’était parce que je ressemblais trop à une fille… Et maintenant que je suis une fille parfaite aux yeux de tous, j’en paye le prix. Mais je m’étais trop attaché à ma personnalité féminine pour l’abandonner… Je ne pouvais pas faire ça !

Alors que je croyais tout espoir perdu, un homme arriva derrière eux. Tout ce passa assez vite et il les mis en fuite. Soulagée. Soulagée était le bon mot. J’avais envie de me laisser glisser sur le sol mais je tentais quand même de rester debout. Surtout que l’homme s’approchait… Il me demanda si ça allait et ce que je faisais là. Pitié, pas un chasseur ! J’allais rentrer !

- Oui, ça va… Merci beaucoup. Je n’ose pas imaginer ce qui se serait passé si vous n’étiez pas intervenu…

Je prenais une respiration. J’allais lui expliquer ce que je faisais là, je ne voulais pas d’un chasseur à mes baskets donc, je me lançais.

- Hum, non, je ne me suis pas échappée… En fait… Je voulais y retourner… J’ai pas ce qu’il faut pour vivre seule dans la nature comme les sauvages… Alors je voulais rentrer dans une animalerie… Et je ne savais pas pour ce quartier…

Je regardais l’homme. Il était pas vilain. Et jamais je n’aurais cru qu’il pouvait battre les canailles qui se sont enfouies. Il était bien plus fin qu’eux. Cet homme était quand même mon sauveur. Si j’étais une princesse, il serait mon prince. Mais comme je ne sais même pas si je peux aimer, la relation ce finit là. Puis, je repensais à un truc…

- Vous… vous leur avez dit que j’étais avec vous… Je veux bien venir avec vous, si vous voulez. Comme ça, je pourrais rembourser ma dette envers vous. Ah ! Et moi c’est Eden.

Je lui fis un petit sourire. J’avais peut-être trouvé mon maitre sans même devoir patienter en magasin !
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MessageSujet: Re: L'histoire d'une adoption pas comme les autres [PV Eden :>]   Ven 28 Aoû - 15:41

"L’HISTOIRE D’UNE ADOPTION PAS COMME LES AUTRES"
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Elle avait l'air soulagée, mais son expression s'était faite légèrement inquiète lorsque je m'étais approché. Normal: elle devait avoir peur que je ne sois encore plus dangereux que les gars que je venais de mettre en fuite. Pourtant, elle me remercia et se mit à m'expliquer ce qu'elle trafiquait seule devant une animalerie à cette heure de la journée.
"Hum, non, je ne me suis pas échappée… En fait… Je voulais y retourner… J’ai pas ce qu’il faut pour vivre seule dans la nature comme les sauvages… Alors je voulais rentrer dans une animalerie… Et je ne savais pas pour ce quartier…"
J'écarquillai un peu les yeux. J'avais déjà vu des hybrides en anmalerie se chercher un maître, d'autres essayer de s'enfuir par tous les moyens possibles, et d'autre encore s'enfuir à toute jambes devant les hommes mais tenter de rentrer dans l'animalerie... ça c'était nouveau. Non sérieusement, même si elle voulait que quelqu'un la prenne sous son aile, je trouvais ça assez étrange comme démarche alors, ne sachant pas trop comment réagir face à cela, je me contentai de souffler un petit "Original..." et d'attendre la suite. Je ne fus pas déçu d'ailleurs.
"Vous… vous leur avez dit que j’étais avec vous… Je veux bien venir avec vous, si vous voulez. Comme ça, je pourrais rembourser ma dette envers vous. Ah ! Et moi c’est Eden."

Mon sourcil droit se leva presque tout seul. Ouh là... C'était quoi cette histoire de dette? Il ne fallait pas qu'elle voie les choses comme ça, je ne l'avait pas aidée pour qu'elle se sente redevable ou je ne sais quoi! Du coup, j'agitai vaguement les mains devant moi, l'air embêté.
"Ouais euh... écoute... Eden - ça me faisait bizarre de l'appeler comme ça... -, oublie cette soi-disant dette, d'accord? J'ai juste fait ce que toute personne avec un peu de morale et d'intégrité aurait fait dans cette situation, alors inutile de penser que tu me dois quelque chose."
Je soupirai légèrement. "Je veux bien venir avec vous, si vous voulez." Qu'est-ce que j'étais censé répondre à ça? Qu'est-ce qu'elle voulait dire par là? Qu'elle d'accord pour que je... l'adopte? Genre maître-hybride? Elle ne connaissait même pas mon nom!
Mon visage perdit toute expression. Moi j'étais d'accord pour qu'elle vienne avec moi - de toute façon, qu'on reste ensemble ou pas après ça, je n'avais pas l'intention de la laisser seule devant cette connerie d'animalerie - mais je refusais de considérer que je l'"adoptais", même si je la prenais avec moi. Je trouvais que raisonner de cette manière instaurait une sorte de relation dominant-soumis, ce qui ne me plaisait absolument pas. Être soumis à quelqu'un, c'est dur. C'est douloureux, physiquement comme moralement parfois. Ca vous rend dépendant, et ça peut même vous détruire. Et quand enfin cette relation se termine, il faut réapprendre à vivre seul, par soi-même, ce qui est peut-être encore plus difficile.

