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La vie des justiciers [PV Autumn]

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Adriel Wellington
Hybride Neutre
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Jeu 29 Juin - 21:28

PV : Autumn

There is no such thing as good people.

Que faisais-je seul dans ce quartier, à nouveau ? Je n'avais jamais vu pareil taudis. Même dans les pires années de ma vie, il fallait croire que j'avais vécu dans l'opulence, car je n'avais pas eu à voir des choses comme cela. Tout était très laid, tout respirait la pauvreté, les gens compris. Et avec mon costar, j'en voyais deux ou trois qui me regardaient très mal. Voilà donc pourquoi Velvet m'avait recommandé de m'habiller de façon décontractée, si jamais j'allais à l'adresse qu'elle m'avait donnée. J'aurais peut-être dû le faire et l'écouter quand elle m'a dit que c'était plutôt mal famé. Quoique, « plutôt ». J'étais le roi de l'euphémisme.

En parlant de Velvet, je me souvenais d'un seul coup de ce que je faisais ici. Aller voir le trafiquant d'armes qu'elle m'avait recommandé, histoire de pouvoir cacher un pistolet sous mon oreiller au cas où. Cette jeune femme était tout de même fascinante. D'un côté, elle se prenait pour une justicière masquée qui combattait le crime dans l'ombre. De l'autre, elle recommandait des trafiquants d'armes à des hybrides pour qu'ils puissent se défendre en cas de pépin. J'aurais bien pu demander à Minamoto de m'en fournir une, mais il allait me demander les raisons, et j'aimais autant qu'il ne se mêle pas à mes histoires. Sans mentionner qu'il risquait bien de me renvoyer de chez lui si je devenais trop gênant ou dangereux. Du moins, c'était ce que je pensais.

Sortir mon portable par ici n'était peut-être pas une bonne idée, surtout vu la marque. Mais il me semblait bien que j'étais perdu, je n'avais pas de plan sur moi, et il me fallait donc jeter un œil à Google Map. D'un pas de plus en plus pressé, je fis en sorte de me mettre à l'écart dans une petite ruelle où il n'y avait personne à première vue. Ce n'était peut-être pas la meilleure chose à faire, mais au moins, personne ne m'y verrait chercher mon chemin. Dieu du ciel, dans quelle histoire m'étais-je encore fourré. J'aurais dû demander à ma cousine de m'accompagner, elle aurait peut-être su la route à prendre et m'aurait évité cette panade.

Malheureusement, ma surdité ne me permit pas d'entendre qu'on m'avait suivi. Et à l'instant où je sortis mon portable, j'eus la mauvaise surprise d'apercevoir un groupe de trois hybrides, sapés comme des voyous, qui se dirigeaient vers moi. Par tous les saints. Je rangeais immédiatement mon moyen de communication dans ma poche et leur jetais un regard fuyant. Espérons qu'ils passeraient tout simplement leur chemin plutôt que de venir pour moi. Après tout, ils pouvaient ne pas avoir en tête de me dépouiller et simplement prendre un raccourci. Non ? Je fis comme si de rien n'était, dans tous les cas, dans l'espoir qu'ils aient simplement pris la même route que moi.

Raté. L'un d'entre eux me bouscula volontairement et sans douceur comme la brute qu'il était. Ils continuèrent de me pousser jusqu'à un mur au fond de la ruelle, où je me retrouvais acculé. Ils se plantèrent devant moi pendant que je frottais mon bras endolori. Je sentis une petite goutte de sueur perler sur ma tempe. Là, je commençais à avoir sincèrement peur. Ce n'était pas comme si je n'avais pas assez d'argent pour en racheter un, mais si je devais leur donner mon portable, je perdais tout moyen de me repérer et de communiquer. Et habillé comme je l'étais, c'était me jeter en pâture aux petite frappes du coin.

L'un d'eux pris la parole, mais il baragouina et je ne parvins pas à lire sur ses lèvres. Je compris tout de même quelques mots. « Sale humain », « quartier d'hybrides »... un instant. Est-ce qu'ils m'avaient réellement suivi pour l'argent ? Sans doute était-ce l'une des raisons, mais visiblement pas la seule. Était-ce aussi parce que sans mes ailes, j'avais l'air d'être humain ? Si c'était bien le cas, j'étais vraiment mal. Comment allais-je m'en sortir, de celle-là ? Je ne pouvais même pas leur parler, ni comprendre ce qu'ils disaient. Ma respiration s'accéléra un peu et je suais de plus en plus. Doucement, Adriel. Ce n'était pas le moment de paniquer.