J'allais ouvrir la bouche pour lui répondre lorsque je surpris un homme en train de nous regarder depuis l'animalerie qui, malgré l'heure, n'était pas encore fermée. Tiens, comme on se retrouve...
Je crois que si Eden n'avait pas été là, j'aurais été cherché les ennuis à l'animalerie, rien que pour enlever cette expression suffisante du visage de ce mec, mais tant pis. A la place, je lui fis un petit sourire méprisant et tendis ma veste à la jeune fille.
"Je sais que c'est pas le genre de trucs qui va avec ta robe mais vaut mieux ça que d'avoir froid."
Jetant un dernier regard à l'animalerie, je fis signe à Eden de me suivre.
"... Viens, on va aller discuter ailleurs. Je la regardai un instant. Et t'inquiète pas, y a rien de louche là-dedans, je veux juste m'éloigner de là."
Je me mis à marcher pour sortir de la ruelle en m'assurant qu'elle restait derrière moi. Qu'est-ce que j'allais bien pouvoir lui dire? Sur le principe, j'étais vraiment pas contre le fait de l'héberger. D'autant qu'elle avait l'air de chercher une maison, un foyer ou je ne sais quoi, et que je ne vois pas pourquoi je ne l'aiderais pas.
Trottinant encore quelques minutes, je finis par m'arrêter brusquement pour me retourner et la fixer dans les yeux.
"Bon. A propos de ce que tu as dit tout à l'heure... Tu peux venir avec moi si ça te chante. Par contre, faut que tu saches que je suis loin de rouler sur l'or, que mon petit frère de trois ans vit avec moi, que l'appart' est vraiment minuscule donc on va devoir se serrer un peu, et que je suis chiant à vivre."
Dit comme ça, j'allais lui faire peur, non? Du coup, j'allais éviter de parler du fait que je risquais fortement de rentrer en mauvais état après mes bagarres, et que je travaillais près de seize heures par jour pour essayer de m'en sortir un minimum... Quoique'il valait peut-être mieux lui dire ça maintenant, histoire qu'elle sache dans quelle galère elle s'embarquait. Bah... plus tard. Flemme. Cependant, il y avait quand même un point important à éclaircir.
"Si tu décide de venir avec moi, je refuse de t'entendre m'appeler maître ou une connerie dans le genre. Adam ça va très bien. Ou Sin à la rigueur, je m'en fous. Et puis tutoies moi, c'est plus simple, moi formel, moins prise de tête. Si tu le veux vraiment, je vais... t' "adopter" puisqu'il n'y a pas d'autres mot, mais jamais je ne te considérerai comme inférieure ou je ne sais quoi, ok?"

J'avais encore plein de choses à lui préciser, mais je voulais attendre sa réponse. Restait maintenant à voir si Eden était prête à s'embarquer avec moi dans une vie pas toujours rose, faite de course aux sous, de batailles avec ma famille et de petit frère un peu câlin.

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MessageSujet: Re: L'histoire d'une adoption pas comme les autres [PV Eden :>]   Ven 28 Aoû - 16:08

Ah … pas de dette alors. C’était pas plus mal. Mais ça me semblait bizarre. Pour réagir comme ça, c’est que c’était un humain gentil ! Il n’y avait pas d’autre raison. Je ne voyais pas autre chose. Il me donna sa veste et je souris à ses mots, le remerciant. C’était chaud, un peu grand mais chaud, un vrai plaisir. Puis il m’invita à le suivre pour aller parler ailleurs. Je restais un peu paf. Comment ça ? Pourquoi ? J’avais raté un truc ? Hésitant, puis rassuré par ses propos, je le suivis, me retournant pour voir si il était bel et bien seul. Ce qui était le cas. Mais en faisant cela, je voyais l’homme de l’animalerie. Quand je pense que j’avais failli rentrer là-dedans. Et que ce type n’était même pas sorti pour m’aider ! Aah ! J’en rageais presque. Je suivis donc le bel inconnu. Je devais presque courir pour le suivre. Il était plus grand que moi, ce qui n’était pas compliqué… Mais je commençais à avoir mal aux jambes ! Puis il s’arrêta brusquement et se retourna vers moi. Heureusement, je n’ai fait que le frôler. Il m’expliqua alors un peu sa vie et surtout ses conditions. Il ne semblait pas pour une adoption mais… C’était la seule façon de vivre dans la légalité. Mais je comprenais. Je voyais donc à quel type d’homme j’avais affaire. Et cela me fit sourire. C’était quelqu’un de bien !

- Si tu as assez d’argent pour prendre une personne sous ton toit, alors, oui, je veux bien te suivre ! Mais tu sais… Je veux vraiment être adoptée… ça parait bizarre, mais c’est parce que sinon, on pensera que je suis toujours en fuite et dès qu’un chasseur me trouvera, il voudra me ramener dans une animalerie.

Je fis une petite moue. Je savais que j’étais une hybride rare. Je savais à peu près quel était mon prix. Et cela devait sans doute être trop cher pour lui. Je m’en mordis les lèvres. Même si maintenant, je connaissais son prénom, c n’était pas grand-chose. Mais c’était toujours ça ! Les autres, on pouvait savoir encore moins de chose sur eux !

- Adam… Par contre… Si tu veux bien m’adopter… Je ne t’appellerais pas maitre, promis. Mais… C’est qu’ils voudront de l’argent. Mais je pense qu’il y a moyen de s’arranger. Ils payent les chasseurs. Donc en me ramenant, c’est comme si tu étais un chasseur. Et donc cette paye serait automatiquement remise à mon achat. Enfin, il faut peut-être négocier pour que tu reçoives de l’argent en plus. Je ne le prendrais pas mal, rassure toi ! Et … Tu n’as peut-être jamais fait ça, mais pour une fois, cela serait bien…

Juste une fois. Je voulais vraiment en finir avec la fuite. Ce n’était pas pour moi. Et au moins cette façon m’empêchait d’être en boutique. C’était aussi un peu tirer par les cheveux mais… là, je ne voyais que cela.

Je fis le pas qui me séparer d’Adam. Et je me blottis contre lui. Un câlin, juste ça. Je voulais croire en sa gentillesse. Je voulais croire qu’il serait là pour moi. Il l’avait été ce soir avec les autres idiots ! Alors pourquoi pas plus tard, en restant avec lui ? Et puis, ce n’était pas grave pour le petit frère. Adam devait travailler et cela me ferait de la compagnie. Et pour l’étroitesse de son appartement… Ce n’était pas un drame non plus. Enfin, je ne savais pas ce qu’il entendait par un petit appartement.

Je posais ma tête sur son torse et fermais les yeux. J’étais vraiment crevé.

- Adam… Ne t’en fait pas, je suis sûrement tout aussi chiant que toi à vivre…

Oui, parce que j’avais un secret à tenter de préserver…
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MessageSujet: Re: L'histoire d'une adoption pas comme les autres [PV Eden :>]   Mer 21 Oct - 21:34

HRP:
 

"L’HISTOIRE D’UNE ADOPTION PAS COMME LES AUTRES"
First step towards your new family, sweetie.
Un sourire en coin amusé étira légèrement mes lèvres aux mots d'Eden. Si j'avais assez d'argents pour la prendre chez moi? Non, pas vraiment, mais j'allais me débrouiller. Je ne pouvais pas la laisser comme ça, et je préférais la savoir avec moi plutôt que dans une animalerie ou dans la nature à la merci des chasseurs, de la police et de je ne sais quel pervers bizarre. Mais tout de même, cette histoire d'adoption me dérangeait toujours autant. Sans compter qu'il allait falloir que je... L'achète. Officiellement.
Mon dos frémit sous la colère et l'indignation. J'avais l'impression de participer à un traffic d'êtres humains, encore plus quand je regardais Eden, dont les attributs hybrides - hybride quoi d'ailleurs? -étaient franchement discrets. Et en plus, pour ne rien arranger, avec quel argent allais-je l'acheter? À supposer qu'elle ne soit pas vendue (nouveau frisson) trop cher, je n'aurais quand même pas assez pour la prendre avec moi en fait.

Je commençai à mordiller l'ongle de mon pouce, contrarié par ce fait pourtant évident, lorsqu'Eden reprit la parole.
« Adam… Par contre… Si tu veux bien m’adopter… Je ne t’appellerais pas maitre, promis. Mais… C’est qu’ils voudront de l’argent. Mais je pense qu’il y a moyen de s’arranger. Ils payent les chasseurs. Donc en me ramenant, c’est comme si tu étais un chasseur. Et donc cette paye serait automatiquement remise à mon achat. Enfin, il faut peut-être négocier pour que tu reçoives de l’argent en plus. Je ne le prendrais pas mal, rassure toi ! Et … Tu n’as peut-être jamais fait ça, mais pour une fois, cela serait bien… »
A croire qu'elle avait lu dans mes pensées! Mais sérieusement... La vendre? Pour la racheter? Une franche grimace de dégoût déforma mes traits avant même que j'aie eu le temps de la camoufler. C'était fou ce que l'idée m'enchantait... Certes, j'achète parfois des hybrides quand j'en ai les moyens, mais jouer au chasseur me paraissait au-dessus de mes forces, en particulier ce soir: j'avais comme l'impression de profiter de la situation pour me faire de l'argent sur le dos de la jeune fille, et tout cela me laissait un arrière-goût amer dans la bouche. La partie rationnelle de mon cerveau me disait pourtant que c'était une bonne idée, même si son plan était un peu bancal sur certains points. Et puis, tout l'argent que je retirerais de cette vente me permettrait de l'acheter juste après donc... Ce n'était pas si horrible, n'est-ce pas? Mais pendant ce temps, la partie de mon cerveau allergique à tous les traitements subis par les hybrides se rebellait violemment en insultant copieusement mes pensées rationnelles - façon de parler -, ce qui commençait à me filer mal au crâne. Et merde. Je peux pas avoir une vie simple, pour une fois?