L'un d'entre eux cria visiblement, et de ce que je pus comprendre, c'était parce que je ne répondais pas quand ils parlaient. Ils étaient amusants, eux. Je décidais de faire un geste explicatif. Je pointais mon oreille du doigt, puis secouais ledit doigt, pour leur faire comprendre que je n'avais rien entendu. Cela me valut une droite. Je poussais un cri, mais je ne savais pas à quelle force je l'avais fait. J'avais seulement senti mon diaphragme se contracter. C'était tout de même formidable. Voilà que j'allais devoir expliquer à tout le monde pourquoi j'avais un hématome gigantesque en travers de la figure. Ma peau était fragile et marquait très facilement, même si j'étais plus résistant à la douleur que la moyenne. Et devoir m'expliquer à Minamoto n'allait pas m'amuser du tout.

« S-sourd... sourd », prononçais-je à l'aveuglette. Ils s'apprêtèrent à m'en remettre une, mais je leur fis signe d'attendre un moment, et je commençais à déboutonner mon costar puis ma chemise. Cela sembla les stupéfier, et je pus comprendre que l'un d'entre eux se demandait ce que je foutais exactement. Sans un mot de ma part, les vêtements tombèrent au sol, et je me retrouvais alors torse nu. Je me retournais pour leur montrer les cicatrices de mon opération récente. Deux grandes plaies suturées là où se trouvaient autrefois mes ailes. Ils eurent un mouvement de recul. Est-ce que c'était réellement leur seule raison de m'agresser ? Visiblement oui.

« Désolé mon frère »... « on a cru »... « humain ». Bon sang, ils ne pouvaient pas articuler. Au moins, je savais pourquoi j'avais pu goûter à la droite de ma vie. Parce que je n'avais plus d'ailes. Qu'était-ce encore que cette histoire ? Encore des rebelles justiciers du dimanche ? Et ils m'appelaient leur frère, comme cela, alors qu'ils venaient de me plaquer contre un mur pour me frapper. Qu'est-ce qu'ils en savaient, que j'étais de leur côté, au juste ? Je leur fis signe d'attendre et sortais mon portable. J'allais tout de même leur écrire un mot. Mais avant cela, je pris une petite photo d'eux discrètement, au cas où j'irais porter plainte, selon mes humeurs.

« Je vous prie de m'excuser de n'avoir pas répondu plus tôt, c'est que je suis sourd et que je ne puis vous comprendre si vous n'articulez pas clairement, distinctement, et face à moi. Et je ne puis parler non plus sans utiliser mon portable ou par écrit. » J'appuyais sur le bouton du haut parleur afin que la petite voix robotique s'occupe de dire cette phrase à ma place. Ils acquiescèrent simplement, et l'un d'entre eux me prit le portable des mains. D'accord, allait-il le garder ? Apparemment non, il l'utilisa pour m'écrire une petite explication bien méritée.

« On est désolés mon frère, c'est juste que t'allais près d'un squat d'hybrides et on a cru que t'étais humain. T'es super bien sapé pour un sauvage. On va pas te déranger plus longtemps », m'écrivit-il avec un nombre alarmant de fautes d'orthographe. Pourquoi tous les hybrides étaient-ils illettrés ? Ne faisait-on pas cours de lecture et d'écriture dans les centres d'élevage ? Soit cela, soit ils n'y étaient pas restés assez longtemps pour savoir s'exprimer. J'optais plutôt pour la deuxième option dans ma tête, elle me semblait plus plausible. Restait qu'ils fallait qu'ils cessent de m'appeler leur frère.

« Ridicule », marmonnais-je derrière leur dos lorsqu'ils commencèrent à s'éloigner. L'un d'entre eux se retourna, se demandant si j'avais dit quelque chose. Dommage qu'il n'ait pas entendu, c'était l'un des rares mots que j'avais appris à prononcer, autant qu'il puisse servir à quelque chose. Dans un autre sens, les provoquer n'était peut-être pas la meilleure chose à faire si je ne voulais pas finir en sang sur le sol, alors je leur fis l'un des grands sourires faux dont j'avais le secret et agita mes mains pour leur signifier que je n'avais rien dit.


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