J'allais soupirer lorsque je sentis un petit corps se coller contre le mien, ce qui me fit sursauter et le tendre. A part mon petit frère et parfois ma folle dingue de meilleure amie, je n'ai pas l'habitude des câlins. Je crois que je ne suis pas très doué pour ce genre de choses.
Pourtant, je finis par relâcher la pression en sentant la tête d'Eden s'appuyer contre moi. L'hybride avait fermé les yeux et je me sentis un peu coupable d'avoir autant de remords alors que je pouvais vraiment faire quelque chose pour l'aider.

Je posai doucement ma main sur sa tête et fus presque surpris de sentir de petites oreilles sous mes doigts. D'ailleurs, j'allais adopter une hybride mais... Une hybride quoi? Pas que ce soit vraiment important mais j'étais curieux maintenant. Si je n'avais pas senti les oreilles sous les cheveux d'Eden, j'aurais presque eu du mal à me convaincre qu'elle était réellement une hybride.
Cette fois-ci, j'inspirai puis soupirai franchement, et la tête d'Eden se souleva au même rythme que ma poitrine. Ce lundi soir devenait vraiment étrange.
« Adam… Ne t’en fait pas, je suis sûrement tout aussi chiant que toi à vivre… »
Je baissai les yeux vers Eden avec une expression qui oscillait entre amusement et incompréhension.
« Tu parles de toi au mas... »

Ma phrase fut brutalement coupée par le bruit d'un moteur et d'un crissement de pneus juste à côté du trottoir où nous nous étions arrêtés.
Un instant aveuglé par les phares, je mis quelques secondes à reconnaître les mecs qui avaient presque agressé Eden. Par réflexe, je passai mon bras autour des épaules de l'hybride sans changer de position pour autant. Les quatre hommes nous crièrent insultes et menaces avant de repartir aussi brusquement qu'ils étaient arrivés, et je restai là à fixer la route sans bien comprendre. Bon, au moins nous avions échappé à la bagarre... Exceptionnel, du moins pour moi.
Et du coup, j'en étais où?

« Euh... Ah, ces abrutis m'ont fait oublier ce que j'allais dire! »

Et merde. Tant pis.
Je lâchai Eden et lui adressai un sourire en tentant de retrouver mon idée précédente mais... Impossible de me rappeler ce que je disais avant ça.
« C'est pas grave j'imagine... On devrait revenir à cette histoire d'adoption. C'est... Plutôt une... "Bonne idée" si je fais abstraction de mes remords, mais il y a quand même un petit souci. Les chasseurs ne sont pas censés bosser or moi, j'ai déjà deux jobs et si on se fait pincer, on risque gros. Et puis ils te renverraient directement en animalerie et c'est pas le bon plan. Il faut garder cette idée de chasseur mais... - je réfléchi un instant puis me figeais avant de me redresser et de frapper dans mes mains - Eh, je sais! »

J'attrapai mon portable et cherchai fébrilement le numéro de la personne qui allait permettre à Eden de ne plus être un hybride en fuite. Portant l'appareil à mon oreille, j'adressai un clin d'œil à la petite hybride en formant avec mes lèvres les mots "Tout ira bien", puis attendis.

« Allez répond... Ah! Chris! Quoi? Mais... Mais écoute moi! Non, je ne me suis pas battu! T'as qu'à m'écouter, abrutie! Oui, oui ça va... Bon, allez, ramène toi! J'ai besoin de toi. Quoi, Eden? Bah oui, tu le prend avec toi! N'importe quoi, il est a peine dix-huit heures, comme si le petit dormait déjà! T'as juste la flemme de te bouger. Aller, c'est pas pour moi! Oui, je veux aider quelqu'un! ... Merci, à tout à l'heure. »

Je raccrochai dans un gros soupir de lassitude. Chris m'épuise parfois, mais je l'adore. Et puis, encore une fois, je sais qu'elle va m'aider. J'émis un léger grognement de satisfaction en jetant un regard à Eden et m'avançai vers elle en lui expliquant rapidement le plan. Chris, qui est encore étudiante, allait se faire passer pour le chasseur. Ça ne lui poserait nu problèmes, ni cas de conscience étant donné qu'elle ne travaillait pas et qu'elle n'avait pas non plus la ...même vision que moi sur les hybrides. Ce n'est pas qu'elle déteste les hybrides, mais elle n'a pas vraiment les mêmes impressions et sentiments que moi face à eux dirons-nous.
Dans tous les cas, Chris allait récupérer l'argent et j'irai adopter officiellement Eden. Simple comme bonjour et pourtant, j'étais un peu anxieux...

***

Ma petite brune de meilleure amie sortait de la voiture avec mon frère, et Eden et moi les regardions avancer. Ils finirent par arriver: j'expliquai le plan à Chris après que petit Eden m'ait sauté dans les bras et, avec un sourire encourageant, entraîna Eden -l'hybride cette fois-ci- vers l'animalerie la plus proche.
J'attendis un quart d'heure avec mon frère dans les bras, qui me racontait sa journée en pépiant et en jouant dans mes cheveux. Nous vîmes finalement Chris revenir en me faisant un petit signe de tête. Elle me tendit sa carte de crédit sans un mot et je lui plaquai un bisou sur la joue avant de me diriger à grand pas vers l'animalerie, sans avoir lâché Eden.
J'entrai en poussant violemment la porte, manquant d'assommer une vendeuse au passage, puis m'arrêtai en cherchant Eden des yeux (et en tentant de réprimer les frissons que déclenchait immanquablement la vue  des hybrides en cage) . Je finis par repérer l'hybride dans le fond du magasin, alors qu'un autre vendeur tentait de la faire rentrer dans une cage. Mon frère émit un petit bruit indigné, aussi concerné que moi par le sort de ce petit être qui, il l'avait bien compris, allait faire définitivement partie de notre vie -même s'il avait du mal à intégrer l'idée qu'elle avait le même prénom que lui.

Alors, agacé, je nous conduis auprès du vendeur avant de lui attraper le bras de ma main libre et de lui adresser un regard froid.
« Bonsoir. Inutile de la mettre en cage, je la prends avec moi. »
L'homme me regarda avec de gros yeux sans lâcher Eden, à qui j'adressai un sourire pour la rassurer.
« Désolé mais je ne crois pas que ce soit possible. C'est une hybride rare et chère et...»

Sans lui laisser le temps de finir, je sortis la carte de crédit de Chris avec un sourire mauvais.
« Et j'ai les moyen de payer, abruti. Alors faites les papiers, que je puisse rentrer chez moi, j'ai un petit à nourrir! »
Et comme pour appuyer mes mots, Eden junior se mit à geindre qu'il avait faim. Ce gamin est décidément bien intelligent.

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MessageSujet: Re: L'histoire d'une adoption pas comme les autres [PV Eden :>]   Sam 24 Oct - 21:36

Je m'étais cramé tout seul. Il était en train de relever mon erreur quand finalement il s'arrêta et regarda la bande qui m'avait agressé plus tôt. J'en frissonnais légèrement. En plus d'être démasqué, ils revenaient ? Mais au final, il y eut seulement insultes et menaces. Je poussais un petit soupir de soulagement. Surtout quand Adam ne se rappela plus ce qu'il voulait dire. Il commenta ensuite mes idées puis en eut une et sortit son portable. Il appela quelqu'un, m'expliqua par la suite le plan. C'était une bonne idée et je n'étais pas contre. Si cela aidait à ne pas être en dehors de la loi, c'était encore mieux, non ?

Peu après, une jeune femme débarqua avec un enfant. Enfant qui avait le même nom que moi. C'était étrange. Autant pour lui que pour moi. Comment savoir quand est-ce qu'on appelait l'un ou l'autre ? Mais je ne disais rien de cela. On s'habituerait, je pense ?

Puis je suivis la jeune femme. Le plan se passait comme prévu. Le vendeur était heureux d'avoir une perle aussi rare que moi. J'étais en bonne santé, jolie et surtout très rare. Il paya bien Chris qui du me laisser entre les mains des vendeurs. J'appréhendais ce moment. Je n'en avais plus envie. Ils parlaient déjà d'appeler un médecin demain pour être sûr que j'étais en bonne santé. Ils préparaient ma cage qu'ils faisaient étrangement confortable, je trouvais. Les vendeurs voulaient que j'y entre. Mais aller dans un endroit confiné alors qu'on avait l'habitude des grands espaces... C'était déconcertant.

-Je peux pas aller près de la vitrine à la place ?

Ils avaient plus de place et tout ! C'était mieux ! Mais le vendeur me fit un regard dur et me dit que non. Déception pour moi. Sauf qu'à ce moment-là, Adam fit son entrée et refusa qu'on me mette en cage. Discussion alors entre eux que j'écoutais sans dire un mot. Le petit garçon aidait Adam, que je pensais être son père et Chris la mère – bah oui, je n'avais pas osé poser de question – et mon sauveur dit qu'il avait les moyens de m'acheter. Je restais toujours silencieuse. Je ne voulais pas tout envoyer en l'air. Ça aurait tout gâché. Et ce n'était pas ce que je voulais. Je souriais en entendant le petit Eden clamé qu'il avait faim. J'aurais bien dit que moi aussi mais... Le silence m'en empêchait. Je ne voulais pas, je n'osais pas.

Le vendeur lui-même semblait embêter. Il sortit des arguments comme mon prix, mais aussi, par après, il mentionna le médecin à voir. Je fis une moue. Le médecin était vraiment facultatif, non ? Je n'avais pas de puces ! Finalement, je décidais d'intervenir quand même. D'une voix douce, j'élevais la voix pour qu'on m'entende et qu'on ne m'oublie pas, même si j'étais le centre de la conversation.

-Excusez moi ? En fait... La dame chasseuse m'a déjà fait voir un médecin. Mais il n'avait plus de papier pour faire la preuve et elle n'a pas pu vous le donner. Du coup, elle a dû oublier de le mentionner...

On pouvait croire que je mentais mais quel en aurait été l'intérêt. La peur du médecin, peut-être. C'était très certainement ce que le vendeur pouvait penser.
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MessageSujet: Re: L'histoire d'une adoption pas comme les autres [PV Eden :>]   Mar 17 Mai - 23:49

Spoiler:
 

"L’HISTOIRE D’UNE ADOPTION PAS COMME LES AUTRES"
Baby's hungry so let's go home Deer-chan!
Je soupirai très peu discrètement en replaçant mon frère sur ma hanche. J'en avais ras-le-bol de ce vendeur à deux balles et en plus, j'avais faim - bébé Eden aussi d'après les gargouillis qui me parvenaient. Mais bien évidemment, il fallait que l'on se coltine l'emmerdeur de service. Bon Dieu, qui m'avait refourgué un crétin zélé pareil? Eden (l'hybride cette fois) était-elle si rare qu'il était obligé de faire toutes ces simagrées pour une histoire de visite médicale? Il fallait croire que oui. Je jetai un coup d'oeil à la fiche posée sur le comptoir; il y avait écrit que ma future hybride était... un pudu. Un quoi? Bien... J'étais bon pour faire des recherches...

"Excusez moi ? En fait... La dame chasseuse m'a déjà fait voir un médecin. Mais il n'avait plus de papier pour faire la preuve et elle n'a pas pu vous le donner. Du coup, elle a dû oublier de le mentionner..."

La petite voix me ramena sur terre et mes yeux revinrent se poser sur Eden. J'en profitai pour l'observer un peu à la lumière électrique. Des cheveux bruns, longs, et étonnamment bien coiffé pour quelqu'un qui avait passé plusieurs jours dans la nature; de grands yeux qui, selon moi, ressemblaient à ceux de mon petit frère, ainsi qu'un visage tout en douceur qui, je devais bien l'avouer, me faisait craquer. Elle était trop chou! Mais impossible de déterminer ce que pouvait être un pudu puda en la regardant. En plus, elle était vraiment minuscule, et j'avais du mal à évaluer son âge.
De nouveau, je poussai un soupir, mi-désabusé mi-excédé. La discussion s'imposait (cette fille attisait sérieusement ma curiosité!) mais l'autre gorille continuait à soutenir mordicus qu'il fallait absolument qu'Eden reste à l'animalerie pour ce soir, et qu'il ferait venir le foutu médecin demain.

"... Bon, j'avais prévu de rester tranquille devant les petits, mais vous commencez à me les briser sévère."

L'air complètement détaché, j'agrippai sans aucune douceur la chemise du vendeur, bébé Eden toujours accroché à moi façon koala. Bien sûr, je n'allais pas frapper ce pauvre gars - pas devant les Eden voyons! - mais il devait comprendre que je n'étais pas vraiment du genre patient.

"Je crois qu'il y a méprise. Vous avez cru que je vous laissais le choix? Elle - je désignai la jeune fille d'un signe de tête sec - vient avec moi ce soir. Sa visite médicale a déjà été effectuée, alors pourquoi vous obstiner?"

L'homme n'était pas plus grand que moi, alors je n'avais aucun mal à ficher mon regard dans le sien. Je savais parfaitement quelle tête je faisais: malgré mon expression lointaine, mes yeux - malgré leur couleur chaude - étaient aussi froids que ceux de ma mère et David. Le regard glacial et méprisant estampillé Lee, c'est quelque chose que j'ai toujours su faire. Héritage familial.
D'ailleurs, je suis sûr que c'est le regard qui lui a fait lâcher prise. Obligé, même Chris ne résiste pas à tant de dédain - pas que j'utilise souvent ce regard dur devant elle, mais c'est déjà arrivé quand on était plus jeunes. Bref, du coup, le vendeur hocha brièvement la tête pour me signifier son accord. Satisfait, je le lâchai et tournai la tête vers mon petit frère, qui paraissait plus intéressé par mes cheveux, qu'il avait entrepris d'entortiller autour de son petit doigt  en suçant son pouce. Bien, je n'avais donc pas traumatisé le bébé. Gentil, gentil Adam.
Et petite Eden alors? En espérant qu'elle avait compris que tout ça n'était qu'une partie de la comédie et que je n'était pas un mec totalement dénué de sentiments, je lui adressai un petit clin d'oeil, ainsi qu'un micro-sourire, avant de poser une main sur son épaule, l'autre servant à soutenir le derrière de mon petit monstre personnel.

"Donc... Je suppose que... - un haussement de sourcil suffit à stopper son bégaiement pénible - Hum! Les papiers ne seront pas longs à faire... Donc euh... nous disons: Eden, hybride pudu, dix-huit ans, pas de-"

Du coin de l'oeil, je vis que le vendeur paraissait plutôt mal à l'aise. Eh beh, il était fragile lui. Si un simple coup d'oeil peu amène le mettait dans ces états, je n'osais pas imaginer sa réaction si je l'avais vraiment menacé. Je le coupai brutalement dans sa litanie.

"Lee. Inscrivez: Eden Lee." Il plissa les yeux, ce qui le fit ressembler au monstre lézard violet - Léon! - dans Monstre et Compagnie. "Quoi? Vous voulez me faire croire que c'est la première fois que vous voyez quelqu'un donner son nom à un hybride?"

Il perdit son air suspicieux et secoua frénétiquement la tête, l'air honteux. Après le regard, il avait eu le droit à la "voix polaire", et elle était franchement pas cool, elle.
Je lui adressai un sourire plein de condescendance avant de lui arracher la fiche des mains pour la fourrer dans ma poche et d'attraper la main d'Eden-le-pudu. Il était temps de prendre le large!
J'entraînai donc les deux Eden hors de l'animalerie sans un mot. Malgré cela, je ne pus cacher ma tristesse face aux autre hybrides en cage, qui avaient observé toute la scène dans un silence religieux. Je me sentais mal de les laisser là, de ne pouvoir prendre qu'Eden avec moi. Et en passant le seuil du foutu bâtiment, je ne pus qu'adresser un long regard d'excuse aux êtres enfermés.

Une fois sortis, je sentis distinctement bébé Eden se détendre, et j'en fis de même. Ce gosse me ressemblait de plus en plus... En espérant qu'il ne prenne pas mes plus mauvaises habitudes.
Sans lâcher la main de l'hybride, je nous traînai vers les deux seules voitures présentes sur le parking - et garées n'importe comment, pour ne rien arranger. Là, j'ébouriffai les cheveux de Chris qui nous avait attendus. C'était ma façon de la remercier. Je savais qu'une fois seuls tous les deux, posé sur le canap' défoncés de mon appart' avec une bière à la main, j'allais avoir moins de mal à lui exprimer ma reconnaissance. Elle le savait également, alors elle se contenta de me sourire. Eden, lui, me tira doucement les cheveux en me chuchotant qu'il avait faim, qui acheva de me détendre et m'arracha même un rire.
Je me tournai donc vers la nouvelle venue dans la famille, un sourire sincère mais légèrement gêné étirant mes lèvres.

"Bien, Eden... Bienvenue! Je te présente officiellement Chris, ma meilleure amie et notre démon personnel." Tournant mon frère vers l'hybride, je continuai. "Et bébé Eden est mon petit frère. C'est un petit bonhomme qui ne te posera aucun problème, il est adorable."

J'entendis Chris marmonner que j'étais le seul à créer des problèmes ici mais décidai de l'ignorer. Harpie, va.

"Et moi, c'est Adam, vingt-quatre ans, sans boulot fixe. Ravi de t'accueillir dans la famille, petite."

...Certes, j'aurais pu trouver mieux comme intro. M'enfin, je suis boxeur, pas poète ou maître de rhétorique alors au diable les belles formules.
J'installai mon frère dans la voiture avant de faire signe à l'autre Eden de s'installer. Chris me fit un signe avant de monter dans sa propre déchetterie ambulante, et je pus me glisser face au volant et nous mettre en route.

"Bon! Et maintenant, parle-nous un peu de toi petite Eden."


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MessageSujet: Re: L'histoire d'une adoption pas comme les autres [PV Eden :>]   Mar 5 Juil - 14:28


Suivant la discussion qui avait lieu, je regardais la scène qui s'en suivi en étant toute interdite. Demeurant silencieuse comme tout les autres hybrides en cage, je ne fis que regarder. Une fois cela passé, Je surpris Adam me faire un clin d'oeil et un léger sourire. J'étais un peu plus rassurée. Et finalement, en regardant le vendeur, je remarquais que celui-ci fit enfin ce qu'on voulait de lui. Ne tremblait-il d'ailleurs pas un peu ? Enfin... Ce qui me surprit le plus fut le fait que mon sauveur demanda – ou imposa ? - qu'on me nomme Lee. Comme lui. Je ne savais pas trop quoi en penser mais intérieurement, j'étais contente. J'en souriais presque comme une idiote.

Une fois tout cela fini, le jeune homme rafla le papier et me prit la main, sortant alors du magasin. Le suivant docilement, nous arrivions près des voitures et de la jeune femme qui nous avait attendu. Là, il me lâcha la main pour ébouriffer les cheveux de Chris. Ils n'échangèrent que peu de mots mais tout passait par autre chose. C'était ce que je me disais. Puis là, les regards se tournèrent vers moi. Adam me souhaita la bienvenue et me présenta donc sa petite famille qui se composait surtout de sa meilleure amie et de son petit frère. Au moins, je savais enfin qui était ce petit être. Mais le fait qu'il ait vraiment le même prénom que moi était perturbant. Enfin, là, il était petit. Mais quand il sera plus grand et qu'Adam appellera l'un ou l'autre avec un « Eden » Comment sauront nous à qui il s'en prend ? Enfin, mieux valait peut-être ne pas me projeter trop vite dans le futur.

En revanche, je ne pus m'empêcher de sourire à sa présentation. Pas vieux mais pas de boulot. Je commençais un peu à m'en vouloir de lui avoir demandé de me prendre sous son aile. Mais... C'est qu'il a quand même les moyens... Je suppose. Ne savais pas trop  quoi dire, je murmurais un simple :

-Merci.

Ensuite on se sépara, la jeune femme retourna dans son véhicule et Adam fit de même, installant le bambin et m'invitant à entrer dans la voiture. Montant à l'avant, j'imitais ses gestes pour m'attacher. C'était la première fois que je montais en voiture. La rébellion des esclaves n'en avait pas et ne savait pas conduire. Ce qui était logique. Enfin, cela avait peut-être changer. Mais je n'en savais pas trop.

Alors que je découvrais l'intérieur de la voiture qui était mise en route, le jeune homme m'invita à parler de moi. Papillonnant des cils, je le regardais. Parler de moi. Oui, c'était vrai, nous étions encore étranger. Je n'avais jamais imaginé que j'allais devoir parler de moi en détail. Enfin... Les détails... J'allais bien garder pour moi que j'étais un garçon et ce que je savais des rebelles.

-Hem... Hé bien...

Prenons depuis le début avec ce que je suis, ce serais plus simple.

-Je m'appelle Eden, je suis une Pudu puda. C'est ... une sorte de petit cerf mais sans corne et très petit. C'est pour ça que je suis petite. Et j'ai dans les cheveux les petites oreilles aussi. Mais c'est qu'un détail... Hem... Et j'étais libre avant mais j'en avais marre. C'est dur et pas facile et fatiguant aussi d'être chassée tout le temps. Et puis, on ne peut même pas trouver un travail pour pouvoir manger ou quoi.

Ah d'ailleurs ça me faisait penser à ce qu'il avait dis dehors.

-Dit... Tu as dit que tu ne travaillais pas. Mais, ça ira vraiment avec un petit frère si jeune et moi qui me rajoute ?

Je n'avais pas vraiment envie de déranger et de l'affamé, je savais ce que c'était de mourir de faim et ce n'était vraiment pas agréable...

-Si tu veux, je pourrais essayer de t'aider... Vu que maintenant j'ai un nom et que j'appartiens à quelqu'un, je pense que certains établissements pourraient bien vouloir m'engager.

Même si je n'avais aucun talent particulier. Mais ça, c'était aussi un détail. Enfin, ce n'était que des suppositions que je faisais là, ou plutôt des propositions. C'était à lui d'accepter. Après tout, il restait mon maitre. Ça me faisait bizarre de penser comme ça. Mais bon. C'était vrai, c'était fait, et j'avais même un nom. Lee.
Je reportais à nouveau mon regard sur le jeune conducteur.

-Dit... ça te fait quoi d'être entouré par deux Eden Lee maintenant ?

Je trouvais ça assez comique pour ma part.

-Mais du coup, tu vas nous appeler comment pour nous différencier ?  Je... n'aime pas trop qu'on m'appelle petite. C'est pas cool pour moi de pas grandir, alors me le voir rappeler tout le temps... De meme que par mon hybridation. C'est moche comme mot. Je l'ai pas choisi en plus...

Je commençais peut-être à me plaindre beaucoup, là, non ? Je me tus alors, me mordillant un peu la lèvre et regardant dehors. On allait vite quand même, mais c'était beaucoup plus agréable que courir !
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MessageSujet: Re: L'histoire d'une adoption pas comme les autres [PV Eden :>]   Aujourd'hui à 23:19

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L'histoire d'une adoption pas comme les autres [PV Eden :>]

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